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Une «société distincte»

4 août 2012 | Antoine Char | Europe
Un drapeau depuis le XIIe siècle, des équipes sportives à toutes les grandes fêtes de la planète (sauf aux Jeux olympiques), une livre sterling sans la tête de la reine Elizabeth II, un Parlement, autonome de Westminster : l’Écosse est vraiment une société distincte au sein du Royaume-Uni, auquel elle ne s’est jamais vraiment intégrée.
 
Perchée au-dessus de l’Angleterre, la région semi-autonome de 78 772 km2 (un peu plus petite que l’Abitibi) a connu sa « révolution tranquille » dans les années 70, avec l’exploitation du pétrole de la mer du Nord. L’or noir fait partie de la « psychologie politique » des Écossais qui, peu importent leurs allégeances, veulent en tirer davantage profit, pour avoir plus de pouvoirs. Ils devront faire vite, car la production pétrolière, exploitée surtout par des firmes anglaises, diminue de 5 % tous les ans.
 
Même si les Écossais ont perdu depuis belle lurette leur langue — moins de 3 % parlent encore le gaélique (parfois utilisé dans la signalisation routière avec l’anglais) —, leur culture est bien vivante. Ils se disent d’abord Écossais avant d’être Britanniques. Rien ne les offense plus en ce moment que d’entendre les commentateurs sportifs londoniens qualifier de « Britannique » Andy Murray, un des meilleurs joueurs de tennis de l’heure, quand il gagne et… d’«Écossais» quand il perd.
 
 
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