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    Madrid alerte l’Europe de «manipulations russes» dans la crise catalane

    13 novembre 2017 09h37 | Agence France-Presse à Bruxelles | Europe
    «Un grand nombre de ces actions [de désinformation] venaient du territoire russe», a affirmé la ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal. 
    Photo: John Thys Archives Agence France-Presse «Un grand nombre de ces actions [de désinformation] venaient du territoire russe», a affirmé la ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal. 

    Les ministres espagnols des Affaires étrangères et de la Défense ont alerté lundi, lors d’une réunion avec leurs homologues de l’UE, sur des « désinformations » sur Internet concernant la crise catalane, originaires selon eux du « territoire russe ».

     

    « J’aborderai la question de [...] comment des désinformations et manipulations se sont développées autour du référendum et des évènements qui ont suivi en Catalogne », a expliqué le ministre des Affaires étrangères, Alfonso Dastis, en arrivant à la réunion à Bruxelles.

     

    Les chefs de la diplomatie des 28, qui déjeunent avec leurs homologues de la Défense, doivent notamment débattre des efforts de l’Union européenne pour contrer la « désinformation » venant de Russie, mais également à l’oeuvre selon eux dans les pays arabes ou dans les Balkans.

     
    Il y a certaines entités [...] qui essaient d’interférer dans les politiques nationales, qui essaient d’affecter et de créer des situations instables en Europe, nous avons l’obligation de le dire clairement.
    La ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal
     

    « Il a été prouvé » que la Russie a tenté d’interférer dans la crise catalane sur les réseaux sociaux, a assuré M. Dastis.

     

    « Un grand nombre de ces actions venaient du territoire russe », a abondé la ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal. « Nous sommes dans une phase d’analyse et de prospective » et donc « il ne peut être affirmé avec une certitude totale que c’est le gouvernement russe. Mais elles viennent du territoire russe » et certaines actions ont été « répliquées depuis le territoire vénézuélien », a-t-elle insisté.

     

    « Il y a certaines entités, qui peuvent être publiques ou privées, qui essaient d’interférer dans les politiques nationales, qui essaient d’affecter et de créer des situations instables en Europe, nous avons l’obligation de le dire clairement, pour que l’opinion publique le sache, et de lutter contre cela », a-t-elle estimé.

     

    « Ces situations de désinformation et de manipulation se posent dans d’autres zones, pas seulement sur notre flanc oriental », a indiqué M. Dastis.

     

    Jusqu’ici, les inquiétudes en la matière provenaient surtout de pays de l’est de l’Europe. Mais depuis les révélations sur la campagne électorale américaine de 2016, que la Russie est accusée d’avoir voulu influencer en faveur de Donald Trump, et après des incidents en Allemagne et lors de la présidentielle française, cette question préoccupe l’ensemble des pays de l’UE.

     

    Les éditions hispanophones de médias russes réputés proches du Kremlin, RT et Sputnik, ont été accusées notamment par le quotidien El Pais d’avoir fait « campagne » pour « l’indépendantisme catalan ».

     

    La Haute Représentante de l’UE, Federica Mogherini, a expliqué lundi tabler sur un soutien des 28 « pour augmenter le budget pour la communication stratégique, particulièrement pour les groupes de travail ». Ces deux unités en langue russe et arabe débusquent les fausses nouvelles et répondent aux assertions fausses concernant l’UE sur les réseaux sociaux et dans les médias.













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