Srebrenica se souvient
Les musulmans de Bosnie commémoraient hier le génocide de Srebrenica de 1995, au moment où les responsables du massacre, les Serbes de Bosnie Ratko Mladic et Radovan Karadzic sont jugés par la justice internationale, après des années de cavale. Début juin, peu après son élection, le nouveau président serbe, le nationaliste populiste Tomislav Nikolic avait nié dans une interview l’existence de ce génocide, soulevant un tollé général. Dans la journée, 520 victimes du massacre, retrouvées et identifiées depuis l’anniversaire précédent, devaient être mises en terre. «C’est de la douleur, une douleur sans fin. Et lorsque le 11 juillet arrive, chaque année, cette douleur devient insupportable», lance en pleurant Sevdija Halilovic, venue au centre mémorial de Potocari, près de Srebrenica, pour les funérailles de son père.
Le 11 juillet 1995, quelques mois avant la fin du conflit de 1992-95, les troupes serbes de Bosnie avait pris le contrôle de Srebrenica, enclave musulmane proclamée en 1993 «zone protégée» de l’ONU. Quelque 8000 hommes et adolescents ont été tués en l’espace de quelques jours.








