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Italie - Enrico Letta est chargé de former le gouvernement

25 avril 2013 | Agence France-Presse | Europe
Enrico Letta
Photo : Agence France-Presse Andreas Solaro Enrico Letta
Le numéro deux du Parti démocrate (PD, gauche), Enrico Letta, a été chargé mercredi de former un nouveau gouvernement alliant gauche et droite pour mettre fin à la crise politique dans laquelle l’Italie est empêtrée depuis deux mois.

Selon la Constitution italienne, M. Letta doit maintenant procéder à des consultations avec les forces politiques - à partir de ce jeudi, a-t-il dit - avant d’être nommé formellement chef d’un gouvernement qui pourrait être installé d’ici la fin de la semaine. Il a d’ores-et-déjà appelé « toutes les forces politiques » à lui apporter leur soutien, énumérant les réformes qu’il compte mener en priorité : réduction du nombre de parlementaires, suppression des provinces, réforme de la loi électorale, « à l’origine de la crise actuelle », a-t-il relevé, ajoutant que « la politique avait perdu toute sa crédibilité ».


Le futur président du Conseil a aussi plaidé pour que l’Italie pèse de tout son poids « pour changer la barre des politiques européennes ». « Les politiques d’austérité ne suffisent plus », a-t-il dit. Il a promis aussi de s’attaquer au chômage, qui touche 11,6 % de la population et plus d’un tiers des jeunes, alors que la troisième économie de la zone euro est plongée dans la récession.


À sa suite, le président Napolitano, réélu samedi à la demande générale des grands partis politiques, a exprimé « satisfaction et sérénité », se déclarant confiant que M. Letta parviendra à former un gouvernement.


À 46 ans, M. Letta figurera parmi les plus jeunes dirigeants de l’Union européenne.


Cravate bleue et fines lunettes, M. Letta, arrivé au volant de sa propre voiture, s’est déclaré à plusieurs reprises conscient de « l’immense responsabilité » qui lui incombe. Il devra mener un gouvernement alliant forces de droite et de gauche, ce à quoi son propre parti s’était farouchement opposé jusqu’ici, se refusant à un accord avec son ennemi juré, Silvio Berlusconi, et préférant rechercher un accord avec le mouvement de l’ex-comédien, Beppe Grillo qui lui a claqué la porte au nez à plusieurs reprises.


Enrico Letta est le neveu de Gianni Letta, l’homme de confiance de Silvio Berlusconi, ce qui pourrait faciliter les passerelles entre les grandes formations politiques.


Le temps presse. « Un conflit permanent est un luxe que l’Italie ne peut pas se permettre. Il faut un gouvernement de pacification nationale », analyse Massimo Franco, éditorialiste du Corriere della Sera, premier quotidien de la péninsule.

 
 
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