Avant même leur commencement, formel mercredi soir et concret jeudi, les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, interrompues depuis la fin 2008, ont...
Avant même leur commencement, formel mercredi soir et concret jeudi, les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, interrompues depuis la fin 2008, ont été mises à mal par un attentat palestinien, dans lequel quatre colons israéliens ont été tués, mardi, près d'Hébron. L'attaque, la plus grave depuis plusieurs mois en Cisjordanie occupée, a été revendiquée par la branche armée du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza et s'est déclaré opposé à ces pourparlers de paix. Le président américain, Barack Obama, a condamné ce «massacre absurde» en prélude au dîner qu'il donnait mercredi à la Maison-Blanche. Étaient conviés l'Israélien Benjamin Nétanyahou et le Palestinien Mahmoud Abbas, bien sûr, mais aussi l'Égyptien Hosni Moubarak, le Jordanien Abdallah II et Tony Blair, le représentant du Quartette. Que faut-il attendre de ce round de négociations, qui intervient après une longue litanie d'échecs et dans un contexte très volatil?