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    France

    Marine Le Pen nie avoir reconnu un emploi fictif au Parlement européen

    17 février 2017 20h19 |Agence France-Presse | Europe
    La candidate de l’extrême droite à la présidentielle française, Marine Le Pen
    Photo: Alain Jocard Agence France-Presse La candidate de l’extrême droite à la présidentielle française, Marine Le Pen

    Besançon — La candidate de l’extrême droite à la présidentielle française, Marine Le Pen, a démenti vendredi avoir reconnu l’emploi fictif de son garde du corps comme assistant parlementaire européen, contredisant un rapport de l’organisme antifraude de l’UE dévoilé par deux médias français.

     

    C’est « un mensonge éhonté, je n’ai jamais reconnu quoi que ce soit devant des enquêteurs, d’ailleurs que je n’ai jamais vus », a affirmé à une radio l’eurodéputée, présidente du parti Front national.

     

    Selon le rapport de l’organisme antifraude de l’UE (OLAF) cité jeudi par le site d’information Mediapart et l’hebdomadaire Marianne, Mme Le Pen a reconnu avoir salarié fictivement son garde du corps Thierry Légier comme assistant parlementaire, pour « régulariser des salaires et charges ».

     

    Mme Le Pen « a reconnu d’une part que les bulletins de salaire établis sur la période d’octobre à décembre 2011 pour un montant de 41 554 euros n’ont jamais été payés au bénéficiaire indiqué, Thierry Légier, et que d’autre part elle n’avait pas employé M. Légier pendant ces trois mois », est-il indiqué dans les extraits publiés.

     

    Interrogée sur ce rapport, la candidate a expliqué qu’il y avait eu « une régularisation comptable entre le Parlement européen et le tiers payant dans cette affaire », mais « absolument rien de fictif ».

     

    « J’ai d’ailleurs toutes les preuves que j’apporterai en temps nécessaire, que j’ai déjà transmises à l’OLAF », a-t-elle ajouté.

     

    Interrogé jeudi par l’AFP, le bureau de presse de l’OLAF a indiqué que « l’enquête a révélé que la députée a produit un contrat de travail purement fictif concernant l’un de ses assistants ».

     

    Achevé en juillet 2016, ce rapport a été transmis au président du Parlement européen. L’assemblée européenne en a pris acte, et devait commencer mi-février à recouvrer effectivement les sommes versées, en amputant de moitié l’indemnité de Mme Le Pen.

     

    Après la transmission de ce rapport, le parquet de Paris a ouvert mi-décembre une information judiciaire pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux, et travail dissimulé.

     

    « L’OLAF est un organisme de la Commission européenne contre lequel nous avons déposé une plainte pénale », a rappelé vendredi dans un communiqué l’avocat de Mme Le Pen, Marcel Ceccaldi. « Cette plainte vient justement de faire l’objet d’une désignation d’un juge d’instruction belge », a-t-il précisé.













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