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Péninsule coréenne - Pyongyang conseille aux étrangers de quitter le Sud avant une guerre nucléaire

10 avril 2013 | Agence France-Presse | Europe
Le 29 mars, Kim Jong-un discutait de stratégie militaire avec ses généraux.
Photo : Agence France-Presse Le 29 mars, Kim Jong-un discutait de stratégie militaire avec ses généraux.

La Corée du Nord a de nouveau agité mardi le spectre d’une guerre « thermo-nucléaire » et a appelé les étrangers en Corée du Sud à envisager leur départ du pays, une « rhétorique inutile qui ne sert qu’à faire monter les tensions » a regretté la Maison-Blanche.


Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a de son côté lancé un appel à l’apaisement mardi depuis Rome, en jugeant le niveau des tensions « très dangereux ». « Un petit incident pourrait déclencher une situation incontrôlable », a averti M. Ban.


Il réagissait aux dernières menaces de la Corée du Nord selon laquelle « la péninsule coréenne se dirige vers une guerre thermo-nucléaire ».


Le Comité nord-coréen pour la paix en Asie-Pacifique, un organe de propagande, a exhorté « toutes les organisations étrangères, les entreprises et les touristes à préparer des mesures d’évacuation ».


Pyongyang, qui a récemment installé deux missiles de moyenne portée sur sa côte Est, avait annoncé vendredi qu’il ne pourrait plus garantir la sécurité des missions diplomatiques à compter du 10 avril, suggérant l’imminence d’un tir de missile ou d’un essai nucléaire.


Aucun des pays possédant une mission à Pyongyang n’a cependant estimé nécessaire d’évacuer son personnel, rejetant ces menaces comme des gesticulations.


« Il n’y a pas de risque immédiat pour les ressortissants britanniques en Corée du Sud », a indiqué mardi un porte-parole de l’ambassade du Royaume-Uni à Séoul. Paris a également rejeté l’idée d’une évacuation des quelque 2000 ressortissants français de Corée du Sud.


Le Japon a dit mardi avoir déployé des missiles Patriot dans le centre de Tokyo pour faire face à tout tir qui menacerait l’archipel, et des batteries d’intercepteurs seront installées sur l’île d’Okinawa (sud). L’armée a reçu l’ordre formel d’intercepter d’éventuels missiles.


Les États-Unis n’abattront de missile tiré depuis le Nord que s’il menace leurs alliés ou le territoire américain, a pour sa part affirmé le chef des forces américaines en Asie-Pacifique, l’amiral Sam Locklear. « Cela ne nous prend pas longtemps pour déterminer où il se dirige et où il va tomber », a-t-il expliqué lors d’une audition au Sénat à Washington.


Selon l’agence de presse sud-coréenne, le Nord est désormais prêt à envoyer un missile. « Techniquement, il peut tirer [le projectile] demain », a confié à Yonhap un haut responsable militaire ayant requis l’anonymat.


Le puissant allié chinois de la Corée du Nord, qui, agacé de n’être pas entendu, avait voté les dernières sanctions à l’ONU, l’a encore enjointe mardi d’apaiser les tensions, expliquant ne pas vouloir « de chaos à sa porte ».


La Maison-Blanche avait auparavant salué les efforts de Pékin et Moscou pour aider à « obtenir de la Corée du Nord qu’elle respecte ses obligations internationales ».


Le numéro deux du Pentagone, Ash Carter, pense toutefois que la Chine « pourrait jouer un rôle plus important pour influer sur la Corée du Nord ».

 
 
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