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    France

    Macron et la gauche radicale misent sur de nouvelles têtes

    13 mai 2017 | Joëlle Garrus - Agence France-Presse à Paris | Europe
    Le nouveau président français, Emmanuel Macron
    Photo: Stephane de Sakutin Agence France-Presse Le nouveau président français, Emmanuel Macron

    À la veille de l’entrée en fonction du président Emmanuel Macron, son mouvement et celui de la gauche radicale ont réuni samedi leurs candidats aux législatives des 11 et 18 juin en misant sur les nouvelles têtes.

     

    Samedi, à quelques heures de la passation de pouvoir à l’Élysée entre le président socialiste François Hollande et son ex-ministre de l’Économie, les candidats de son mouvement En Marche ! travaillaient sur la manière de faire campagne dans un musée parisien, à huis clos.

     

    Une sorte de séminaire de formation, car la moitié d’entre eux sont de nouveaux visages venus de la société civile.

     

    Selon les tweets de ses soutiens, le jeune président centriste a été accueilli « triomphalement » par les candidats auxquels il a lancé : « Vous êtes les nouveaux visages de la politique française ». « Vous avez une responsabilité immense », a-t-il lancé.

     

    Dans les blocs de départ aussi, la France insoumise, le mouvement du candidat de la gauche radicale à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, a rassemblé 1500 personnes en région parisienne : candidats, suppléants, directeurs de campagne…

     

    La France insoumise a, elle aussi, choisi le renouveau en présentant des novices en politique, comme une championne du monde de kick-boxing, Sarah Soilihi, un jeune avocat défenseur de Wikileaks, Juan Branco, ou un journaliste-réalisateur, François Ruffin.

     

    M. Mélenchon, qui avait rallié 19,58 % des suffrages au premier tour, veut faire de son mouvement le principal parti d’opposition à M. Macron.

     

    Lui-même a annoncé sa candidature à Marseille (sud-est), face à l’actuel député socialiste. Son but : « Non pas affaiblir, mais remplacer le parti socialiste » comme principale force de gauche, a-t-il dit.

     

    Des élus de droite et de gauche

     

    Le mouvement d’Emmanuel Macron a pioché à gauche dans ses premières investitures, avec 22 députés sortants de ce côté de l’échiquier politique, mais il espère aussi convaincre des élus de droite.

     

    Près de 150 circonscriptions ont été laissées vacantes, et pourraient être attribuées à ceux qui, au Parti socialiste comme chez Les Républicains (LR, droite), seraient compatibles avec le projet présidentiel.

     

    « Il essaie de nous tuer, comme il est en train de le faire avec le PS », s’est inquiété un stratège LR, samedi, dans les colonnes du quotidien Le Parisien.

     

    À droite, certains pourraient être tentés par l’aventure. Un « signal », selon un soutien de droite de M. Macron, sera l’annonce en début de semaine de la composition du gouvernement, qui devrait comporter des ministres de droite.

     

    Les cérémonies d’investiture doivent débuter dimanche à 10 h (heure locale) à l’Élysée avec un entretien avec François Hollande dans le bureau présidentiel, puis une allocution d’Emmanuel Macron.

     

    Première «crise»

     

    Ce dernier a connu cette semaine son « premier gros couac », selon le quotidien Libération, lorsque son allié centriste François Bayrou s’est estimé lésé par les investitures pour les législatives.

     

    Ces investitures — 428 accordées jeudi sur 577 — devaient être le premier signe fort du renouvellement prôné par le président élu, avec une liste de candidats incarnant le changement et l’équilibre entre gauche et droite.

     

    La crise avait semblé se désamorcer vendredi soir, François Bayrou annonçant un accord « solide et équilibré », sans plus de détails.

     

    « Aujourd’hui les choses sont apaisées. Des solutions ont été trouvées. Il y avait quelques endroits où il y avait des difficultés mais c’était une tempête dans un verre d’eau », assurait aussi samedi Benjamin Griveaux, porte-parole d’En Marche !.

     

    Mais alors même qu’un proche de M. Macron avait regretté un « pataquès public », le secrétaire général du mouvement Richard Ferrand a relancé les incertitudes samedi soir en démentant tout « accord d’appareil » avec le MoDem de François Bayrou.

     

    Place désormais à la préparation des élections législatives, qui donneront ou non une majorité au président élu le 7 mai, à 39 ans, contre la candidate d’extrême droite Marine Le Pen (66,1 %-33,9 %).













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