Lettres - Un impôt sur la fortune
Le gouvernement grec a pris des mesures d'économies budgétaires draconiennes qui imposent au peuple d'énormes sacrifices pour racheter des années d'administration corrompue. Ce n'est donc pas juste et équitable, et l'on comprend que le peuple se révolte. D'autant plus qu'il est démontré que de telles compressions budgétaires vont inévitablement déprimer l'économie, stopper le développement économique pendant des années et lourdement pénaliser les travailleurs.
Il faudrait donc trouver un moyen de vraiment «faire payer les riches», ceux qui ont profité des largesses de l'État grec et ont accumulé des richesses considérables. Pourquoi alors n'imposerait-on pas les patrimoines plutôt que les revenus, soit TOUS LES BIENS de chaque citoyen, MOBILIERS (véhicules, avoirs bancaires, actions, en Grèce et ailleurs) et IMMOBILIERS (maisons et tous autres immeubles)?
Ainsi, les riches contribueraient en fonction de toutes les richesses accumulées au cours des années de gabegie passées alors que les pauvres sans fortune ne paieraient rien ou presque, et les classes moyennes, un petit quelque chose qui ne fait pas mal...
Le taux d'un tel impôt serait de l'ordre de 0,01 % pendant plusieurs années: ainsi, un patrimoine de 1 million serait imposé à 100 (euros ou dollars); mais une fortune de 1 milliard, à 100 000. Pour plus de justice, on pourrait augmenter les taux d'imposition des grandes fortunes, au-dessus de 100 millions par exemple. Le problème d'un tel système tient à ce que les riches connaissent bien les mécanismes de l'évasion fiscale et de la dispersion de leurs avoirs un peu partout dans le monde. Or, c'est ici que l'Europe pourrait intervenir en aidant la Grèce (et d'autres pays membres par la suite...), à retrouver la trace des avoirs étrangers de tous les citoyens grecs fortunés, même les avoirs cachés dans des banques suisses ou dans certains paradis fiscaux, ou de ceux qui ont déménagé afin de se soustraire à l'impôt de leur pays d'origine.
Le peuple grec favoriserait certainement plus ces mesures plus justes et comportant de telles assurances!
***
Jean Rémillard - Montréal, le 9 novembre 2011
Il faudrait donc trouver un moyen de vraiment «faire payer les riches», ceux qui ont profité des largesses de l'État grec et ont accumulé des richesses considérables. Pourquoi alors n'imposerait-on pas les patrimoines plutôt que les revenus, soit TOUS LES BIENS de chaque citoyen, MOBILIERS (véhicules, avoirs bancaires, actions, en Grèce et ailleurs) et IMMOBILIERS (maisons et tous autres immeubles)?
Ainsi, les riches contribueraient en fonction de toutes les richesses accumulées au cours des années de gabegie passées alors que les pauvres sans fortune ne paieraient rien ou presque, et les classes moyennes, un petit quelque chose qui ne fait pas mal...
Le taux d'un tel impôt serait de l'ordre de 0,01 % pendant plusieurs années: ainsi, un patrimoine de 1 million serait imposé à 100 (euros ou dollars); mais une fortune de 1 milliard, à 100 000. Pour plus de justice, on pourrait augmenter les taux d'imposition des grandes fortunes, au-dessus de 100 millions par exemple. Le problème d'un tel système tient à ce que les riches connaissent bien les mécanismes de l'évasion fiscale et de la dispersion de leurs avoirs un peu partout dans le monde. Or, c'est ici que l'Europe pourrait intervenir en aidant la Grèce (et d'autres pays membres par la suite...), à retrouver la trace des avoirs étrangers de tous les citoyens grecs fortunés, même les avoirs cachés dans des banques suisses ou dans certains paradis fiscaux, ou de ceux qui ont déménagé afin de se soustraire à l'impôt de leur pays d'origine.
Le peuple grec favoriserait certainement plus ces mesures plus justes et comportant de telles assurances!
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Jean Rémillard - Montréal, le 9 novembre 2011
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