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Liban - Annan envisage une levée rapide du blocus

N/A ZZZN/A   6 septembre 2006  Proche-Orient
Des soldats libanais et d’autres de la FINUL se sont rencontrés hier à Bint Jbeil.
Photo : Agence Reuters
Des soldats libanais et d’autres de la FINUL se sont rencontrés hier à Bint Jbeil.
Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a formulé hier l'espoir que le blocus israélien du Liban serait levé dans un délai de 48 heures, alors que les forces libanaises poursuivaient leur déploiement dans le sud du pays.

La France a donné son accord «de principe» à l'ONU pour participer à la surveillance des côtes libanaises, première étape, selon Annan, vers une levée du blocus du Liban.

En visite à Alexandrie en Égypte, M. Annan a aussi confirmé qu'il avait accepté de nommer un médiateur afin de faciliter la libération des prisonniers aux mains du Hezbollah chiite libanais et de ceux détenus par Israël.

«Nous travaillons tous très dur et, avec un peu de bonne volonté et de raison, nous devrions être capables de résoudre cette question dans les 48 prochaines heures», a affirmé M. Annan, en référence au blocus aérien et maritime qu'Israël impose au Liban depuis le 13 juillet.

Le gouvernement libanais a écrit hier au secrétaire général ainsi qu'au président du Conseil de sécurité, accusant Israël de violer la résolution 1701 du Conseil de sécurité, «alors que le Liban a rempli toutes ses obligations», notamment en déployant environ «8500 soldats à ses frontières nord et est [avec la Syrie]».

La résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui a mis fin le 14 août à 34 jours de conflit dévastateur, prévoit la levée du blocus, mais Israël exige au préalable le déploiement de forces internationales conséquentes au Liban pour lutter contre la contrebande d'armes destinées selon lui au Hezbollah. Israël a de nouveau conditionné la levée du blocus à la mise en place d'un embargo empêchant cette contrebande.

La visite d'Annan à Ankara a coïncidé avec le feu vert donné par le parlement turc à l'envoi d'un contingent armé devant participer à la Force intérimaire de l'ONU (FINUL), déployée au Sud-Liban depuis 1978 mais appelée à être renforcée, conformément à la résolution 1701, pour consolider le cessez-le-feu.

La force internationale ne sera toutefois pas chargée de participer au désarmement du Hezbollah, une disposition prévue par la résolution 1701 et à laquelle la formation chiite refuse de se plier.

Après sa rencontre avec le président égyptien Hosni Moubarak, M. Annan a évoqué la question des soldats israéliens capturés par le Hezbollah et des Libanais détenus par Israël, formulant l'espoir que son médiateur, dont il n'a pas divulgué l'identité, parvienne à une solution acceptable pour tous.

L'ONU s'emploie à obtenir la libération des deux soldats capturés le 12 juillet par le Hezbollah, enlèvement qui avait déclenché les hostilités avec l'État hébreu. Le Hezbollah veut les échanger contre des Libanais détenus en Israël, mais ce dernier refuse, officiellement, de traiter avec ce mouvement.

Toujours présente dans certaines positions au Sud-Liban, l'armée israélienne envisage de parachever son retrait dans une dizaine de jours. Des soldats israéliens ont évacué dans la journée deux secteurs qu'ils occupaient au Sud-Liban, et l'armée a commencé à s'y déployer, selon la FINUL.

Ce retrait sera bouclé à la faveur de l'arrivée de la FINUL, dont les effectifs continuent de s'étoffer. Après le déploiement de près de 900 soldats italiens, le Qatar a promis de déployer entre 200 à 300 hommes. Quelque 200 militaires français sont en route pour le Liban, 700 autres étant attendus à la mi-septembre.

Malgré le refus des ministres du Hezbollah, le gouvernement libanais a aussi donné son aval pour qu'une participation allemande soit sollicitée. L'Allemagne s'est dite prête à diriger la «FINUL navale» chargée de faire respecter l'embargo sur les armes prévu par la résolution 1701, tandis que Paris a donné son accord de principe à une participation de la marine française à la surveillance des côtes libanaises. Athènes s'est également dite prête à participer à la surveillance des côtes si l'ONU le décidait officiellement.






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