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    Grèce

    Tsipras envisage de tenir des législatives anticipées

    30 juillet 2015 | Odile Duperry - Agence France-Presse à Athènes | Europe

    Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, envisage de recourir à des législatives anticipées pour regagner une majorité parlementaire mise à mal par la contestation par une partie de ses troupes du plan d’aide en cours de négociation avec les créanciers du pays.

     

    Cette annonce survient alors que les responsables des institutions créancières de la Grèce sont à Athènes pour discuter du troisième plan d’aide au pays, estimé autour de 82 à 86 milliards d’euros.

     

    « Si nous n’avons pas de majorité parlementaire, nous serons contraints à des élections », a déclaré mercredi M. Tsipras, dans une interview à la radio Sto Kokkino.

     

    Au pouvoir depuis seulement six mois, il a précisé être « le dernier à vouloir des élections ».

     

    Mais il a pris acte de la division au sein de Syriza, le parti de la gauche radicale qu’il dirige, dont plus de 30 des 149 députés ont voté, les 15 et 22 juillet, contre les premières réformes demandées par les créanciers de la Grèce.

     

    Désormais, et malgré le soutien de 13 députés du parti de droite souverainiste Anel avec lequel gouverne Syriza, le premier ministre ne dispose plus du seuil minimum de 151 députés (sur 300) pour appliquer le nouvel accord sans le soutien de trois partis d’opposition (Nouvelle Démocratie, Pasok, Potami) qui lui apportent chaque fois leurs 106 voix.

     

    Le prochain test sera l’adoption au parlement, sans doute dans le courant du mois, de l’intégralité du plan d’aide sur trois ans dont les modalités sont en train d’être étudiées par les dirigeants grecs et les représentants des créanciers UE et FMI.

     

    Si le premier ministre n’arrive pas à reprendre sa majorité en main lors du prochain vote, le congrès exceptionnel de Syriza, que M. Tsipras veut convoquer « début septembre », lancera la recomposition interne du parti en vue d’élections, sans doute à l’automne.

     

    Un comité central de Syriza doit se réunir jeudi et probablement décréter la tenue du congrès.

     

    Reste à savoir quelle sera la ligne de conduite du courant contestataire, qui affirme représenter les voix du « non » à l’austérité, vainqueur du référendum du 5 juillet.

     

    « Celui que ne respectera pas les décisions collectives [du parti] devra rendre son siège » de députés, a prévenu Tsipras.

     

    La ligne d’Alexis Tsipras reste majoritaire au sein du parti et il est toujours populaire dans l’opinion publique. Mais le chef du gouvernement a aussi dit être conscient de l’aggravation des difficultés économiques.

     

    Selon la presse grecque, les créanciers estiment que le PIB du pays va reculer de 2 à 3 % cette année, contre une prévision de croissance de 0,5 %.













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