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    Attentat raté sur les Champs-Élysées

    19 juin 2017 14h32 | Europe
    Pauline Talagrand - Agence France-Presse à Paris
    Katell Prigent - Agence France-Presse
    Un important dispositif sécuritaire a été déployé en plein cœur de la capitale française.
    Photo: Thomas Samson Agence France-Presse Un important dispositif sécuritaire a été déployé en plein cœur de la capitale française.

    L’homme qui conduisait le véhicule est mort, selon le ministre de l’Intérieur.
    Un important dispositif sécuritaire a été déployé en plein cœur de la capitale française.


    Un homme armé a percuté lundi volontairement avec sa voiture un fourgon de gendarmerie sur la célèbre avenue des Champs-Élysées à Paris, sans faire de victime, à quelques centaines de mètres de l’endroit où un policier avait été tué par un djihadiste il y a deux mois.

     

    L’homme qui conduisait le véhicule est mort, selon le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, qui a évoqué une « tentative d’attentat ».

     

    « Une nouvelle fois, les forces de sécurité en France ont été visées », a-t-il déclaré. Il a également précisé que la voiture « contenait un certain nombre d’armes, d’explosifs permettant éventuellement de pouvoir faire sauter cette voiture ».

     

    Des bonbonnes de gaz, un fusil d’assaut kalachnikov et des armes de poing ont été retrouvées, a-t-on appris de source policière.

        

    Dans ce secteur, situé en plein cœur de la capitale française, un important dispositif sécuritaire a été déployé : circulation bloquée sur l’avenue, la station de métro la plus proche fermée, a constaté une journaliste de l’AFP sur place.

     

    Au milieu de la chaussée se trouvait une voiture blanche, la porte du conducteur ouverte, selon un journaliste de l’AFP.

     

    Alexandre, 51 ans, était assis sur un banc de cette avenue très fréquentée : il raconte à l’AFP avoir vu « des gens courir dans tous les sens, des touristes. Certains m’ont crié de partir. Il y avait du monde partout ».

     

    Les forces de l’ordre prises comme cible

     

    Depuis janvier 2015, la France est visée par la violence djihadiste, avec une vague d’attentats qui a fait au total 239 morts, les derniers visant tout particulièrement les forces de l’ordre.

     

    Le 20 avril, quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, les Champs-Élysées avaient été le théâtre d’un attentat : son auteur, Karim Cheurfi, avait tué par balles un policier et en avait blessé deux autres avant d’être abattu. L’attaque avait été revendiquée par le groupe djihadiste État islamique (EI).

     

    Le 6 juin, Farid Ikken avait lui attaqué un membre d’une patrouille de police sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en plein cœur du centre-ville touristique, et s’était revendiqué « soldat du califat », un terme utilisé pour désigner le califat autoproclamé en juin 2014 du groupe EI, selon une source proche de l’enquête. Le policier agressé avait été légèrement blessé au cou.

     

    L’homme, qui était également muni de deux couteaux de cuisine, avait crié « c’est pour la Syrie » au moment où il frappait le policier, selon les autorités, sans doute en référence à la coalition militaire internationale à laquelle participe la France pour éradiquer le groupe djihadiste en Irak et Syrie.

     

    La Grande-Bretagne est également confrontée à une vague d’attentats djihadistes, avec trois attaques en trois mois revendiquées par le groupe EI, qui ont fait un total de 35 morts.













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