Berlusconi est condamné à un an de prison
Milan — L’ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a été condamné jeudi à un an de prison en première instance dans le procès sur le rachat d’une banque dans lequel il était accusé d’avoir violé le secret de l’instruction, un jugement dont il fera très probablement appel.
Il s’agit du premier de trois verdicts attendus ce mois-ci pour le Cavaliere, les deux autres concernant le procès en appel pour fraude fiscale (Mediaset) où il a été condamné à un an en première instance en octobre dernier, et celui en première instance pour prostitution de mineure et abus de pouvoir (Rubygate). « Il est impossible de tolérer une pareille persécution judiciaire qui dure depuis 20 ans », a commenté Silvio Berlusconi dans un communiqué. Le recours en appel est suspensif de la peine en Italie. Pour les peines inférieures à deux ans et quand le condamné a plus de 75 ans, il ne va généralement pas en prison mais il peut être assigné à résidence ou confié aux services sociaux.
La prescription dans cette affaire interviendra de toute manière en juillet-août, bien avant une éventuelle condamnation définitive (sachant que M. Berlusconi irait sans doute en Cassation si un procès en appel confirmait la peine de première instance), a indiqué une source proche de la défense. Dans cette affaire, l’ancien chef du gouvernement est jugé pour la publication illégale fin 2005 dans un journal de son groupe (Il Giornale) d’une écoute téléphonique entre le chef de la gauche à l’époque, Piero Fassino, et le président de l’assureur Unipol, Giovanni Consorte, alors que cette compagnie avait lancé une OPA sur la banque BNL. Dans la conversation, M. Fassino déclarait à M. Consorte : « Maintenant nous avons une banque ».








