Un hôpital psychiatrique est ravagé par le feu près de Moscou
Ramenski — Trente-huit personnes ont péri dans la nuit de jeudi à vendredi dans l’incendie qui a ravagé un asile psychiatrique de la région de Moscou, un drame qui s’inscrit dans une longue liste d’incendies meurtriers ces dernières années en Russie.
Le bâtiment, l’un des quatre que comporte l’hôpital psychiatrique N°14 situé près de la localité de Ramenski, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale russe, était en grande partie en bois et datait de 1952.
Les fenêtres avaient des barreaux, la caserne de pompiers la plus proche était à 50 kilomètres, et le premier camion a mis plus d’une heure à arriver sur les lieux : le bâtiment était déjà totalement embrasé. La zone de l’hôpital, située au bout d’un chemin de terre boueux qui chemine parmi des maison de bois dans cette zone boisée, était bouclée par les forces de l’ordre.
Un camion de pompiers était encore visible dans la journée, et l’on pouvait apercevoir de loin les murs encore debout d’une partie du bâtiment construite en briques, son toit effondré.
Des images tournées dans la nuit, sans doute par les sauveteurs, et diffusées à la télévision publique, ont montré un gigantesque brasier, avec de forts crépitements. Les témoins interrogés ont fait part de leur impuissance. « On n’a rien, pas même un tuyau d’arrosage, j’ai dû regarder en spectatrice », a dit une femme interrogée à la télévision.
Trente-huit corps ont été retirés des décombres calcinés. Les victimes avaient entre 20 et 45 ans. Des prêtres orthodoxes se sont rendus sur place, alors que selon les médias, des proches des victimes sont arrivés pour identifier les corps. « D’après les témoignages des survivants, c’est un canapé qui a pris feu dans la salle de télévision », a déclaré Irina Goumennaïa, porte-parole du Comité d’enquête.
Le feu s’est déclaré à 2 h du matin (jeudi 22 h GMT). Au moment du drame, outre les 38 patients, une infirmière et deux aides-soignantes étaient sur les lieux. Seuls deux patients et l’infirmière ont survécu.
La représentante du Comité d’enquête a indiqué que les victimes avaient été retrouvées sur leur lit, ce qui semble indiquer qu’elles ont été intoxiquées dans leur sommeil par la fumée. Des sources au sein des services de secours ont dit que les patients étaient sous l’effet de sédatifs.







