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L’UE adopte pour la première fois un budget en baisse

9 février 2013 | Agence France-Presse | Europe
« C’était notre réunion la plus longue, mais cela valait la peine de travailler pour obtenir ce résultats », a déclaré le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.
Photo : La Presse canadienne (photo) Yves Logghe « C’était notre réunion la plus longue, mais cela valait la peine de travailler pour obtenir ce résultats », a déclaré le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.
Bruxelles — Les dirigeants européens se sont mis d’accord vendredi après 24 heures de négociations serrées sur un budget d’austérité pour les sept prochaines années, en baisse pour la première fois dans l’histoire de l’Union européenne mais qu’ils ont salué comme un « bon compromis ».

« C’était notre réunion la plus longue, mais cela valait la peine de travailler pour obtenir ce résultats », a déclaré le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, en jugeant ce budget 2014-2020 à la fois « réaliste et tourné vers l’avenir ». « Il n’est parfait pour personne, sans doute, mais il y en aura pour tous », a-t-il souligné.


Ce budget se traduit par 960 milliards d’euros en crédits d’engagement, qui correspondent au plafond autorisé, et 908,4 milliards en crédits de paiement, soit les dépenses effectives, a-t-il détaillé. Les 960 milliards correspondent exactement à 1 % du Revenu brut de l’Union.


Ce résultat est nettement en retrait par rapport aux propositions faites par M. Van Rompuy en novembre (973 milliards d’euros pour les engagements et 943 milliards pour les paiements), elles-mêmes déjà très inférieures aux propositions de la Commission européenne. « La Commission européenne aurait préféré, c’est vrai, des montants plus élevés, mais c’était le meilleur résultat qui pouvait être atteint à l’unanimité », a déclaré son président, José Manuel Barroso.


De sources européennes, on a souligné que cela correspond à une baisse de 3 % du budget pour la période 2014-2020 par rapport aux sept années précédentes. De quoi satisfaire les pays exigeant des coupes sévères dans les dépenses, comme le Royaume-Uni, face aux défenseurs d’un cadre plus ambitieux comme la France.


Dès son arrivée à Bruxelles jeudi, le premier ministre britannique, David Cameron, s’était montré inflexible, affirmant qu’il n’y aurait pas d’accord sans baisse substantielle du budget. Au final, il obtient satisfaction, avec des crédits de paiement, la mesure la plus concrète pour son opinion publique, en nette baisse.


Cet accord « montre qu’en travaillant avec des alliés, il est possible d’avancer réellement vers des réformes au sein de l’Union européenne », a-t-il estimé, quelques jours après l’annonce de la tenue d’un référendum sur l’appartenance de son pays à l’UE d’ici fin 2017. Il a fait part de sa satisfaction d’avoir obtenu « un budget considérablement restreint, qui va permettre aux contribuables britanniques d’économiser beaucoup d’argent ».


Le président français François Hollande a salué, de son côté, « un accord qui a été aussi long que d’habitude à faire jaillir mais qui a été un bon compromis ». En terme de crédits de paiement, « les Britanniques voulaient moins de 900 milliards », face à la France qui demandait 913 milliards, a expliqué M. Hollande. Avec un montant final de 908,4 milliards d’euros, « chacun dira qui a fait le pas le plus grand », a-t-il dit pour justifier son engagement.


Il s’est félicité du maintien du budget de la Politique agricole commune (PAC), dont la France est le premier bénéficiaire. Il grignote un peu plus d’un milliard d’euros par rapport à la dernière proposition Van Rompuy en novembre.


Les fonds de cohésion pour les régions les plus défavorisées, notamment dans les pays de l’Est, obtiennent 4,5 milliards supplémentaires. Un nouveau fonds pour l’emploi des jeunes sera doté de quelque six milliards.


Pour parvenir à une baisse substantielle du budget pluriannuel sans amputer la PAC et la Cohésion, l’essentiel des coupes sont opérées dans l’enveloppe destinée aux infrastructures. Elle est amputée de plus de 10 milliards d’euros, à un peu plus de 29 milliards.

 
 
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