samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 14h50
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Chirac reçoit du renfort de Berlin

Le chancelier Gerhard Schröder exhorte les électeurs français à voter en faveur de la Constitution de l'Union européenne

Reuters   27 avril 2005  Europe
Jacques Chirac et Gerhard Schröder en route vers la Sorbonne pour une conférence.
Photo : Agence Reuters
Jacques Chirac et Gerhard Schröder en route vers la Sorbonne pour une conférence.
Paris — Jacques Chirac a reçu hier le renfort de Gerhard Schröder dans sa campagne pour le oui à la Constitution européenne, qu'il a défendue comme «un pas historique» pour la sauvegarde d'une Europe sociale et la défense des «intérêts» et des «valeurs» de la France.

Dans un plaidoyer offensif à moins de cinq semaines du référendum, le chef de l'État a mis en garde les partisans du non, toujours majoritaire dans les sondages, contre un «affaiblissement» de la France, qui resterait «au bord du quai», et l'arrêt de «50 ans de construction européenne».

Le chancelier allemand, venu à Paris pour le Ve Conseil des ministres franco-allemand et le 50e anniversaire de la Chambre de commerce et d'industrie franco-allemande, a pour sa part exhorté les électeurs français à se prononcer le 29 mai pour un oui de «raison» et de «coeur».

«Si l'Europe ne s'organise pas maintenant, le monde ne l'attendra pas. Si l'Europe renonce à son ambition politique et sociale, le modèle ultralibéral aura le champ libre», a dit Jacques Chirac lors d'un discours à la Sorbonne, qui marquait une relance de la campagne élyséenne après les effets mitigés du débat télévisé du 14 avril.

«Si la France casse la dynamique de l'Union et se met à l'écart, elle sera moins écoutée, moins suivie, moins forte, quand il faudra défendre ses intérêts et ses valeurs», a-t-il souligné en présence de Gerhard Schröder.

Ce dernier a déclaré que les Allemands, qui ont opté pour la voie parlementaire, diraient oui au Traité constitutionnel afin notamment d'adresser «un signe positif à l'attention des citoyens français». Le Bundestag (Chambre basse) se prononce le 12 mai sur le texte, le Bundesrat (Chambre haute), le 27 mai.

«Nous savons tous que l'Europe a besoin de la France et que la France a besoin de l'Europe», a plaidé le chancelier allemand avant de lancer un message aux électeurs français.

«Je vous demande de nous aider à faire en sorte que cette grande oeuvre soit couronnée de succès, dans l'intérêt de nos deux peuples et dans l'intérêt d'une Europe unie qui lutte pour la justice et la paix», a-t-il dit.

«Dimension sociale» du traité

Jacques Chirac et Gerhard Schröder, qui n'ont eu de cesse de vanter les bénéfices de la construction européenne pour le couple franco-allemand, ont insisté sur les «garanties sociales» que renferme à leurs yeux le traité face à l'ultralibéralisme et à la mondialisation. Un volet qui suscite le débat en France, où la directive Bolkestein sur les services a été dénoncée comme une porte ouverte au «dumping social».

«Je n'aurais pas signé ce texte s'il n'avait pas inscrit cette exigence au coeur des objectifs qu'il consacre. Et le chancelier Schröder ne l'aurait pas signé non plus», a dit le président français. «Aucun traité ne souligne autant la dimension sociale», a affirmé le chancelier allemand.

«Nous avons besoin de cette constitution parce que nous voulons construire l'Europe sur des valeurs et plus seulement sur un marché», a insisté Jacques Chirac.

Ces nombreux arguments en faveur du oui, le chef de l'État les a couronnés d'une litanie alarmiste sur les risques d'un non le 29 mai, pour la France et pour l'Europe.

«Sur le bord du quai»

«Le 29 mai, pour la France, le choix sera simple: si on vote non, on prend la responsabilité

d'interrompre 50 ans de construction européenne, 50 ans de cheminement vers la paix, la démocratie», a-t-il dit en milieu de journée lors d'une conférence de presse commune à l'Élysée avec Gerhard Schröder.

«Si on vote non, on prend la responsabilité d'affaiblir la France et sa capacité à défendre ses intérêts et ses valeurs dans l'Europe et dans le monde de demain», a-t-il poursuivi avant de lancer sans détour: «La France se trouverait sur le bord du quai alors que le train passe.»

Le président français, qui a maintes fois critiqué les «bureaucrates» bruxellois, a estimé que la Constitution européenne permettrait l'avènement d'une «Europe plus simple, plus efficace». Le processus d'élaboration des décisions européennes sera «plus transparent, plus lisible, plus démocratique», a-t-il assuré.

«Si la ligne rouge devait être franchie par un projet de loi européen, les parlements nationaux auront désormais le pouvoir de s'y opposer au moment de son élaboration et de le tenir en échec le cas échéant s'il venait à être adopté», a-t-il dit pour rassurer les électeurs après l'épisode Bolkestein.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012