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Victoire de la gauche au Sénat - Une menace pour la réélection de Sarkozy

Agence France-Presse   27 septembre 2011  Europe
Nicolas Sarkozy<br />
Photo : Agence France-Presse Benoît Tessier
Nicolas Sarkozy
Paris — Déjà embarrassé par des affaires de financement politique, le président français, Nicolas Sarkozy, a subi un revers historique avec la perte du Sénat, très sévère avertissement avant l'élection présidentielle d'avril et mai prochains.

Véritable «séisme» politique, l'opposition de gauche a remporté dimanche la majorité absolue au Sénat à l'occasion du renouvellement de la moitié de sièges de la Chambre haute du Parlement, contrôlée par la droite depuis 1958.

Passé le choc des résultats, chaque camp s'est projeté en 2012. Le Parti socialiste (PS) voit dans le basculement à gauche du Sénat les prémices d'une victoire au printemps prochain, tandis que le parti présidentiel UMP relativise la portée du vote et affiche toujours sa confiance en son probable candidat à la présidentielle, Nicolas Sarkozy.

Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a ainsi expliqué lundi que cet «échec» au Sénat était dû à «l'effet de la division» au sein de l'UMP et appelé son parti à surmonter cette tendance «suicidaire» pour 2012.

Si une possible victoire de la gauche aux sénatoriales était évoquée, le choc est rude pour Nicolas Sarkozy: l'opposition détient désormais deux sièges de plus que la majorité absolue au Sénat (177 sur 348).

Le Sénat était pourtant considéré comme une place forte de la droite grâce à un mode de scrutin indirect complexe, qui assure une surreprésentation aux régions rurales, réputées conservatrices. Mais les succès de la gauche aux derniers scrutins locaux et régionaux ont modifié la composition des grands électeurs appelés à voter.

Pour Nicolas Sarkozy, le résultat du scrutin ponctuait une semaine cauchemardesque avec de nouveaux rebondissements dans l'affaire dite de Karachi, un dossier de corruption et de financements politiques illégaux liés à une vente de sous-marins au Pakistan.

Les socialistes, en campagne pour la primaire chargée de désigner leur candidat à la présidentielle, espèrent retrouver la présidence de la République, perdue depuis le départ de François Mitterrand, au pouvoir de 1981 à 1995.

Il y a un désir d'alternance, explique Pierre Moscovici, un proche de François Hollande, favori des sondages pour la primaire. Nicolas Dupont-Aignan, un ancien de l'UMP passé à la droite souverainiste, a même appelé le chef de l'État à ne pas se représenter en 2012, évoquant «l'allergie de notre peuple à la présidence Sarkozy».

Le président du Sénat sera élu le 1er octobre. Une élection à forte valeur symbolique, car ce deuxième personnage de l'État dans l'ordre protocolaire assure l'intérim du président en cas d'incapacité ou de décès.
 
 
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  • adel bensaid - Inscrit
    27 septembre 2011 01 h 08
    Nicolas Sarkozy et bush
    je croit que sarkosy resemble beaucoup a j.w. bush
    un homme qui n'apparait pas comme président respectueux.

    adel19180@yahoo.fr
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  • Roland Berger - Abonné
    27 septembre 2011 10 h 26
    Division et multiplication
    La droite se divise, la gauche se divise et le centre se multiplie. Tant mieux !
    Roland Berger
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  • d i a n e - Inscrite
    30 septembre 2011 23 h 53
    Sa facon de faire pour la Libye... a déplu!
    Mauvaise image pour la France... et sa ré-élection??
    Avec un président qui a orchestré dans l'ombre, le "putch" de la Libye...
    après avoir été recu par le Col. Kadhafi - un grande pompe - il y a quatre ans!

    Les francais savent qu'il est un de ceux qui a comploté, avec D. Cameron,
    les Etats-Unis d'Obama, et autres pays... - par l'entremise de l'ONU, soutenu par l'OTAN,
    en utilisant n o s aviateurs canadiens, pour ""bombarder et tuer les Libyens"",
    ""bombarder leurs infra-structures"", etc.

    Comme les "finances" des francais vont mal, et que Kadhafi a eu l'imprudence de placer de l'argent au nom de tous les Libyens, dans les coffres de la France,
    Sarkosy a tout fait pour détrôner son "ami"... (on se serre la main... avec un couteau dans l'autre, pour le poignarder dans le dos!) Un vrai mafioso!

    Sa facon hypocrite de fonctionner, et encore plus le "party" qu'il a donné après les bombardements de la Libye, et convié ses pareils ou ses semblables, ne donne pas une bonne image de la France
    de par le monde|
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