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Émeutes en Angleterre - Le désespoir

Serge Truffaut   10 août 2011  Europe
Voilà quatre jours que des bandes formées essentiellement de jeunes échangent des coups avec la police anglaise, brûlent des automobiles, pillent des magasins. Ces émeutes, qui font écho à celles des années 80, alors que le pays était plongé en pleine récession, traduisent le ras-le-bol d'une classe qui n'a plus rien à perdre. Mieux ou pire, c'est selon, cette flambée de violence était prévisible.
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  • France Marcotte - Abonnée
    10 août 2011 07 h 52
    Pillards aux gants blancs
    "Selon deux sociologues interrogés par les médias, si les jeunes Anglais ne revendiquent pas, c'est parce qu'ils sont plus désespérés que leurs homologues du continent."
    Plus désespérés en Angleterre qu'en Grèce, qu'au Portugal?
    Mais bien enfouis dans les quartiers les plus pauvres, jusque là figés dans la misère, invisibles et silencieux.
    "Pendant que les gouvernements lessivaient d'un côté, ils engraissaient de l'autre. Après 20 ans de politiques faites contre les classes moyennes et les foyers à revenu modeste, les riches ont encaissé, encaissé."
    Les pauvres restaient bien sages derrière l'image puis crac! sans s'encombrer de revendications, par pur et simple ras-le-bol, ils déferlent fous de rage dans les rues proprettes.
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    10 août 2011 09 h 25
    Que peut-on ajouter ?
    Rien, tous les clichés, les raccourcis, les conclusions hâtives, les énormités, vous les avez toutes monsieur Truffaut. Il n'y a pas de justification à la violence et au pillage et je ne crois pas que ce dernier soit l'oeuvre des policiers.
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  • France Marcotte - Abonnée
    10 août 2011 10 h 55
    M.Gagnon
    Les conclusions de M.Truffaut sont peut-être à vos yeux brouillés des clichés mais reconnaissez qu'elles ont le mérite d'être le résultat d'une explication. Vos affirmations à vous sont quoi à part que de la démagogie?
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  • Michel Handfield Societas Criticus - Abonné
    10 août 2011 11 h 01
    Et, le gouvernement en rajoute!
    Et, pendant ce temps, pour améliorer les choses, le gouvernement britannique « met la hache dans les bibliothèques » malgré le fait que « chez les 11 à 15 ans en effet, 70 % fréquentent les bibliothèques publiques. » C'est ce que nous apprend aussi le Devoir d'aujourd'hui en page B-8 ou, pour les internautes comme moi : www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/32

    Michel Handfield
    éditeur de societascriticus.com
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  • Yvon Bureau - Abonné
    10 août 2011 11 h 33
    Matraquage
    Pendant ce temps, la publicité intensive matraque quotidiennement les pauvres. Quelle violence !

    PAUVRE RICHESSE !

    RICHESSE NON SUFFISAMMENT PARTAGÉE, PEUBLE TROUBLÉ.
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  • Jacques Lison - Abonné
    10 août 2011 12 h 12
    Souvenirs!
    Dans les années 1980, avec un prêtre ouvrier belge, j'ai visité les ruines des premières émeutes... Le désespoir des jeunes sans horizon était déjà là. C'est dans ce contexte que le prêtre ouvrier en question, Roger Vanthournout, a fondé "Quelque chose à faire". On trouve un aperçu de son histoire en http://www.qcaf.be/sous_menu1_histoire.html
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  • Jacques Lison - Abonné
    10 août 2011 12 h 15
    Contraste...
    En avril dernier, c'était le mariage de Kate et William. Aujourd'hui, ce sont les émeutes. Ces deux événements ne sont pas sans liens!
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  • Luc Boyer - Abonné
    10 août 2011 12 h 48
    Le capitalisme ne peut-être que sauvage.
    Régression aux années trente vous dites? Peut-être, mais avec ce que leur promet Cameron ce sera une régression au XIXième sc., quand les bourgeois anglais avaient bâtons à pommeau d'or avec le droit de bastonner les pouilleux qui leur gênaient le passage lors de leurs promenades ou demandaient l’aumône à la porte de leurs maisons cossus . De plus, il est à noter qu'à cette époque, une génération de bourgeois durait 25 ans alors que les classes populaires et ouvrières en étaient à 13 ans. N'est-ce pas une ressemblance avec le fait que vous rapportez où deux générations peuvent jamais n'avoir eu de travail?
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  • Observer - Inscrit
    10 août 2011 14 h 18
    Mes voisins et les évennements
    J'adore prendre connaissance des commentaires 'à chaud', tout de suite après
    les évennements. Merci à ceux qui commentent, c'est très instructif. Se pourrait-il que ces éloquentes radiographies servent de base à la prise de décisions, quelque part dans l'officine des puissants? Ayant foi en la sagesse, je me demande par contre qui sont mes voisins qui scandent 'Kill them all', qui réclament sporadiquement toujours plus de potences, d'éradication, d'annihilation, de barreaux? Ai-je aujourd'hui sans m'en rendre compte ce qui pourrait demain leur faire japer 'Kill him'? Oui, j'ai de plus en plus peur de constater l'effet Frankenstein de l'empillage d'opinions par dessus d'autres opinions sans lendemain, parceque je soupçonne qu'il y a de plus en plus de preneurs pour les succédanés du jugement. Oui, il y a de plus en plus de mangeurs pour se servir à n'importe quel mangeoir, pourvu que l'herbe y soit de fois en fois toujours un peu plus pourrie tout en gardant l'estomac plein.
    Doit-on réduire l'affaire des émeutes d'Angleterre à un quelconque fait de criminalité? Les éculubrations du monde contemporain peuvent-elles avoir comme résidus autre chose que des émeutes? L'impitoyable règle du 'crois ou meurs' se durcira-t-elle? Notre magnifique paquebot du progrès et de la modernité manque-t-il de chaloupes de sauvetage?
    On va éteindre les feux, oui mais quelque chose me dit que ce ne sont pas les derniers.
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  • Denis Paquette - Abonné
    10 août 2011 14 h 40
    Heureusement qu'ils sont la pour nous parler de leur réalité
    Le monde est ainsi fait qu'il a toujours eu besoin d'un viatique de temps en temps.
    Au siecle dernier le pouvoir était si fermer a double tour, que ca pris deux guerre et des millions de morts pour qu'il change et évolu. Ne nous offensons pas si quelques jeunes, aujourd'hui nous empechent de tourner en rond. Qu'arriverait il s'il n'y avait pas quelqus jeunes qui de temps en temps se révoltent
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  • Nelson - Inscrit
    10 août 2011 15 h 13
    BIEN D'ACCORD AVEC VOUS, M. LUC BOYER ; 'Le capitalisme ne peut-être que sauvage''.
    Un système que fonctionne sur la base du profit, de l'ambition et de l'égoisme sans limites, avec manque totale de empathie humaine,et vis-â-vis l'environnement, que exploite et vole une partie du travail des travailleurs (plus-value), et que trop souvent spécule, arnaque, joue avec l'économie mondial comme nous voyons présentement (en jetant au chômage à des millions de travailleurs).

    Et en faisant des guerres pour faire du fric, et en créant des bulles financières qui menacent les fonds de retraite du monde entier, et en détruisant 100 espèces animaux par jour, et en empoisonnant tout.

    Plus sauvage , tu meurt.

    C'est le cas pour bien du monde, d'ailleurs.
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