Gaz de schiste ou emprise russe
Moscou — Le gaz de schiste menace-t-il l’emprise de Gazprom sur l’Europe ? En quelques mois, deux des principaux clients du géant gazier russe, la Pologne et l’Ukraine, se sont dit prêts à investir des milliards pour produire cette source d’énergie controversée et au potentiel incertain. Ces pays ne sont pas isolés. Des responsables politiques de Roumanie et de Lituanie, des consommateurs moins importants, mais très dépendants du gaz russe, se sont récemment prononcés publiquement en faveur du recours aux ressources d’hydrocarbures dites «non-conventionnelles». Le 4 février, la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite a reçu des représentants du producteur américain Chevron, candidat à l’exploration des sous-sols de son pays. Ses services ont mentionné le gaz de schiste comme étant «un moyen de substitution au coûteux gaz russe». En Roumanie, la coalition de centre gauche au pouvoir depuis mai n’a pas prolongé le moratoire qu’elle avait instauré quand il a expiré en décembre. Le premier ministre, Victor Ponta, a fini par se dire favorable à l’exploration, malgré la controverse qui entoure les méthodes de fracturation hydraulique employées.








