France - Strauss-Kahn libéré, mais toujours menacé de poursuites
Lille — Dominique Strauss-Kahn est sorti libre hier de la caserne de gendarmerie de Lille après une journée et demie de garde à vue dans une affaire de proxénétisme, mais il a rendez-vous avec les juges et reste menacé de mise en examen.
Il a été interrogé depuis mardi matin par des enquêteurs de la police judiciaire et de l'inspection générale de la police nationale (IGPN) dans cette enquête ayant mis au jour des rencontres avec des prostituées organisées en 2010 et 2011 par deux amis entrepreneurs et un policier, à Paris et Washington.
Même s'il n'a pas été présenté dans l'immédiat aux trois juges d'instruction chargés de l'affaire, il est convoqué ultérieurement par ces magistrats qui pourront le mettre en examen, dit-on de source judiciaire. Le rendez-vous est fixé au 28 mars, croit savoir le site Internet du Journal du Dimanche.
L'ancien patron du FMI est parti en voiture sans faire de commentaires. Me Frédérique Beaulieu, son avocate, a expliqué aux journalistes qu'il avait répondu à toutes les questions.
«Il est parfaitement satisfait d'avoir été entendu dans des conditions qui ont été d'une grande sérénité. Il a répondu à l'ensemble des questions. Qu'il ressorte libre est une très bonne chose, il est normal qu'il ressorte libre dès lors qu'il s'est complètement expliqué», a-t-elle dit à la presse.
La qualification de recel d'abus de biens sociaux est envisagée, mais elle suppose d'avoir des éléments susceptibles de prouver qu'il savait que les jeunes femmes rencontrées étaient des prostituées et qu'elles étaient payées par ses amis avec les fonds de leurs sociétés.
Quant à la qualification de complicité de proxénétisme, évoquée aussi de source proche du dossier, elle semble encore plus difficile à établir puisqu'elle suppose que Dominique Strauss-Kahn ait participé à l'organisation du commerce des prostituées.
Strauss-Kahn ne peut en France être poursuivi pour avoir été le client de prostituées. La défense de l'ancien ministre PS de l'Économie (1997-199) n'a pas fait de déclarations durant les deux jours de garde à vue.
Dominique Strauss-Kahn a dit à son biographe, Michel Taubmann, fin 2011, qu'il avait bien participé à des soirées qu'il dit libertines, mais sans savoir qu'il avait affaire à des prostituées.
«Je n'ai jamais rien fait d'illégal. La prostitution, le proxénétisme, je les ai en horreur», disait-il. Son avocat, Henri Leclerc, avait dit en décembre sur Europe 1 qu'il pouvait ignorer que les femmes étaient des prostituées.
Proche de Dominique Strauss-Kahn, le commissaire divisionnaire lillois Jean-Christophe Lagarde, poursuivi pour proxénétisme aggravé en bande organisée et recel d'abus de biens sociaux, est soupçonné d'avoir organisé des déplacements de prostituées à Paris et aux États-Unis pour Dominique Strauss-Kahn en 2010 et au printemps 2011, quand il dirigeait le FMI.
Il a été interrogé depuis mardi matin par des enquêteurs de la police judiciaire et de l'inspection générale de la police nationale (IGPN) dans cette enquête ayant mis au jour des rencontres avec des prostituées organisées en 2010 et 2011 par deux amis entrepreneurs et un policier, à Paris et Washington.
Même s'il n'a pas été présenté dans l'immédiat aux trois juges d'instruction chargés de l'affaire, il est convoqué ultérieurement par ces magistrats qui pourront le mettre en examen, dit-on de source judiciaire. Le rendez-vous est fixé au 28 mars, croit savoir le site Internet du Journal du Dimanche.
L'ancien patron du FMI est parti en voiture sans faire de commentaires. Me Frédérique Beaulieu, son avocate, a expliqué aux journalistes qu'il avait répondu à toutes les questions.
«Il est parfaitement satisfait d'avoir été entendu dans des conditions qui ont été d'une grande sérénité. Il a répondu à l'ensemble des questions. Qu'il ressorte libre est une très bonne chose, il est normal qu'il ressorte libre dès lors qu'il s'est complètement expliqué», a-t-elle dit à la presse.
La qualification de recel d'abus de biens sociaux est envisagée, mais elle suppose d'avoir des éléments susceptibles de prouver qu'il savait que les jeunes femmes rencontrées étaient des prostituées et qu'elles étaient payées par ses amis avec les fonds de leurs sociétés.
Quant à la qualification de complicité de proxénétisme, évoquée aussi de source proche du dossier, elle semble encore plus difficile à établir puisqu'elle suppose que Dominique Strauss-Kahn ait participé à l'organisation du commerce des prostituées.
Strauss-Kahn ne peut en France être poursuivi pour avoir été le client de prostituées. La défense de l'ancien ministre PS de l'Économie (1997-199) n'a pas fait de déclarations durant les deux jours de garde à vue.
Dominique Strauss-Kahn a dit à son biographe, Michel Taubmann, fin 2011, qu'il avait bien participé à des soirées qu'il dit libertines, mais sans savoir qu'il avait affaire à des prostituées.
«Je n'ai jamais rien fait d'illégal. La prostitution, le proxénétisme, je les ai en horreur», disait-il. Son avocat, Henri Leclerc, avait dit en décembre sur Europe 1 qu'il pouvait ignorer que les femmes étaient des prostituées.
Proche de Dominique Strauss-Kahn, le commissaire divisionnaire lillois Jean-Christophe Lagarde, poursuivi pour proxénétisme aggravé en bande organisée et recel d'abus de biens sociaux, est soupçonné d'avoir organisé des déplacements de prostituées à Paris et aux États-Unis pour Dominique Strauss-Kahn en 2010 et au printemps 2011, quand il dirigeait le FMI.
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