Londres est pris à partie au Parlement européen
Photo : Agence Reuters Vincent Kessler
L’ancien premier ministre belge, Guy Verhofstadt (à gauche), discutait hier, à Strasbourg, avec le président du groupe du Parti populaire européen, Joseph Daul.
Strasbourg — Les députés européens ont sévèrement critiqué le Royaume-Uni hier pour son manque de solidarité vis-à-vis de la zone euro et son refus de participer à un nouveau traité européen, certains brandissant même la menace de représailles.
Londres a refusé vendredi dernier lors du Conseil européen de s'associer au projet de nouveau traité, qui renforcera les mécanismes de solidarité entre les pays de la zone euro au prix d'une convergence budgétaire renforcée. Le premier ministre britannique, David Cameron, exigeait un protocole exonérant les services financiers de certaines réglementations, ce que les autres pays ont refusé.
«L'isolement britannique montre que le gouvernement de ce pays considère l'Union européenne comme une simple zone de libre échange sans aucune considération pour la solidarité et la responsabilité à l'égard de ses partenaires», a déclaré le président du groupe du Parti populaire européen (centre droit), Joseph Daul, lors de la session plénière du Parlement à Strasbourg.
Cela implique pour lui «un changement de comportement des 26» et la remise en cause de la ristourne britannique de plusieurs milliards d'euros par an lors des négociations pour le budget européen de 2014 à 2021 qui vont s'ouvrir bientôt.
Pour l'ancien premier ministre belge, Guy Verhofstadt, président du groupe Libéral et démocrate, «dans quelque temps, David Cameron s'apercevoir qu'il a fait la gaffe de sa vie».
Pour l'Allemand Martin Schulz, président du groupe Socialiste et démocrate, «c'est dans la City de Londres que sont les spéculateurs qui nous ont fait plonger dans cette crise si profonde».
Le groupe Conservateurs et réformistes européens, dominé par les conservateurs britanniques, a fait monter au front un eurodéputé tchèque en première ligne pour dénoncer cette stratégie du «bouc émissaire». «Ce qu'a fait M. Cameron était tout simplement de défendre les intérêts de son pays de la même façon que l'ont fait M. Sarkozy et Mme Merkel», a déclaré Jan Zahradil.
«Nous ne voulons pas de cette tendance idéologique qui veut que l'on maintienne à tout prix l'euro à flot. Ce n'est pas une politique pour le XXIe siècle», a ajouté le député eurosceptique.
Londres a refusé vendredi dernier lors du Conseil européen de s'associer au projet de nouveau traité, qui renforcera les mécanismes de solidarité entre les pays de la zone euro au prix d'une convergence budgétaire renforcée. Le premier ministre britannique, David Cameron, exigeait un protocole exonérant les services financiers de certaines réglementations, ce que les autres pays ont refusé.
«L'isolement britannique montre que le gouvernement de ce pays considère l'Union européenne comme une simple zone de libre échange sans aucune considération pour la solidarité et la responsabilité à l'égard de ses partenaires», a déclaré le président du groupe du Parti populaire européen (centre droit), Joseph Daul, lors de la session plénière du Parlement à Strasbourg.
Cela implique pour lui «un changement de comportement des 26» et la remise en cause de la ristourne britannique de plusieurs milliards d'euros par an lors des négociations pour le budget européen de 2014 à 2021 qui vont s'ouvrir bientôt.
Pour l'ancien premier ministre belge, Guy Verhofstadt, président du groupe Libéral et démocrate, «dans quelque temps, David Cameron s'apercevoir qu'il a fait la gaffe de sa vie».
Pour l'Allemand Martin Schulz, président du groupe Socialiste et démocrate, «c'est dans la City de Londres que sont les spéculateurs qui nous ont fait plonger dans cette crise si profonde».
Le groupe Conservateurs et réformistes européens, dominé par les conservateurs britanniques, a fait monter au front un eurodéputé tchèque en première ligne pour dénoncer cette stratégie du «bouc émissaire». «Ce qu'a fait M. Cameron était tout simplement de défendre les intérêts de son pays de la même façon que l'ont fait M. Sarkozy et Mme Merkel», a déclaré Jan Zahradil.
«Nous ne voulons pas de cette tendance idéologique qui veut que l'on maintienne à tout prix l'euro à flot. Ce n'est pas une politique pour le XXIe siècle», a ajouté le député eurosceptique.
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