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    Grèce: Samaras échoue à former un gouvernement de coalition

    7 mai 2012 14h08 |Associated Press | Europe
    La Grèce s'apprête à affronter plusieurs jours, voire plusieurs semaines d'instabilité politique, au lendemain des élections législatives marquées par l'effondrement des grands partis, sanctionnés pour avoir accepté les douloureuses mesures d'austérité imposées au pays pour éviter la faillite.

    Affaiblis par la percée des partis extrémistes, aucun des partis traditionnels n'a obtenu de majorité suffisante pour former un gouvernement. Le chef du parti arrivé en tête, Antonis Samaras, a annoncé ce soir (heure d'Athènes) l'échec des négociations sur la formation d'un gouvernement de coalition.

    Accablés par des mois de rigueur, les Grecs se sont tournés vers l'extrême droite et l'extrême gauche et ont délaissé les grands partis, qui tombent à leur plus bas niveau depuis 1974, à la fin de la dictature des colonels. La participation a atteint seulement 65 pour cent des quelque dix millions d'électeurs.

    Avec plus de 99 pour cent des bulletins dépouillés, les conservateurs de Nouvelle Démocratie (ND) arrivaient en tête avec 18,9 pour cent des suffrages, soit 108 des 300 sièges du Parlement.

    Les grands vainqueurs du scrutin sont la Coalition de la gauche radicale (Syriza), opposée aux plans d'aide internationale, qui arrive en deuxième position avec 16,76 pour cent des voix, soit 52 sièges, et le parti d'extrême droite Aube Dorée, qui entre au Parlement avec 7 pour cent des voix et 21 sièges. Cette formation, qui rejette l'étiquette néo-nazie, se présente comme nationaliste et patriote.

    Après avoir passé 21 ans au pouvoir depuis 1981, le parti socialiste PASOK s'est écroulé et est tombé à la troisième place, avec seulement 13,2 pour cent des suffrages, contre plus de 43 pour cent en 2009. Il n'obtiendra que 41 sièges, alors qu'il détenait 160 dans la précédente assemblée.

    Le chef de Nouvelle démocratie, Antonis Samaras, a annoncé aujourd'hui qu'il n'était pas parvenu à former un gouvernement de coalition.

    Sa mission était presque impossible, car même avec le soutien des socialistes du PASOK, l'autre grand parti du pays, il lui aurait manqué deux sièges pour disposer d'une majorité gouvernementale. Les deux formations dirigeaient le pays au sein d'un gouvernement d'union depuis la fin de 2011.

    Le mandat de former un gouvernement va donc échoir au parti arrivé en deuxième place, la Coalition de la gauche radicale, qui aura trois jours pour le faire. En cas d'échec, il reviendra au parti arrivé troisième, le PASOK, de tenter sa chance. Si aucun parti n'arrive à conclure un accord de coalition, la Grèce s'acheminera vers de nouvelles élections à la mi-juin.

    C'est à cette période qu'Athènes doit présenter le détail de nouvelles mesures d'économie de 14,5 milliards d'euros pour 2013-2014. En juin, la Grèce est aussi censée recevoir une tranche d'environ 30 milliards d'euros de nouveaux prêts. Mais le pays reste placé sous la surveillance constante de ses partenaires de la zone euro, du FMI et de la Banque centrale européenne, qui surveillent la mise en oeuvre de ses engagements.

    Fort de ses bons résultats, le chef de Syriza, Alexis Tsipras, âgé de 38 ans, a déjà réaffirmé son opposition aux plans de sauvetage, expliquant qu'il fallait tout simplement revenir sur les accords déjà conclus. "Le peuple a salué notre proposition de former un gouvernement de la gauche qui annulera les accords de prêt et renversera la trajectoire de notre population vers la misère", a-t-il lancé.

    Le blocage qui s'annonce pourrait compromettre l'aide internationale destinée à éviter la faillite de la Grèce, posant une nouvelle fois la question de son avenir dans la zone euro.

    Depuis mai 2010, la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) ont accordé deux plans de sauvetage successifs à la Grèce, mais la poursuite des versements reste soumise à la mise en oeuvre rapide de réformes et de coupes budgétaires.

    En échange des prêts nécessaires pour éviter un défaut de paiement, Athènes a dû engager des mesures d'austérité extrêmement dures qui ont durement touché l'économie du pays. La Grèce est entrée dans sa cinquième année de récession et a vu flamber le taux de chômage, qui frappe aujourd'hui 21,8 pour cent de sa population active.
     
     
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