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    Fin de parcours entaché pour le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie

    1 décembre 2017 |Agence France-Presse | Europe
    Le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie est le premier tribunal pour les crimes de guerre mis sur pied par les Nations unies.
    Photo: Juan Vrijdag Agence France-Presse Le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie est le premier tribunal pour les crimes de guerre mis sur pied par les Nations unies.

    La Haye — Les analystes craignent que le suicide télévisé de l’un de ses accusés, Slobodan Praljak, un Croate de Bosnie, n’occulte le dernier jugement d’un tribunal international qui a consacré près d’un quart de siècle à juger les responsables des pires atrocités commises en Europe depuis 1945.

     

    Mercredi, devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) et sous les yeux du monde entier, un homme à la barbe blanche, robuste et déterminé, renverse la tête en arrière et, d’une gorgée, boit le liquide d’une fiole. Il meurt quelques heures plus tard dans un hôpital de La Haye.

     

    C’est sur ces images que va se fermer le TPIY à la fin de cette année. Un baisser de rideau où la salle d’audience est devenue « scène de crime ».

     

    « Que cela ait pu se produire tout court dans un tribunal de haut rang de l’ONU est difficile à comprendre, mais que cela se soit produit au tout dernier jour des procédures du TPIY, et que cela continuera à assombrir le travail important du Tribunal, défie véritablement la raison », a analysé Jelena Subotic, professeur associé de sciences politiques à l’Université de Géorgie, sur le site Balkan Transitional Justice.

     

    Premier tribunal pour les crimes de guerre mis sur pied par les Nations unies et premier tribunal international établi après les procès de Nuremberg contre les dignitaires nazis, le TPIY, né au coeur du conflit des Balkans, était fier de laisser un héritage considérable à la justice internationale. Et devait fermer ses portes en grande pompe, avec les honneurs, au cours d’une cérémonie officielle à La Haye le 21 décembre.

     

    Mais ce drame « donnera de l’eau au moulin des nombreux critiques du Tribunal qui ont mis en doute son professionnalisme ou le traitement jugé indulgent de ses accusés qui ont détourné en beaucoup d’occasions les procédures du Tribunal », remarque l’auteur de Justice détournée. Traiter du passé dans les Balkans.













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