Législative partielle en Allemagne - L'avantage à Angela Merkel
Photo : Agence Reuters
Une employée compile les votes à Dresde.
Dresde, Allemagne — Deux semaines après les législatives allemandes du 18 septembre, la CDU-CSU d'Angela Merkel sort renforcée du scrutin partiel organisé hier dans la circonscription de Dresde, dans l'est de l'Allemagne, où le scrutin avait été reporté à la suite du décès d'une candidate.
C'est en effet le candidat de la CDU-CSU qui a remporté le siège. Après dépouillement des bulletins dans les 260 bureaux de vote, Andreas Lämmel de la CDU-CSU arrivait en tête avec 37 % des suffrages, devançant le candidat des sociaux-démocrates de Gerhard Schröder, Marlies Volkmer, avec 32,1 %.
Ce résultat donne un siège de plus aux conservateurs, soit 226, contre 222 pour les sociaux-démocrates sur les 614 que compte le Bundestag, dans la partie de poker sans merci que se livrent pour le pouvoir en Allemagne la dirigeante conservatrice Angela Merkel et le chancelier social-démocrate sortant Gerhard Schröder.
L'impasse politique que connaît l'Allemagne depuis 15 jours avait donné à cette partielle une importance symbolique. Et ce résultat devrait donner une position de force à la CDU-CSU dans les négociations sur la formation d'une coalition allemande.
Le 18 septembre, lors des législatives anticipées dans toute l'Allemagne, sauf Dresde-I, où le scrutin avait été reporté en raison du décès pendant la campagne électorale de la candidate néo-nazie, Kerstin Lorenz, la CDU présidée par «Angie» Merkel, et sa petite soeur bavaroise, l'Union chrétienne-sociale (CSU) dirigée par Edmund Stoiber, avaient devancé d'extrême justesse le SPD de Gerhard Schröder: 35,2 % des voix contre 34,3 %.
Le Parti libéral (FDP), allié de la CDU, avait obtenu 9,8 %, le Parti de gauche, rassemblement des néo-communistes à l'est et des déçus de la social-démocratie à l'ouest, avait fortement progressé jusqu'à 8,7 % et les Verts, alliés du SPD dans le gouvernement sortant, plafonnaient à 8,1 %.
Ce résultat ne permettait à aucun des blocs — CDU-CSU/FDP et SPD/Verts, tous deux refusant toute alliance avec le Parti de gauche — de constituer un gouvernement stable pouvant s'appuyer sur une majorité absolue des sièges au Bundestag et avait plongé l'Allemagne, principale puissance européenne et souvent déjà qualifiée «d'homme malade de l'Europe», dans une grave crise politique.
Hier, plus de 72 % des électeurs inscrits étaient allés voter à 17h45, peu avant la fermeture des bureaux, ont annoncé les responsables électoraux, ce qui témoigne de la mobilisation et de l'intérêt porté par les 219 000 électeurs inscrits pour ce scrutin.
Pour l'heure, les sociaux-démocrates du chancelier sortant Gerhard Schröder et les chrétiens-démocrates d'Angela Merkel se sont rencontrés à deux reprises pour étudier la possibilité d'une «grande coalition», sans résultats concrets pour l'heure, d'autant que les deux parties continuent de revendiquer la place du chancelier.
Une telle lenteur s'avère frustrante pour les autres partis, comme le Parti libéral démocrate (FDP), qui pourrait aussi essayer de former un gouvernement avec les conservateurs si une «grande coalition» n'est pas constituée.
«Ce qui n'a pas pu faire l'objet d'un accord en deux semaines ne pourra pas être amélioré en quatre semaines», a déclaré hier à Berlin Wolfgang Gerhard, chef du groupe parlementaire du FDP.
Il a critiqué les plans actuels visant à mettre fin aux négociations d'ici à la fin octobre au plus tôt, jugeant cette date trop tardive et non conforme à l'idée d'un gouvernement capable de mettre en oeuvre des réformes nécessaires pour créer des emplois.
La majorité des observateurs estiment que le vote de Dresde permettra de régler le problème pour l'heure insoluble du choix du chancelier allemand, après l'impasse politique créée par le quasi-match nul des législatives. Les dirigeants du SPD doivent se réunir aujourd'hui pour discuter des résultats de Dresde. Lors de la dernière élection en 2002, un député chrétien-démocrate avait été élu de justesse dans cette circonscription de l'est de l'Allemagne.
Avec l'AFP
C'est en effet le candidat de la CDU-CSU qui a remporté le siège. Après dépouillement des bulletins dans les 260 bureaux de vote, Andreas Lämmel de la CDU-CSU arrivait en tête avec 37 % des suffrages, devançant le candidat des sociaux-démocrates de Gerhard Schröder, Marlies Volkmer, avec 32,1 %.
Ce résultat donne un siège de plus aux conservateurs, soit 226, contre 222 pour les sociaux-démocrates sur les 614 que compte le Bundestag, dans la partie de poker sans merci que se livrent pour le pouvoir en Allemagne la dirigeante conservatrice Angela Merkel et le chancelier social-démocrate sortant Gerhard Schröder.
L'impasse politique que connaît l'Allemagne depuis 15 jours avait donné à cette partielle une importance symbolique. Et ce résultat devrait donner une position de force à la CDU-CSU dans les négociations sur la formation d'une coalition allemande.
Le 18 septembre, lors des législatives anticipées dans toute l'Allemagne, sauf Dresde-I, où le scrutin avait été reporté en raison du décès pendant la campagne électorale de la candidate néo-nazie, Kerstin Lorenz, la CDU présidée par «Angie» Merkel, et sa petite soeur bavaroise, l'Union chrétienne-sociale (CSU) dirigée par Edmund Stoiber, avaient devancé d'extrême justesse le SPD de Gerhard Schröder: 35,2 % des voix contre 34,3 %.
Le Parti libéral (FDP), allié de la CDU, avait obtenu 9,8 %, le Parti de gauche, rassemblement des néo-communistes à l'est et des déçus de la social-démocratie à l'ouest, avait fortement progressé jusqu'à 8,7 % et les Verts, alliés du SPD dans le gouvernement sortant, plafonnaient à 8,1 %.
Ce résultat ne permettait à aucun des blocs — CDU-CSU/FDP et SPD/Verts, tous deux refusant toute alliance avec le Parti de gauche — de constituer un gouvernement stable pouvant s'appuyer sur une majorité absolue des sièges au Bundestag et avait plongé l'Allemagne, principale puissance européenne et souvent déjà qualifiée «d'homme malade de l'Europe», dans une grave crise politique.
Hier, plus de 72 % des électeurs inscrits étaient allés voter à 17h45, peu avant la fermeture des bureaux, ont annoncé les responsables électoraux, ce qui témoigne de la mobilisation et de l'intérêt porté par les 219 000 électeurs inscrits pour ce scrutin.
Pour l'heure, les sociaux-démocrates du chancelier sortant Gerhard Schröder et les chrétiens-démocrates d'Angela Merkel se sont rencontrés à deux reprises pour étudier la possibilité d'une «grande coalition», sans résultats concrets pour l'heure, d'autant que les deux parties continuent de revendiquer la place du chancelier.
Une telle lenteur s'avère frustrante pour les autres partis, comme le Parti libéral démocrate (FDP), qui pourrait aussi essayer de former un gouvernement avec les conservateurs si une «grande coalition» n'est pas constituée.
«Ce qui n'a pas pu faire l'objet d'un accord en deux semaines ne pourra pas être amélioré en quatre semaines», a déclaré hier à Berlin Wolfgang Gerhard, chef du groupe parlementaire du FDP.
Il a critiqué les plans actuels visant à mettre fin aux négociations d'ici à la fin octobre au plus tôt, jugeant cette date trop tardive et non conforme à l'idée d'un gouvernement capable de mettre en oeuvre des réformes nécessaires pour créer des emplois.
La majorité des observateurs estiment que le vote de Dresde permettra de régler le problème pour l'heure insoluble du choix du chancelier allemand, après l'impasse politique créée par le quasi-match nul des législatives. Les dirigeants du SPD doivent se réunir aujourd'hui pour discuter des résultats de Dresde. Lors de la dernière élection en 2002, un député chrétien-démocrate avait été élu de justesse dans cette circonscription de l'est de l'Allemagne.
Avec l'AFP
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