Nasrallah fait un mea-culpa
Beyrouth — La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), qui devrait rapidement bénéficier de renforts européens, a reçu hier des assurances du chef du Hezbollah, à la veille de l'arrivée à Beyrouth du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan.
Des questions-clés subsistent cependant quant au contrôle des frontières du Liban avec les deux pays voisins, Syrie et Israël.
«La résistance [le Hezbollah] sera un soutien pour l'armée libanaise et il n'y aura pas de problème avec la FINUL tant que sa mission n'est pas de désarmer la résistance», a affirmé Hassan Nasrallah à la télévision privée libanaise NTV.
«Il n'y aura pas de présence armée du Hezbollah au Liban sud. Si des soldats de l'armée libanaise rencontrent un homme armé au Liban sud, ils auront le droit de le désarmer», a-t-il ajouté.
Le dirigeant chiite a en outre déclaré que des négociations indirectes avaient commencé par l'intermédiaire du président du Parlement Nabih Berri pour un échange de prisonniers entre Israël et son parti, ce que l'État hébreu a démenti hier soir, selon la radio publique israélienne.
Nasrallah a par ailleurs déclaré que des «contacts» avaient été noués pour engager des négociations sur un échange de prisonniers entre le Hezbollah libanais et Israël.
«Il semble que l'Italie tente de s'impliquer», a dit Nasrallah.
Le Hezbollah a enlevé deux soldats israéliens le 12 juillet. Israël a riposté en bombardant le Liban. Les hostilités ont cessé le 14 août et le mouvement chiite souhaite échanger les deux militaires israéliens contre des prisonniers arabes détenus par Israël, ce que refuse officiellement l'État juif. À Rome, le président de la commission de Défense du Sénat italien a dit s'attendre à l'ouverture de discussions dans le courant de la semaine.
De son côté, Nasrallah a affirmé que le Hezbollah avait utilisé «bien moins» de la moitié de son arsenal durant la guerre contre Israël. Aucun de ses responsables de premier ou de deuxième rang n'a été tué, et le mouvement chiite ne sera guère affaibli par la poursuite du blocus maritime et aérien du Liban par Israël, a-t-il ajouté.
«Pour l'instant, ils s'embêtent à bloquer les ports, les frontières et tout cela, mais cela ne servira à rien, car nous nous sommes organisés en prévision d'une guerre longue, dure et destructive», a assuré le chef du Hezbollah.
Il a tout de même fait part de sa surprise devant l'ampleur des représailles israéliennes: «Si j'avais su que la capture des soldats conduirait à ce résultat, nous ne l'aurions pas fait.»
Hassan Nasrallah ne croit pas qu'Israël se prépare à un «second round» contre le Hezbollah. «Si les Israéliens avaient l'intention de disputer un second round, alors ils devraient renforcer leurs positions et leur présence [au sud du Liban] [...] et non pas se retirer», a-t-il déclaré. «Leurs déplacés reviennent et ils ont commencé à reconstruire le Nord. Quelqu'un qui agit de la sorte ne semble pas sur le point de faire la guerre», a-t-il ajouté.
Aux termes de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU ayant mis fin aux hostilités, l'armée libanaise doit se déployer dans le Sud avec des renforts de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL). Dans le même temps, les forces israéliennes sont censées se retirer.
Le gouvernement libanais refuse d'impliquer les troupes internationales dans la surveillance de sa frontière avec la Syrie, d'où proviennent selon Israël les armes utilisées par le Hezbollah. Damas refuse un déploiement de Casques bleus à sa porte et a menacé d'y répondre en fermant la frontière. L'État hébreu, de son côté, exige que ce soit la FINUL qui surveille la contrebande d'armes et en a fait la condition à la levée de son blocus.
Des questions-clés subsistent cependant quant au contrôle des frontières du Liban avec les deux pays voisins, Syrie et Israël.
«La résistance [le Hezbollah] sera un soutien pour l'armée libanaise et il n'y aura pas de problème avec la FINUL tant que sa mission n'est pas de désarmer la résistance», a affirmé Hassan Nasrallah à la télévision privée libanaise NTV.
«Il n'y aura pas de présence armée du Hezbollah au Liban sud. Si des soldats de l'armée libanaise rencontrent un homme armé au Liban sud, ils auront le droit de le désarmer», a-t-il ajouté.
Le dirigeant chiite a en outre déclaré que des négociations indirectes avaient commencé par l'intermédiaire du président du Parlement Nabih Berri pour un échange de prisonniers entre Israël et son parti, ce que l'État hébreu a démenti hier soir, selon la radio publique israélienne.
Nasrallah a par ailleurs déclaré que des «contacts» avaient été noués pour engager des négociations sur un échange de prisonniers entre le Hezbollah libanais et Israël.
«Il semble que l'Italie tente de s'impliquer», a dit Nasrallah.
Le Hezbollah a enlevé deux soldats israéliens le 12 juillet. Israël a riposté en bombardant le Liban. Les hostilités ont cessé le 14 août et le mouvement chiite souhaite échanger les deux militaires israéliens contre des prisonniers arabes détenus par Israël, ce que refuse officiellement l'État juif. À Rome, le président de la commission de Défense du Sénat italien a dit s'attendre à l'ouverture de discussions dans le courant de la semaine.
De son côté, Nasrallah a affirmé que le Hezbollah avait utilisé «bien moins» de la moitié de son arsenal durant la guerre contre Israël. Aucun de ses responsables de premier ou de deuxième rang n'a été tué, et le mouvement chiite ne sera guère affaibli par la poursuite du blocus maritime et aérien du Liban par Israël, a-t-il ajouté.
«Pour l'instant, ils s'embêtent à bloquer les ports, les frontières et tout cela, mais cela ne servira à rien, car nous nous sommes organisés en prévision d'une guerre longue, dure et destructive», a assuré le chef du Hezbollah.
Il a tout de même fait part de sa surprise devant l'ampleur des représailles israéliennes: «Si j'avais su que la capture des soldats conduirait à ce résultat, nous ne l'aurions pas fait.»
Hassan Nasrallah ne croit pas qu'Israël se prépare à un «second round» contre le Hezbollah. «Si les Israéliens avaient l'intention de disputer un second round, alors ils devraient renforcer leurs positions et leur présence [au sud du Liban] [...] et non pas se retirer», a-t-il déclaré. «Leurs déplacés reviennent et ils ont commencé à reconstruire le Nord. Quelqu'un qui agit de la sorte ne semble pas sur le point de faire la guerre», a-t-il ajouté.
Aux termes de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU ayant mis fin aux hostilités, l'armée libanaise doit se déployer dans le Sud avec des renforts de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL). Dans le même temps, les forces israéliennes sont censées se retirer.
Le gouvernement libanais refuse d'impliquer les troupes internationales dans la surveillance de sa frontière avec la Syrie, d'où proviennent selon Israël les armes utilisées par le Hezbollah. Damas refuse un déploiement de Casques bleus à sa porte et a menacé d'y répondre en fermant la frontière. L'État hébreu, de son côté, exige que ce soit la FINUL qui surveille la contrebande d'armes et en a fait la condition à la levée de son blocus.
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