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Premier couac pour le président Hollande en pleines législatives

14 juin 2012 | Agence France-Presse | Europe
Le président François Hollande affrontait hier sa première tempête, avec l’affaire stupéfiante du tweet posté par sa compagne, Valérie Trierweiler, exploitée par la droite pour essayer de limiter les dégâts au second tour des élections législatives, dimanche.


« Première gaffe de France », « ministre de la Jalousie »: la presse, de droite comme de gauche, étrillait Mme Trierweiler pour son appui à l’adversaire socialiste dissident de l’ex-compagne de François Hollande, Ségolène Royal, à La Rochelle, alors que le président venait au contraire d’apporter son soutien à celle-ci, mère de leurs quatre enfants.
 
Au-delà de l’aspect vaudevillesque « ménage à trois » de cette « guerre des roses », le « Trierweilergate » est surtout le premier couac de la « présidence normale » voulue par François Hollande.
 
Depuis son élection le 6 mai, le nouveau président voulait se distinguer des débuts du quinquennat de Nicolas Sarkozy, marqués par un mélange des genres (rupture avec son épouse Cécilia, affichage de son union avec Carla, appui à la carrière de son fils Jean, etc) qui avait rapidement exaspéré les Français. « On croyait en avoir fini du mélange sulfureux entre politique et vie privée […] et voilà que ça recommence », déplorait le quotidien Sud-Ouest, alors que, pour l’Alsace, ce tweet « détruit, en quelques lignes, des mois d’efforts de François Hollande pour apparaître fort, serein et rassurant ».
 
À quatre jours du second tour des législatives, dimanche prochain, la droite s’est emparée de cette affaire, y voyant une aubaine pour priver le Parti socialiste de la majorité absolue à l’Assemblée nationale que le premier tour lui permet d’espérer. « Vous vous rendez compte que [pendant] cette élection majeure qu’est l’élection législative dans un climat de crise — l’Italie quasiment au dépôt de bilan, l’Espagne qui a un renflouement de 100 milliards d’euros pour ses banques, une crise dont François Hollande ne parle pas — on nous demande de faire des commentaires sur quelque chose qui, excusez-moi, n’est pas du niveau », s’est exclamé le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé.
 
Très embarrassé, le nouveau pouvoir cherchait la parade, tentant de ramener l’affaire à une « péripétie » de campagne ou à un « sentiment privé ». Mme Trierweiler doit savoir garder « un rôle discret », a mis en garde le premier ministre, Jean-Marc Ayrault.
 
 
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