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    La présidente du Parlement catalan écrouée

    10 novembre 2017 |Agence France-Presse | Europe
    La présidente du Parlement de Catalogne, Carme Forcadell
    Photo: Agence France-Presse La présidente du Parlement de Catalogne, Carme Forcadell

    Madrid — La présidente du Parlement de Catalogne, Carme Forcadell, poursuivie dans une enquête pour « rébellion » après la déclaration d’indépendance de son assemblée, sera écrouée jusqu’au versement d’une caution de 150 000 euros, a ordonné jeudi soir un juge de la Cour suprême de Madrid.

     

    Selon un porte-parole de ce tribunal, elle allait être placée en détention provisoire dès jeudi soir si elle n’était pas en mesure de verser immédiatement la caution. Plusieurs membres du noyau dur séparatiste sont déjà derrière les barreaux.

     

    Le président indépendantiste destitué de Catalogne, Carles Puigdemont, a réagi sur Twitter en déplorant que Mme Forcadell soit contrainte de « dormir en prison pour avoir permis un débat démocratique ».

     

    Carme Forcadell et cinq autres élus ont été entendus dans la journée. L’un a été laissé libre, le seul non indépendantiste, tandis que les quatre autres disposent d’une semaine pour réunir 25 000 euros et éviter la prison.

     

    Mme Forcadell a assuré devant le juge qu’elle n’avait pas, en tant que présidente du Parlement, « la liberté d’interdire un vote », selon un porte-parole de l’élue. Elle a aussi expliqué que la déclaration d’indépendance était sans effets juridiques, selon des sources ayant assisté à l’interrogatoire.

     

    C’est Carme Forcadell qui avait compté, un à un, les bulletins des élus ayant voté le 27 octobre pour la sécession, 70 sur 135, un fait sans précédent qui a ébranlé l’Espagne et inquiété l’Europe.

     

    Carme Forcadell avait été accueillie à son arrivée au tribunal jeudi par les cris de manifestants pour et contre l’indépendance. « Vous n’êtes pas seuls ! » disaient les uns aux élus indépendantistes, « Puigdemont en prison », hurlaient les autres.

     

    La Cour, compétente s’agissant de parlementaires, est saisie d’une enquête sur de possibles faits de rébellion ou de sédition, voire de malversations de fonds, commis en vue de déclarer l’indépendance.

     

    Huit membres du gouvernement séparatiste destitué par Madrid de l’indépendantiste Carles Puigdemont sont déjà inculpés et écroués. M. Puigdemont et quatre de ses « ministres » ont fui en Belgique et sont visés par un mandat d’arrêt espagnol.

     

    M. Puigdemont a signé jeudi une lettre publiée par un quotidien catalan, El Punt Avui, réclamant la « libération des prisonniers politiques retenus en otage par l’État espagnol ».

     

    L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International ne les considère toutefois pas comme des « prisonniers d’opinion » au motif qu’« ils sont accusés d’actes qui peuvent constituer des délits ».

     

    Le délit de rébellion est passible de 15 à 30 ans de prison, et celui de sédition, d’un maximum de 15 ans.













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