Dominique Strauss-Kahn interrogé toute la journée à Lille
La police française a interrogé l’ancien patron du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, pendant toute la journée d'aujourd'hui dans le cadre d’une enquête sur un réseau de prostitution présumé.
Dominique Strauss-Kahn, aspirant candidat à la présidence française dont les projets ont déraillé après des accusations d’agression sexuelle portées par une femme de chambre à New York, est arrivé dans un poste de police de Lille ce matin dans le cadre d’une rencontre prévue à l’avance.
Il n’était toujours pas sorti du poste de police en soirée et des médias français ont rapporté qu’il y resterait toute la nuit.
L’ancien ministre français de l’Économie est interrogé en lien avec des allégations de «complicité de proxénétisme» et d’«abus de biens sociaux», ont précisé des sources judiciaires.
À la fin de 2011, les avocats de M. Strauss-Kahn avaient publiquement indiqué que leur client, face à l’avalanche d’articles de presse, souhaitait être entendu rapidement dans cette affaire.
Les policiers cherchent à éclaircir les conditions dans lesquelles Dominique Strauss-Kahn aurait rencontré des prostituées à Paris, mais également à Washington, en 2010 et 2011. Plusieurs d’entre elles ont déclaré aux enquêteurs avoir eu des relations sexuelles avec lui à l’hôtel Murano de Paris, dans un restaurant chic du XVIe arrondissement ainsi qu’à Washington.
«Pas un seul journal ne dit que Dominique Strauss-Kahn savait qu’il s’agissait de prostituées», avait déclaré l’un de ses avocats, Me Henri Leclerc, en décembre dernier. «Il pouvait parfaitement l’ignorer car, figurez-vous qu’à ces soirées, on n’est pas forcément habillé et je vous défie de distinguer une prostituée nue d’une femme du monde nue». Ses défenseurs assurent que l’ancien candidat socialiste à la présidentielle pensait participer à des soirées libertines.
Selon les premiers éléments de l’enquête, ces femmes auraient été rémunérées par Fabrice Paszkowski, gérant d’une entreprise de matériel médical et membre d’un club de réflexion favorable à M. Strauss-Kahn, et par David Roquet, ancien dirigeant d’une filiale BTP du groupe Eiffage. Tous deux ont été mis en examen pour «proxénétisme aggravé en bande organisée», «association de malfaiteurs», «escroquerie», «abus de confiance» et «abus de biens sociaux». Ils ont été récemment placés sous contrôle judiciaire.
Dominique Strauss-Kahn, aspirant candidat à la présidence française dont les projets ont déraillé après des accusations d’agression sexuelle portées par une femme de chambre à New York, est arrivé dans un poste de police de Lille ce matin dans le cadre d’une rencontre prévue à l’avance.
Il n’était toujours pas sorti du poste de police en soirée et des médias français ont rapporté qu’il y resterait toute la nuit.
L’ancien ministre français de l’Économie est interrogé en lien avec des allégations de «complicité de proxénétisme» et d’«abus de biens sociaux», ont précisé des sources judiciaires.
À la fin de 2011, les avocats de M. Strauss-Kahn avaient publiquement indiqué que leur client, face à l’avalanche d’articles de presse, souhaitait être entendu rapidement dans cette affaire.
Les policiers cherchent à éclaircir les conditions dans lesquelles Dominique Strauss-Kahn aurait rencontré des prostituées à Paris, mais également à Washington, en 2010 et 2011. Plusieurs d’entre elles ont déclaré aux enquêteurs avoir eu des relations sexuelles avec lui à l’hôtel Murano de Paris, dans un restaurant chic du XVIe arrondissement ainsi qu’à Washington.
«Pas un seul journal ne dit que Dominique Strauss-Kahn savait qu’il s’agissait de prostituées», avait déclaré l’un de ses avocats, Me Henri Leclerc, en décembre dernier. «Il pouvait parfaitement l’ignorer car, figurez-vous qu’à ces soirées, on n’est pas forcément habillé et je vous défie de distinguer une prostituée nue d’une femme du monde nue». Ses défenseurs assurent que l’ancien candidat socialiste à la présidentielle pensait participer à des soirées libertines.
Selon les premiers éléments de l’enquête, ces femmes auraient été rémunérées par Fabrice Paszkowski, gérant d’une entreprise de matériel médical et membre d’un club de réflexion favorable à M. Strauss-Kahn, et par David Roquet, ancien dirigeant d’une filiale BTP du groupe Eiffage. Tous deux ont été mis en examen pour «proxénétisme aggravé en bande organisée», «association de malfaiteurs», «escroquerie», «abus de confiance» et «abus de biens sociaux». Ils ont été récemment placés sous contrôle judiciaire.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

