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    Ouverture du procès de Léon Mugesera

    18 janvier 2013 |Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Europe
    L’ex-homme politique rwandais Léon Mugesera
    Photo: La Presse canadienne (photo) Paul Chiasson L’ex-homme politique rwandais Léon Mugesera

    Kigali — L’audience au fond du procès pour « incitation au génocide » de l’ex-homme politique rwandais Léon Mugesera, extradé du Canada, s’est ouvert jeudi à Kigali, après de nombreux reports liés à des questions de procédure soulevées par l’accusé et en dépit d’une nouvelle requête de sa part.


    À l’ouverture de l’audience, M. Mugesera a demandé un nouveau report, annonçant interjeter appel d’une décision de la Cour, le 11 janvier, qui avait rejeté sa demande de remplacer de des deux juges du tribunal et réclamant également plus de temps pour préparer son procès.


    Sa demande a été rejetée, la Cour estimant que M. Mugesera pourrait faire appel à la fin du procès tant sur le fond et que sur la forme.


    Le procès au fond a commencé jeudi par l’écoute de l’enregistrement du discours violemment anti-tutsi prononcé en 1992 par M. Mugesera pendant un rassemblement du parti du président hutu de l’époque Juvénal Habyarimana dont il était membre, et qui lui vaut d’être dans le box des accusés.


    L’accusation s’est ensuite livrée à une analyse de ce discours qui, selon elle, a été un élément déclencheur du génocide de 1994, au cours duquel environ 800000 personnes ont péri selon l’ONU, essentiellement au sein de la minorité tutsi.


    M. Mugesera est accusé d’y avoir qualifié les tutsi de « cafards » et d’avoir encouragé les hutu à les tuer.


    Depuis qu’il a été extradé en janvier dernier du Canada, où il vivait depuis 1993 avec son épouse et ses enfants, M. Mugesera a comparu à plusieurs reprises lors d’audiences au cours desquelles il a chaque fois demandé et obtenu, pour divers motifs, des délais supplémentaires pour être jugé.


    Réclamé par le Rwanda depuis 1995, M. Mugesera avait déjà multiplié au cours des années les recours judiciaires au Canada, mais n’avait finalement pu empêcher son extradition en janvier 2012. L’audience devait se poursuivre vendredi.

     
     
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