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Gaz de schiste - La France autorisera les forages pour la recherche

2 juin 2011 | Christian Rioux | Europe
Le dossier du Devoir sur le gaz de schiste
Paris — Le gouvernement français s'apprête à interdire les forages par fracturation hydraulique qui servent à extraire les gaz de schiste. Mais cette interdiction ne devrait pas être totale. Le Sénat, qui examinait hier le projet de loi adopté à l'Assemblée nationale il y a trois semaines, vient d'entrouvrir la porte à certains forages destinés à la recherche.

Le texte du projet de loi prévoit toujours l'interdiction de principe de cette technique jugée polluante et qui consiste à injecter de l'eau et des produits chimiques dans le sol pour fracturer la roche. Les détenteurs de permis auront deux mois pour déclarer la technique qu'ils utilisent. S'il s'agit de fracturation hydraulique, leur permis sera annulé. Contrairement à sa toute première mouture, le projet adopté hier par le Sénat ouvre donc la porte à une exploitation éventuelle des gaz de schiste si une nouvelle technique plus propre était mise au point.

Selon les sénateurs, le nouvel amendement vise à autoriser les forages nécessaires afin justement de développer ces nouvelles techniques. «Grâce à l'expérimentation, nous pourrons un jour exploiter sans danger ces gisements», a déclaré le centriste Marcel Deneux.

Cet amendement introduit par le Sénat à un projet dont on avait annoncé au départ qu'il interdirait totalement l'exploitation des gaz de schiste et annulerait purement et simplement les permis a conforté l'opposition des écologistes et des socialistes. Accompagnée du député écologiste européen José Bové, une brigade de clowns a mimé un forage devant la fontaine de la place Saint-Michel, à Paris. Le ministre de l'Énergie, Éric Besson, a dit souhaiter «qu'on puisse procéder à des expérimentations, sous strict contrôle public et en toute transparence». Une commission sera créée afin de superviser ces forages. Selon le ministre, le potentiel du sous-sol français pourrait couvrir la consommation de gaz de la France pendant «un siècle». Le projet devrait être définitivement adopté le 21 juin.

Pendant ce temps, près de Blackpool, au Royaume-Uni, la compagnie Cuadrilla Resources a interrompu ses forages parce qu'ils provoquaient des séismes. Selon le British Geological Survey, la fracturation hydraulique serait directement responsable des séismes de magnitude 2 et 3 enregistrés récemment dans la région. Contrairement à la France, le Royaume-Uni a refusé d'interdire cette technique de forage et a même rejeté l'idée d'un moratoire.

***

Correspondant du Devoir à Paris
 
 
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