Les ressortissants étrangers quittent le Liban
15 juillet 2006
Proche-Orient
Photo : Agence Reuters
«La saison touristique est terminée.»
Beyrouth — En proie à d'intenses bombardements israéliens, qui ont fait plus de 60 morts en trois jours, le Liban est en train de se vider de ses résidents étrangers et de ses touristes à un moment où la saison touristique bat traditionnellement son plein.
«La saison touristique est déjà terminée», a constaté, amer, le ministre libanais du Tourisme, Joseph Sarkis.
«Alors que les hôtels de Beyrouth se vident, ceux de Damas se remplissent», a renchéri hier le député Akram Chouhayeb, membre de la majorité parlementaire antisyrienne.
En l'espace de trois jours, sept ressortissants étrangers ont péri sous les bombardements: quatre Libano-Brésiliens, deux Koweïtiens et une ressortissante asiatique.
Après la fermeture de la route rapide Beyrouth-Damas, longue d'une centaine de kilomètres, bombardée par la chasse israélienne, les évacuations des ressortissants se font via une route côtière nettement plus longue, qui relie le Liban nord à la Syrie, ou à travers d'autres routes de montagne.
La ministre grecque des Affaires étrangères, Dora Bakoyannis, a indiqué hier qu'un appareil d'Olympic Airlines serait envoyé dans la journée à Damas pour rapatrier des Grecs résidant au Liban voisin.
Cette décision a été prise à la demande d'environ 50 hommes d'affaires grecs qui travaillent au Liban et souhaitent échapper à l'offensive israélienne toujours en cours.
Jeudi soir, le ministère grec avait également indiqué, à la suite du bombardement de l'aéroport de Beyrouth, qu'un autre appareil d'Olympic Airlines était disponible pour transférer les Grecs qui le souhaitaient depuis Amman vers la Grèce.
Près de 2500 Grecs vivent au Liban, selon le consulat grec à Beyrouth.
Le département d'État américain a conseillé jeudi soir aux ressortissants américains d'éviter de se rendre au Liban et autorisé les membres du personnel diplomatique et leurs familles à quitter le pays.
«Les Américains devraient aussi faire très attention à leur sécurité personnelle dans les endroits connus comme lieux de rassemblement habituels des Occidentaux, et ils devraient éviter les manifestations et les grands rassemblements», selon la même source.
Plus de 12 000 ressortissants des pays du Golfe ont déjà quitté jeudi le Liban par le poste-frontière de Masnaa, a indiqué à l'AFP un officier des douanes libanaises. Ce départ en convoi avait pu être organisé avant le bombardement de la route Beyrouth-Damas qui traverse le mont Liban.
Ce chiffre n'inclut pas les autres ressortissants étrangers qui ont quitté le pays, essentiellement les Jordaniens, les Syriens et les Iraniens, a précisé cet officier.
L'ambassade de l'Arabie Saoudite à Beyrouth organise le transport de ses ressortissants à bord de bus qu'elle affrète vers Damas.
Près de la moitié des touristes étrangers au Liban, un pays de services, sont des Arabes.
Le ministère canadien des Affaires étrangères a recommandé hier à ses ressortissants d'éviter tout voyage au Liban et dans la région.
«Les Canadiens qui se trouvent actuellement au Liban devraient demeurer à l'intérieur et se déplacer le moins possible jusqu'à nouvel ordre. Les principales autoroutes menant à l'extérieur du pays pourraient devenir la cible d'attaques militaires. On recommande d'éviter tout voyage vers le sud, à partir de Tyr, et particulièrement dans les zones bordant la frontière avec Israël», poursuit le communiqué.
«La saison touristique est déjà terminée», a constaté, amer, le ministre libanais du Tourisme, Joseph Sarkis.
«Alors que les hôtels de Beyrouth se vident, ceux de Damas se remplissent», a renchéri hier le député Akram Chouhayeb, membre de la majorité parlementaire antisyrienne.
En l'espace de trois jours, sept ressortissants étrangers ont péri sous les bombardements: quatre Libano-Brésiliens, deux Koweïtiens et une ressortissante asiatique.
Après la fermeture de la route rapide Beyrouth-Damas, longue d'une centaine de kilomètres, bombardée par la chasse israélienne, les évacuations des ressortissants se font via une route côtière nettement plus longue, qui relie le Liban nord à la Syrie, ou à travers d'autres routes de montagne.
La ministre grecque des Affaires étrangères, Dora Bakoyannis, a indiqué hier qu'un appareil d'Olympic Airlines serait envoyé dans la journée à Damas pour rapatrier des Grecs résidant au Liban voisin.
Cette décision a été prise à la demande d'environ 50 hommes d'affaires grecs qui travaillent au Liban et souhaitent échapper à l'offensive israélienne toujours en cours.
Jeudi soir, le ministère grec avait également indiqué, à la suite du bombardement de l'aéroport de Beyrouth, qu'un autre appareil d'Olympic Airlines était disponible pour transférer les Grecs qui le souhaitaient depuis Amman vers la Grèce.
Près de 2500 Grecs vivent au Liban, selon le consulat grec à Beyrouth.
Le département d'État américain a conseillé jeudi soir aux ressortissants américains d'éviter de se rendre au Liban et autorisé les membres du personnel diplomatique et leurs familles à quitter le pays.
«Les Américains devraient aussi faire très attention à leur sécurité personnelle dans les endroits connus comme lieux de rassemblement habituels des Occidentaux, et ils devraient éviter les manifestations et les grands rassemblements», selon la même source.
Plus de 12 000 ressortissants des pays du Golfe ont déjà quitté jeudi le Liban par le poste-frontière de Masnaa, a indiqué à l'AFP un officier des douanes libanaises. Ce départ en convoi avait pu être organisé avant le bombardement de la route Beyrouth-Damas qui traverse le mont Liban.
Ce chiffre n'inclut pas les autres ressortissants étrangers qui ont quitté le pays, essentiellement les Jordaniens, les Syriens et les Iraniens, a précisé cet officier.
L'ambassade de l'Arabie Saoudite à Beyrouth organise le transport de ses ressortissants à bord de bus qu'elle affrète vers Damas.
Près de la moitié des touristes étrangers au Liban, un pays de services, sont des Arabes.
Le ministère canadien des Affaires étrangères a recommandé hier à ses ressortissants d'éviter tout voyage au Liban et dans la région.
«Les Canadiens qui se trouvent actuellement au Liban devraient demeurer à l'intérieur et se déplacer le moins possible jusqu'à nouvel ordre. Les principales autoroutes menant à l'extérieur du pays pourraient devenir la cible d'attaques militaires. On recommande d'éviter tout voyage vers le sud, à partir de Tyr, et particulièrement dans les zones bordant la frontière avec Israël», poursuit le communiqué.
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