Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    À 24 heures du premier tour de la présidentielle en France - L'avance de Hollande se confirme

    Les favoris peaufinent leur stratégie de second tour

    21 avril 2012 |Christian Rioux | Europe
    François Hollande<br />
    Photo: Agence Reuters Charles Platiau François Hollande
    Les électeurs français d'outre-mer, vivant notamment au Québec et au Canada, votent aujourd'hui dans le cadre du premier tour de la présidentielle française. Ce vote avancé permet depuis 2007 à près d'un million d'électeurs outre-mer de se rendre aux urnes une journée plus tôt que les électeurs qui résident en France, en raison du décalage horaire. À Montréal, quelque 45 000 ressortissants français peuvent se prévaloir de leur vote, et à Québec, près de 8000. Les bureaux sont ouverts entre 8h et 20h. Le taux de participation lors de la dernière présidentielle avait été de 40 % au Québec. - La Presse canadienne
    Paris — La campagne du premier tour de l'élection présidentielle française s'est terminée hier à minuit, alors que quatre sondages sur six mettaient le candidat socialiste François Hollande légèrement en tête du premier tour et que tous le donnaient largement gagnant au second. À 24 heures de l'ouverture des bureaux de scrutin, «le second tour est toujours aussi mal engagé pour Nicolas Sarkozy», écrivait hier le directeur adjoint de l'institut BVA, Gaël Sliman.

    François Hollande a achevé sa campagne hier au pays du poète Arthur Rimbaud, Charleville-Mézières, qui est aussi une région sinistrée des Ardennes. C'est là que Nicolas Sarkozy avait promis en 2007 de hausser le pouvoir d'achat et de ressusciter la sidérurgie française. Le candidat en a appelé au «sursaut républicain» et à se «méfier de l'euphorie» afin que «la dynamique soit irrésistible». Hollande veut éviter l'éparpillement des voix à gauche. En distançant son adversaire dès dimanche, il aborderait le second tour avec l'aura du vainqueur, même si l'ordre d'arrivée des deux premiers candidats n'a, en soi, jamais eu de lien direct avec les résultats du second tour.

    Sur un ton soudainement très nationaliste, Nicolas Sarkozy a conclu hier sa campagne à Nice, un fief historique de la droite où le Front national obtient de très bons résultats. Le président n'a cessé depuis une semaine de dire qu'un vote pour le Front national était un vote pour François Hollande. Depuis le début de sa campagne, le président cherche à rééditer la razzia qu'il avait opérée en 2007 chez les électeurs d'extrême droite. L'exercice semble beaucoup plus difficile cette année.

    La majorité des sondages prédisent que le candidat du Front national, Marine Le Pen, arrivera en troisième position, devant celui du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon. Mais une surprise est toujours possible, alors que le choix de 23 % des électeurs n'est pas définitif. Cette marge d'incertitude pourrait modifier l'ordre d'arrivée entre Sarkozy et Hollande, d'une part, et entre Mélenchon et Le Pen, d'autre part. Selon le politologue Pascal Perrineau, une surprise comme celle de 2002, alors que Jean-Marie Le Pen avait éliminé le socialiste Lionel Jospin, est difficilement envisageable.

    Les deux principaux candidats ont profité de cette semaine pour peaufiner leur stratégie de second tour. François Hollande a accumulé les ralliements d'anciens ministres des gouvernements de droite, comme Fadela Amara, Martin Hirsch, Azouz Begag et François Aillagon. Dès lundi, son discours devrait s'adresser aux centristes de François Bayrou en insistant, par exemple, sur la moralisation de la vie publique réclamée par les deux candidats. François Hollande a cependant écarté toute possibilité de nommer un premier ministre qui ne serait pas socialiste.

    À droite, on semble hésiter entre la poursuite de la stratégie définie par le conseiller Patrick Buisson, qui consiste à séduire les électeurs du Front national, et une autre qui permettrait d'assurer un meilleur report des électeurs de François Bayrou. Hier, à Nice, l'ancienne ministre centriste Rama Yade était bien en vue, assise au premier rang.

    Crédité d'à peine 10 % des voix, Bayrou a toujours refusé de dire pour qui il appellerait à voter. Il a nié toutes tractations même si le ministre Alain Juppé a déclaré publiquement qu'il ferait un bon premier ministre. «L'idée que je pourrais me prêter à ce genre de manoeuvre est une idée de gens qui ignorent absolument quel est mon parcours politique», a-t-il déclaré. En difficulté, Nicolas Sarkozy n'a pas écarté la possibilité de lui proposer Matignon. Il pourrait aussi lui offrir la possibilité de constituer enfin un groupe parlementaire. Selon plusieurs médias français, il y a quelques jours, François Bayrou aurait confié que Nicolas Sarkozy était «foutu».

    Le président sortant a réclamé la tenue de deux débats télévisés au lieu du débat traditionnel d'entre deux tours. La proposition ayant été rejetée par son adversaire, le débat se tiendra le 2 mai.

    Depuis minuit hier, la loi impose le silence aux médias français sur la campagne électorale. Il ne devrait être rompu que dimanche à 20h par l'annonce des résultats des sondages de sortie des urnes. Les médias suisses et belges, qui ne sont pas soumis à la loi, pourraient les révéler une ou deux heures plus tôt. On craint qu'ils ne se propagent alors sur les réseaux sociaux, une éventualité qui n'a pas été prévue par la loi. Le CSA a cependant prévenu qu'il sanctionnerait tous les médias qui ne respecteraient pas l'embargo.




    ***
    Correspondant du Devoir à Paris
    François Hollande<br />
Nicolas Sarkozy<br />
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel