Proche-Orient - Le Hamas rejette le référendum proposé par Mahmoud Abbas
5 juin 2006
Proche-Orient
Photo : Agence Reuters
C’était enfin jour de paie hier pour ce policier palestinien.
Gaza — Le bras de fer est engagé entre le Hamas et le Fatah. Le premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh a rejeté hier la menace de référendum de Mahmoud Abbas. Le président de l'Autorité palestinienne a donné au gouvernement jusqu'à demain pour accepter une proposition qui aboutirait à une reconnaissance implicite de l'État d'Israël.
Hier, l'impasse semblait totale entre le gouvernement dirigé par les radicaux du Hamas et l'Autorité palestinienne présidée par Abbas, un modéré du Fatah. Le président de l'Autorité palestinienne a demandé au gouvernement de Haniyeh d'accepter d'ici demain un plan appelant à la création d'un État palestinien en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza et à Jérusalem-Est, aux côtés de l'Etat hébreu, ce qui équivaudrait à une reconnaissance de fait d'Israël par le Hamas.
En cas de refus du Hamas de respecter cet ultimatum, Abbas a menacé d'organiser un référendum pour demander directement au peuple palestinien de se prononcer sur ce plan, et donc de trancher entre le Hamas et le Fatah. «Si le Hamas ne donne pas une réponse positive, Abbas prendra un décret présidentiel appelant à un référendum», a prévenu hier Azam al-Ahmad, un responsable du Fatah, lors d'une conférence de presse à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne.
Et on se dirigeait vers une crise politique puisque le premier ministre palestinien lui-même a jugé illégale hier l'idée d'un tel référendum. «Le droit fondamental local et les avis que nous avons recueillis auprès d'experts en droit international montrent que les référendums ne sont pas autorisés en terre palestinienne», a fait valoir Ismaïl Haniyeh devant la presse. Il a cependant ajouté qu'il poursuivrait le dialogue avec le président l'Autorité palestinienne.
Mahmoud Abbas fait le pari que son plan destiné à sortir les territoires palestiniens de leur isolement international sera approuvé par référendum et que le peuple palestinien désavouera ainsi le gouvernement qu'il a porté au pouvoir en janvier. Israël refuse de discuter avec un gouvernement palestinien dirigé par un mouvement — le Hamas — qui ne reconnaît pas son existence.
Sur le terrain, les heurts interpalestiniens se sont poursuivis hier entraînant la mort de cinq Palestiniens dans la bande de Gaza. Trois personnes sont mortes et quatre ont été blessées, dont une grièvement, lors d'affrontements armés dans la bande de Gaza entre la force paramilitaire du Hamas et les membres d'une même famille. Les trois victimes étaient des passants. À Khan Younès, deux Palestiniens de 20 ans et 33 ans ont été tués et deux membres de leur famille, activistes du Hamas, ont été blessés par des tirs d'inconnus contre leur voiture.
«Une fenêtre d'espoir»
Pendant ce temps, le premier ministre israélien Ehoud Olmert a tenu son premier sommet avec le président égyptien Hosni Moubarak depuis son arrivée au pouvoir. La rencontre qui a eu lieu hier soir à Charm el-Cheikh, en Égypte, était consacrée à la possibilité d'une reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes et au projet israélien de retrait unilatéral de Cisjordanie en cas d'échec de ces efforts de paix.
Lors de sa rencontre avec Hosni Moubarak à Charm el-Cheikh, Ehoud Olmert a jugé que ce premier sommet avait ouvert «une fenêtre d'espoir» pour la paix au Proche-Orient.
En conférence de presse commune avec le président Moubarak à l'issue de ce sommet dans la station balnéaire égyptienne, le premier ministre israélien a confirmé qu'il rencontrerait prochainement le président de l'Autorité palestinienne en vue d'une reprise des négociations sur la «feuille de route», le plan de paix de la communauté internationale.
Ehoud Olmert veut profiter de sa rencontre avec Mahmoud Abbas pour lui demander le respect par les Palestiniens de leurs engagements contenus dans la «feuille de route», comme le démantèlement des groupes violents.
Le chef du gouvernement israélien n'a pas fixé de date précise pour cette rencontre, premier sommet israélo-palestinien depuis février 2005. Toutefois, dans une interview publiée jeudi dans le quotidien israélien Yediot Ahronot, Ehoud Olmert avait annoncé son intention de rencontrer Mahmoud Abbas «vers la fin juin».
Avec l'AFP et Reuters
Hier, l'impasse semblait totale entre le gouvernement dirigé par les radicaux du Hamas et l'Autorité palestinienne présidée par Abbas, un modéré du Fatah. Le président de l'Autorité palestinienne a demandé au gouvernement de Haniyeh d'accepter d'ici demain un plan appelant à la création d'un État palestinien en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza et à Jérusalem-Est, aux côtés de l'Etat hébreu, ce qui équivaudrait à une reconnaissance de fait d'Israël par le Hamas.
En cas de refus du Hamas de respecter cet ultimatum, Abbas a menacé d'organiser un référendum pour demander directement au peuple palestinien de se prononcer sur ce plan, et donc de trancher entre le Hamas et le Fatah. «Si le Hamas ne donne pas une réponse positive, Abbas prendra un décret présidentiel appelant à un référendum», a prévenu hier Azam al-Ahmad, un responsable du Fatah, lors d'une conférence de presse à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne.
Et on se dirigeait vers une crise politique puisque le premier ministre palestinien lui-même a jugé illégale hier l'idée d'un tel référendum. «Le droit fondamental local et les avis que nous avons recueillis auprès d'experts en droit international montrent que les référendums ne sont pas autorisés en terre palestinienne», a fait valoir Ismaïl Haniyeh devant la presse. Il a cependant ajouté qu'il poursuivrait le dialogue avec le président l'Autorité palestinienne.
Mahmoud Abbas fait le pari que son plan destiné à sortir les territoires palestiniens de leur isolement international sera approuvé par référendum et que le peuple palestinien désavouera ainsi le gouvernement qu'il a porté au pouvoir en janvier. Israël refuse de discuter avec un gouvernement palestinien dirigé par un mouvement — le Hamas — qui ne reconnaît pas son existence.
Sur le terrain, les heurts interpalestiniens se sont poursuivis hier entraînant la mort de cinq Palestiniens dans la bande de Gaza. Trois personnes sont mortes et quatre ont été blessées, dont une grièvement, lors d'affrontements armés dans la bande de Gaza entre la force paramilitaire du Hamas et les membres d'une même famille. Les trois victimes étaient des passants. À Khan Younès, deux Palestiniens de 20 ans et 33 ans ont été tués et deux membres de leur famille, activistes du Hamas, ont été blessés par des tirs d'inconnus contre leur voiture.
«Une fenêtre d'espoir»
Pendant ce temps, le premier ministre israélien Ehoud Olmert a tenu son premier sommet avec le président égyptien Hosni Moubarak depuis son arrivée au pouvoir. La rencontre qui a eu lieu hier soir à Charm el-Cheikh, en Égypte, était consacrée à la possibilité d'une reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes et au projet israélien de retrait unilatéral de Cisjordanie en cas d'échec de ces efforts de paix.
Lors de sa rencontre avec Hosni Moubarak à Charm el-Cheikh, Ehoud Olmert a jugé que ce premier sommet avait ouvert «une fenêtre d'espoir» pour la paix au Proche-Orient.
En conférence de presse commune avec le président Moubarak à l'issue de ce sommet dans la station balnéaire égyptienne, le premier ministre israélien a confirmé qu'il rencontrerait prochainement le président de l'Autorité palestinienne en vue d'une reprise des négociations sur la «feuille de route», le plan de paix de la communauté internationale.
Ehoud Olmert veut profiter de sa rencontre avec Mahmoud Abbas pour lui demander le respect par les Palestiniens de leurs engagements contenus dans la «feuille de route», comme le démantèlement des groupes violents.
Le chef du gouvernement israélien n'a pas fixé de date précise pour cette rencontre, premier sommet israélo-palestinien depuis février 2005. Toutefois, dans une interview publiée jeudi dans le quotidien israélien Yediot Ahronot, Ehoud Olmert avait annoncé son intention de rencontrer Mahmoud Abbas «vers la fin juin».
Avec l'AFP et Reuters
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