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Mariage gai en France - L’Assemblée nationale approuve le projet

13 février 2013 | Christian Rioux | Europe
Dirigé avec dextérité et souvent avec humour par la ministre de la Justice, Christiane Taubira, le débat sur le mariage gai aura duré plus de 100 heures, réparties en 24 séances, au cours desquelles ont été déposés près de 5000 amendements.
Photo : La Presse canadienne (photo) Remy de la Mauviniere Dirigé avec dextérité et souvent avec humour par la ministre de la Justice, Christiane Taubira, le débat sur le mariage gai aura duré plus de 100 heures, réparties en 24 séances, au cours desquelles ont été déposés près de 5000 amendements.
Paris — Après dix jours de débats houleux et quelques manifestations monstres, l’Assemblée nationale française a adopté en première lecture le projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples d’homosexuels. Le texte controversé débattu depuis des semaines sur la place publique a été approuvé par une majorité de 329 députés contre 229 et dix abstentions.

« Cette loi restera comme une des grandes lois de la République », a déclaré le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui a fait remarquer que « ce débat a suscité un intérêt exceptionnel de la part des citoyens ». Les opposants ont à nouveau dénoncé une loi qui représente « une étape supplémentaire » dans la création d’un « droit à l’enfant » et qui ouvre la porte à la généralisation de la procréation médicalement assistée et à l’utilisation des mères porteuses, selon les mots du centriste Jean-Christophe Fromentin.


Dirigé avec dextérité et souvent avec humour par la ministre de la Justice, Christiane Taubira, le débat aura duré plus de 100 heures, réparties en 24 séances, au cours desquelles ont été déposés près de 5000 amendements.


La réforme promise par François Hollande en campagne électorale a donc franchi la première et principale étape du débat parlementaire même si le texte doit encore subir l’épreuve du Sénat à partir du 2 avril.

 

La procréation assistée reportée


Selon tous les sondages, le mariage entre homosexuels est approuvé par une majorité de Français. Ce qui n’est pas le cas de l’adoption et surtout de l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes. Le débat à l’Assemblée comme dans les médias s’est souvent concentré sur ces derniers sujets.


Malgré la volonté de nombreux députés socialistes, la PMA a finalement été exclue du texte. La ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, s’est alors engagée devant l’Assemblée nationale à en faire l’examen dès le printemps. Mais, devant l’ampleur de la polémique, le premier ministre a remis le tout à l’automne.


Une pétition contre le mariage gai signée par plus d’un demi-million d’opposants sera déposée cette semaine au Conseil économique et social. Pour la première fois depuis l’instauration d’un tel recours, en 2008, le Conseil devrait donc être tenu d’examiner les arguments des opposants et d’en faire rapport au Parlement et au premier ministre. L’UMP a annoncé qu’une fois le texte voté par les deux chambres, elle ferait appel au Conseil constitutionnel.

 
 
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