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Le TPIY rejette une des accusations contre Karadzic

29 juin 2012 | Associated Press | Europe
La Haye — Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) a acquitté hier Radovan Karadzic d’un chef d’accusation de génocide portant sur des crimes commis en 1992 en Bosnie-Herzégovine.

La décision survient à mi-chemin du long procès de l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, jugé depuis 2009 par le TPIY pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre durant la guerre en Bosnie (1992-95).


Les juges ont estimé que les procureurs n’avaient pas présenté assez de preuves pour étayer un chef d’accusation de génocide concernant des tueries, expulsions et persécutions commises en 1992 par les forces serbes contre des habitants musulmans et croates de municipalités de Bosnie-Herzégovine.


Les preuves ne sont pas suffisantes pour « soutenir une condamnation pour génocide dans les municipalités », a souligné le juge Oh-Gon Kwon.


Il s’agissait de l’un des deux chefs d’accusation de génocide qui pesaient sur Karadzic.


Si cette décision constitue un revers pour les procureurs, les juges ont confirmé les 10 autres chefs retenus contre Karadzic, dont celui de génocide portant sur son implication présumée dans le massacre de 8000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica, en 1995.


Karadzic avait récemment demandé aux juges de rejeter l’ensemble des 11 accusations portées contre lui. Son procès reprendra dans quelques mois sur les 10 chefs d’accusation restants. Il risque la prison à vie.

 
 
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