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    France

    Une équipe paritaire, pilotée par Édouard Philippe

    La composition du gouvernement d’Emmanuel Macron est dévoilée

    Le secrétaire général du parti La République en marche, Alexis Kohler, a dévoilé la composition du premier gouvernement du nouveau président Macron.
    Photo: Stéphane de Sakutin Agence France Presse Le secrétaire général du parti La République en marche, Alexis Kohler, a dévoilé la composition du premier gouvernement du nouveau président Macron.

    Paris — Le nouveau président français a nommé mercredi le premier gouvernement de son quinquennat, une équipe paritaire de 18 ministres, issus de la gauche, de la droite, du centre et de la société civile, qui sera pilotée par Édouard Philippe, venu de la droite modérée.

     

    Emmanuel Macron, qui a fait campagne sur le thème du renouvellement politique, a choisi une équipe comptant cinq ministres issus du centre et de la droite et cinq autres issues de la gauche, dont deux qui faisaient partie du gouvernement sortant.

     

    Le premier Conseil des ministres est prévu jeudi matin.

    Les principaux ministres du nouveau gouvernement Macron

     

    Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères)

     

    Ministre de la Défense durant tout le quinquennat du président socialiste François Hollande, ce Breton de 69 ans apprécié pour son pragmatisme, sa discrétion et son efficacité, s’est révélé un chef de guerre et un champion des exportations d’armements.

     

    Au côté de François Hollande, cet homme qui cache sa poigne sous une bonhommie apparente a engagé l’armée française sur quatre fronts : au Sahel, en Centrafrique, en Irak/Syrie contre le groupe État islamique (EI) et en France avec l’opération antiterroriste Sentinelle.

     

    Socialiste modéré, il s’est rallié fin mars à Emmanuel Macron, qui n’a pas une grande expérience internationale, lui apportant ainsi une caution régalienne de poids sur le front antiterroriste et sur les grands enjeux stratégiques internationaux.

     

    Marielle de Sarnez (Affaires européennes)

     

    La centriste a été nommée, quant à elle, aux Affaires européennes.

     

    Sylvie Goulard (Armées)

     

    Peu connue des Français, cette centriste de 52 ans a fait une grande partie de sa carrière à Bruxelles, notamment comme conseillère du président de la Commission européenne, l’Italien Romano Prodi, entre 2001 et 2004.

     

    Eurodéputée depuis 2009, cette Européenne convaincue qui veut « redonner envie d’Europe » croit beaucoup au moteur franco-allemand pour faire avancer l’UE. Silhouette mince, cheveux courts et bruns, elle parle couramment allemand, anglais et italien.

     

    Juriste de formation, elle a entre autres publié « L’Europe pour les nuls », un livre pédagogique sur le fonctionnement des institutions européennes, et « Goodbye Europe », juste avant le référendum britannique sur le Brexit.

     

    Bruno Le Maire (Économie)

     

    Ancien secrétaire d’État aux Affaires européennes (2009) et ministre de l’Agriculture (2009-2012) du président de droite Nicolas Sarkozy, ce député de 48 ans a été parmi les premiers responsables de droite à proposer de travailler avec le nouveau président centriste.

     

    Brillant élève ayant opté pour la diplomatie, germanophone, cet homme à l’image de technocrate est longtemps resté dans l’ombre des cabinets ministériels avant d’être élu député en 2007 puis réélu en 2012.

     

    Candidat malheureux à la primaire de la droite pour la présidentielle 2017, il avait rallié la campagne du conservateur François Fillon, mais l’avait quittée au moment du scandale sur les emplois fictifs présumés au profit de la famille du candidat.

     

    Sa phrase « mon intelligence est un obstacle » lui avait valu le grand prix de l’humour politique en 2016.

     

    Gérard Collomb (Intérieur)

     

    Le maire socialiste de Lyon, la troisième ville de France, chantre du social-réformisme, entre pour la première fois à 69 ans au gouvernement après quarante ans de joutes électorales.

     

    Ce baron de province à l’air austère, sénateur depuis 1999, soutien de longue date d’Emmanuel Macron, était ému aux larmes le jour de son investiture.

     

    Réputé efficace, mais autoritaire, il a multiplié les chantiers pour moderniser la ville qu’il dirige depuis 2001, avec des appuis à droite et au centre.

     

    François Bayrou (Justice)

     

    Vétéran de la politique française, ancien ministre de l’Éducation (1993-1997) et député, ce chef centriste de 65 ans a été trois fois candidat à la présidentielle, sans jamais accéder au second tour, en 2002, 2007 et 2012.

     

    Pourfendeur de la bipolarisation de la vie politique française, partisan de la constitution d’un « axe central », inlassable militant d’un centre indépendant, ce fils d’agriculteur, catholique et laïc, est devenu en février le premier soutien de poids d’Emmanuel Macron hors de la sphère socialiste.

     

    En contrepartie, ce fin lettré implanté dans le Sud-Ouest a obtenu la promesse d’une loi de moralisation de la vie publique et l’investiture d’une centaine de candidats de son mouvement, le Modem, aux législatives de juin, sous la bannière présidentielle.

     

    Nicolas Hulot (Transition écologique)

     

    Cet ex-animateur de télévision de 62 ans, qui a baroudé pendant 25 ans au service de l’aventure et de l’écologie, avait jusqu’à présent refusé toutes les offres de ministère.

    Laura Flessel (Sports)
     

    L’escrimeuse antillaise Laura Flessel, 45 ans, peut se prévaloir d’un impressionnant palmarès : quintuple médaillée olympique à l’épée, six fois championne du monde et une fois championne d’Europe. Elle a mis fin à sa carrière sportive en 2012.













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