Cinquième nuit de violence en banlieue de Paris
Villepin foule les plates-bandes de Sarkozy
Paris — Après cinq nuits d'émeute consécutives en Seine-Saint-Denis, Dominique de Villepin a lancé un appel au calme hier soir, reprenant la main sur un dossier où Nicolas Sarkozy a suscité l'hostilité à gauche mais aussi au sein même du gouvernement.
De nouvelles violences se sont produites dans la nuit de lundi à hier dans la banlieue nord de Paris, en particulier à Clichy-sous-Bois, après la mort accidentelle par électrocution, jeudi, de deux adolescents. La police a fait état de 68 véhicules incendiés au total en une seule nuit dans cette banlieue difficile à forte population d'immigrants, marquée par une contagion des échauffourées à d'autres communes.
Dans la nuit à Clichy-sous-Bois, qui en était à sa cinquième nuit de violences consécutive, 19 feux de véhicules et autant de feux sur la voie publique ont été recensés. Des incidents ont eu lieu dans les localités de Montfermeil, Sevran, Aulnay-sous-Bois, Bondy, Tremblay-en-France et Neuilly-sur-Marne, où se trouvent des «cités sensibles».
Le premier ministre Dominique de Villepin a reçu hier à leur demande à Matignon, en compagnie du ministre de l'Intérieur, les familles des trois victimes des incidents survenus à Clichy-sous-Bois jeudi. Il a «insisté sur la nécessité d'un retour au calme et du rétablissement de l'ordre public, dont les forces de police ont la responsabilité».
Villepin a exprimé «son soutien» aux forces de l'ordre «dans cette tâche difficile» mais aussi «marqué sa volonté d'éviter toute incompréhension susceptible de conduire à de nouveaux affrontements».
Dimanche, la mosquée de Clichy-sous-Bois avait été la cible d'un tir de grenade lacrymogène. Nicolas Sarkozy a reconnu lundi que cette arme était «en dotation des compagnies d'intervention qui étaient sur place, [...] ce qui ne veut pas dire que c'est un tir fait par un policier».
La communauté musulmane s'est dite ulcérée par cet incident et les proches des jeunes décédés jeudi ont décidé de boycotter une rencontre avec le ministre de l'Intérieur lundi.
Lundi soir, les violences se sont étendues à d'autres villes de Seine-Saint-Denis.
À l'issue de la réunion de Matignon, hier, il a été convenu qu'une réunion se tiendrait hier soir au ministère de l'Intérieur, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, «afin d'ouvrir le dialogue dans un esprit de respect mutuel pour apporter des solutions concrètes aux difficultés rencontrées à Clichy-sous-Bois».
Le ministre de l'Intérieur, qui continue de prôner la fermeté dans les quartiers sensibles, était apparu isolé au sein du gouvernement face au feu nourri des critiques de la gauche.
Un proche du premier ministre, Azouz Begag, ministre de la promotion de l'égalité des chances, a même contesté la méthode de son collègue de l'Intérieur, qui se laisse à ses yeux «déborder par une sémantique guerrière imprécise».
Fin juin, Nicolas Sarkozy avait déjà suscité la polémique en affirmant son intention de «nettoyer au Karcher» la cité des 4000 à La Courneuve, également en Seine-Saint-Denis.
Dominique de Villepin n'avait alors pas condamné ces propos mais s'était démarqué en douceur de la méthode de son rival désigné dans la perspective de la présidentielle de 2007.
De nouvelles violences se sont produites dans la nuit de lundi à hier dans la banlieue nord de Paris, en particulier à Clichy-sous-Bois, après la mort accidentelle par électrocution, jeudi, de deux adolescents. La police a fait état de 68 véhicules incendiés au total en une seule nuit dans cette banlieue difficile à forte population d'immigrants, marquée par une contagion des échauffourées à d'autres communes.
Dans la nuit à Clichy-sous-Bois, qui en était à sa cinquième nuit de violences consécutive, 19 feux de véhicules et autant de feux sur la voie publique ont été recensés. Des incidents ont eu lieu dans les localités de Montfermeil, Sevran, Aulnay-sous-Bois, Bondy, Tremblay-en-France et Neuilly-sur-Marne, où se trouvent des «cités sensibles».
Le premier ministre Dominique de Villepin a reçu hier à leur demande à Matignon, en compagnie du ministre de l'Intérieur, les familles des trois victimes des incidents survenus à Clichy-sous-Bois jeudi. Il a «insisté sur la nécessité d'un retour au calme et du rétablissement de l'ordre public, dont les forces de police ont la responsabilité».
Villepin a exprimé «son soutien» aux forces de l'ordre «dans cette tâche difficile» mais aussi «marqué sa volonté d'éviter toute incompréhension susceptible de conduire à de nouveaux affrontements».
Dimanche, la mosquée de Clichy-sous-Bois avait été la cible d'un tir de grenade lacrymogène. Nicolas Sarkozy a reconnu lundi que cette arme était «en dotation des compagnies d'intervention qui étaient sur place, [...] ce qui ne veut pas dire que c'est un tir fait par un policier».
La communauté musulmane s'est dite ulcérée par cet incident et les proches des jeunes décédés jeudi ont décidé de boycotter une rencontre avec le ministre de l'Intérieur lundi.
Lundi soir, les violences se sont étendues à d'autres villes de Seine-Saint-Denis.
À l'issue de la réunion de Matignon, hier, il a été convenu qu'une réunion se tiendrait hier soir au ministère de l'Intérieur, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, «afin d'ouvrir le dialogue dans un esprit de respect mutuel pour apporter des solutions concrètes aux difficultés rencontrées à Clichy-sous-Bois».
Le ministre de l'Intérieur, qui continue de prôner la fermeté dans les quartiers sensibles, était apparu isolé au sein du gouvernement face au feu nourri des critiques de la gauche.
Un proche du premier ministre, Azouz Begag, ministre de la promotion de l'égalité des chances, a même contesté la méthode de son collègue de l'Intérieur, qui se laisse à ses yeux «déborder par une sémantique guerrière imprécise».
Fin juin, Nicolas Sarkozy avait déjà suscité la polémique en affirmant son intention de «nettoyer au Karcher» la cité des 4000 à La Courneuve, également en Seine-Saint-Denis.
Dominique de Villepin n'avait alors pas condamné ces propos mais s'était démarqué en douceur de la méthode de son rival désigné dans la perspective de la présidentielle de 2007.
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