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    Merkel en quête d’une majorité «stable»

    Une dirigeante de l’AfD claque la porte du parti

    26 septembre 2017 | Antoine Lambroschini - Agence France-Presse à Berlin | Europe
    Angela Merkel a tenu une conférence de presse au lendemain de sa réélection, lundi, aux quartiers généraux de son parti.
    Photo: Odd Andersen Agence France-Presse Angela Merkel a tenu une conférence de presse au lendemain de sa réélection, lundi, aux quartiers généraux de son parti.

    Victorieuse mais affaiblie par un score électoral décevant, Angela Merkel a promis de trouver une majorité stable de gouvernement et de récupérer les électeurs qui en masse ont choisi l’AfD, un parti dérivant vers l’extrême droite.

     

    « Tous les partis qui sont à nos yeux compatibles pour une coalition ont une responsabilité pour permettre l’émergence d’un gouvernement stable », a-t-elle dit au lendemain du score historiquement bas de 33 % de sa famille politique conservatrice.

     

    À l’issue d’une réunion de l’état-major de son parti, la CDU, elle a souligné qu’elle chercherait le dialogue avec les libéraux du FDP, les verts et les sociaux-démocrates du SPD.

     

    Ces futurs pourparlers s’annoncent très compliqués : laminé et au plus bas depuis 1945, le SPD (20,5 %) a annoncé vouloir se ressourcer dans l’opposition après quatre ans passés à gouverner avec Mme Merkel.

     

    Il ne reste sur le papier qu’une solution majoritaire : une alliance inédite au niveau national réunissant la CDU-CSU, les libéraux du FDP, qui reviennent au Bundestag avec 10,7 %, et les verts, qui ont atteint 8,9 %.

     

    Cette coalition, dite « jamaïcaine » — en référence aux couleurs des trois partis — n’existe actuellement qu’au niveau régional, dans le petit État nordique du Schleswig-Holstein. Et seulement depuis le printemps.

     

    Problème, ces verts et libéraux s’opposent sur des dossiers aussi divers que stratégiques comme l’immigration, l’avenir du diesel, la réforme de l’Europe, la sortie du charbon ou la fiscalité. Ils ont aussi chacun des désaccords de fond avec les conservateurs.

     

    Les négociations pourraient donc prendre des mois, d’autant que la Constitution ne prévoit aucun délai pour former un gouvernement. Ce n’est qu’après l’officialisation d’une nouvelle coalition que Mme Merkel pourra formellement être désignée chancelière une quatrième fois. Autrement, de nouvelles élections pourraient être convoquées.

     

    Autre défi et non des moindres, répondre à la contestation au sein de la famille conservatrice, en particulier les Bavarois de la CSU, qui militent depuis deux ans pour que Mme Merkel entameun virage à droite notamment sur la question de l’immigration.

     

    Car une partie de l’électorat conservateur — un million de personnes selon les sondages — a rejoint l’Alternative pour l’Allemagne (AfD). Ce mouvement anti-islam, anti-migrants, anti-euro et anti-élite entre pour la première fois au Bundestag (12,6 % des voix) en faisait du rejet de l’accueil massif des demandeurs d’asile décidé par la chancelière en 2015 son grand cheval de bataille.
     

    Photo: Tobias Schwarz Agence France-Presse Une des dirigeantes de l’AFD, Frauke Petry, a créé la surprise en annonçant qu’elle refusait de siéger avec son parti à la chambre des députés.

     

    Déchirement à l’AfD

     

    Bonne nouvelle pour la chancelière, les contradictions internes à l’AfD et les divisions autour de la ligne toujours plus extrémiste du parti ont éclaté au grand jour dès lundi.

     

    Une des dirigeantes de l’Alternative pour l’Allemagne, qui fut jusqu’en début d’année sa figure de proue, Frauke Petry, a créé la surprise en annonçant qu’elle refusait de siéger avec l’AfD au Parlement.













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