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Les proches de Nicolas Sarkozy critiquent la justice française

23 mars 2013 | Agence France-Presse | Europe
La mise en examen de Nicolas Sarkozy jeudi soir intervient alors que l’ex-chef de l’État avait laissé entendre qu’il pourrait revenir dans la vie politique.
Photo : La Presse canadienne (photo) Michel Euler La mise en examen de Nicolas Sarkozy jeudi soir intervient alors que l’ex-chef de l’État avait laissé entendre qu’il pourrait revenir dans la vie politique.
Paris — La question de l’avenir politique de l’ex-président français Nicolas Sarkozy se reposait avec force vendredi au lendemain de son inculpation pour abus de faiblesse au détriment de la milliardaire Liliane Bettencourt, décision qui a provoqué la colère d’une opposition en quête de chef.

La mise en examen (inculpation) de Nicolas Sarkozy jeudi soir intervient alors que l’ex-chef de l’État avait laissé entendre qu’il pourrait revenir dans la vie politique après sa défaite à l’élection présidentielle de 2012, s’il en ressentait la nécessité.


Son retour se ferait non « pas par envie » mais « par devoir », avait déclaré cet homme de 58 ans, qui a consacré sa vie à la politique depuis ses 20 ans, dans des propos rapportés récemment par l’hebdomadaire Valeurs actuelles.


Depuis sa défaite face à François Hollande en mai 2012, Nicolas Sarkozy occupait son temps libre entre sa fille, actuellement âgée de 17 mois, et les conférences très bien rémunérées qu’il donne dans des endroits prestigieux, sans oublier quelques sorties publiques comme récemment en Libye. Sans s’exprimer publiquement, il a fait savoir qu’il critiquait la décision de son successeur François Hollande d’intervenir militairement au Mali.


Privés de leader depuis son retrait, ses amis politiques se sont déchaînés contre la justice au lendemain de son inculpation. Son ancien conseiller spécial, le député UMP Henri Guaino, a estimé que la décision du juge Jean-Michel Gentil avait « déshonoré la justice ».


Cette mise en examen est « aussi injuste qu’extravagante », a considéré l’ancien premier ministre de Sarkozy, François Fillon. « Je n’arrive pas à comprendre les motivations de cette mise en examen », a ajouté son rival et actuel président de l’UMP, Jean-François Copé.


L’ancien chef d’État lui-même « a considéré que le traitement qui lui était infligé » par la justice « était scandaleux », a rapporté à la radio RTL son avocat Thierry Herzog, s’interrogeant sur l’impartialité du juge Gentil qui mène l’instruction à Bordeaux (sud-ouest).


Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a jugé que ces attaques contre la justice n’étaient « pas dignes d’hommes et de femmes politiques républicains ». La ministre de la Justice, Christine Taubira, a défendu l’indépendance des magistrats, qu’elle a assurés de son « soutien ».


Confronté jeudi à plusieurs membres du personnel de Liliane Bettencourt, Nicolas Sarkozy s’est vu notifier sa mise en examen pour un abus de faiblesse qui aurait été commis en février 2007 et courant 2007 au préjudice de l’héritière de L’Oréal, alors âgée de 84 ans.


L’affaire a été déclenchée en juillet 2010 par l’ex-comptable des Bettencourt. Elle a déclaré à la police s’être vu réclamer début 2007 150 000 euros en liquide par l’ancien homme de confiance des Bettencourt, Patrice de Maistre, afin de les donner à l’ex-ministre Eric Woerth, alors trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

 
 
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