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La France engage la refondation de l’école

Les députés ont adopté un projet de loi qui divise la classe politique française

20 mars 2013 | Agence France-Presse | Europe
Mesure phare du projet et promesse de campagne électorale du président François Hollande, la création de 60 000 postes dans l’Éducation nationale est prévue sur cinq ans. 54 000 postes bénéficieront à l’Éducation, 5000 à l’enseignement supérieur et 1000 à l’enseignement agricole.
Photo : La Presse canadienne (photo) Bob Edme Mesure phare du projet et promesse de campagne électorale du président François Hollande, la création de 60 000 postes dans l’Éducation nationale est prévue sur cinq ans. 54 000 postes bénéficieront à l’Éducation, 5000 à l’enseignement supérieur et 1000 à l’enseignement agricole.
Paris — Priorité à l’école primaire, 60 000 postes d’enseignants supplémentaires, apprentissage de l’hymne européen… Les députés français ont adopté mardi une vaste réforme de l’école en France qui divise la classe politique et laisse de côté le problème des rythmes scolaires.

La loi se concentre sur « les sujets partagés par tout le monde », la priorité au primaire (enfants de 6 à 10 ans) et la formation des maîtres, avait récemment fait valoir le ministre de l’Éducation, Vincent Peillon.


Adopté par 320 voix contre 227, ce projet de loi d’orientation et de programmation n’a toutefois recueilli que les suffrages favorables des socialistes, des écologistes et des radicaux de gauche.


Les députés du Front de gauche (gauche radicale) ont opté pour l’abstention alors que l’opposition de droite (partis UMP et UDI) votait contre. Le parti UMP a jugé le texte « idéologique » et « trop bavard », un ancien ministre, Benoist Apparu, allant jusqu’à juger qu’il « ne réduira ni les inégalités scolaires, ni le nombre d’élèves en grande difficulté ».


Mesure phare du projet et promesse de campagne électorale du président François Hollande, la création de 60 000 postes dans l’Éducation nationale est prévue sur cinq ans. 54 000 postes bénéficieront à l’Éducation, 5000 à l’enseignement supérieur et 1000 à l’enseignement agricole.


Entre 2007 et 2012, sous le gouvernement de Nicolas Sarkozy, environ 80 000 postes avaient été supprimés dans l’éducation.


Le texte, qui doit désormais être approuvé par le Sénat, prévoit de créer à nouveau une formation professionnelle des enseignants dès la rentrée 2013 avec les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation. Il donne la priorité au primaire avec notamment un renforcement de la scolarisation des moins de trois ans, encouragée dans les secteurs difficiles pour lutter contre l’échec scolaire.


Pour améliorer les résultats « alarmants » en langues étrangères, les élèves âgés de six ans vont avoir l’obligation d’en apprendre une. Par ailleurs, le redoublement, coûteux et d’une efficacité pédagogique « pas probante », va devenir « exceptionnel ».


Pour promouvoir le respect de la personne, de ses origines, de ses différences et de l’égalité homme-femme, les élèves apprendront l’hymne européen (une adaptation de l’« Ode à la Joie » de Beethoven) en plus de l’hymne national. Les enseignants sont aussi invités dans le projet à intégrer les langues et cultures régionales dans leur enseignement.

***
 

Le ministre du Budget démissionne

Le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, un pilier du gouvernement français accusé d’avoir détenu un compte en Suisse, a démissionné mardi, trois heures après que le parquet eut annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour blanchiment de fraude fiscale sur cette affaire.
 

Jérôme Cahuzac a aussitôt réaffirmé dans un communiqué son « innocence » et dénoncé le « caractère calomniateur » de l’accusation selon laquelle il a détenu un compte à la banque suisse UBS.
 

Cette démission du grand argentier du gouvernement survient à un moment particulièrement délicat : Jérôme Cahuzac avait commencé lundi à recevoir les autres ministres pour déterminer les économies envisagées pour réduire les déficits 

publics dans la préparation du budget 2014.
 

La forte personnalité de ce chirurgien de 60 ans, qui a fait fortune dans les implants capillaires, devait garantir une nouvelle baisse draconienne des dépenses publiques.

 
 
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