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Le grand frisson

Gil Courtemanche   23 avril 2011  Europe
Les cerisiers étaient en fleurs à Toulouse et les lilas aussi. Ce n'était presque plus le printemps; un peu d'été emplissait déjà les terrasses et verdissait les arbres. Pourtant, autour de moi, la semaine dernière, on parlait peu du temps joyeux, on évoquait une sorte de grand frisson politique qui semblait vouloir empêcher les roses de fleurir dans tous les coins de l'Europe communautaire.

En France d'abord. Deux sondages, coup sur coup, donnaient Marine Le Pen, la nouvelle leader du Front national, le parti xénophobe français, en tête lors du premier tour prévu pour mai 2012. C'était le cauchemar du 21 avril 2002 qui revenait. Lors du premier tour de cette élection, son père, Jean-Marie Le Pen, avait coiffé le socialiste Lionel Jospin de peu et avait forcé un deuxième tour entre la droite traditionnelle de Jacques Chirac et l'extrémisme du Front national. Cette fois-ci, le scénario serait différent: c'est le président Sarkozy qui serait éliminé au premier tour.

Cela n'a pas amusé mes amis malgré le fait qu'une telle hypothèse assurerait le retour au pouvoir des socialistes. Car cette montée de la droite populiste et xénophobe semble maintenant confirmée. Ce n'est plus une conséquence ponctuelle de la crise ou de l'insécurité. Marine, ce joli prénom, a réussi à banaliser une idéologie haineuse et réactionnaire et à la faire entrer dans le paysage politique «normal». On ne se cache plus quand on vote pour le Front national, de crainte de passer pour un sympathisant nazi ou pour un raciste. On peut être un bon Français et voter pour remettre les étrangers à leur place, c'est-à-dire chez eux. Mais, plus que ce sondage, c'est le grand froid populiste qui se manifeste en ce printemps hâtif qui inquiète.

Il y a quelques jours, la Hongrie du conservateur Viktor Orban adoptait une nouvelle constitution qui se réclame de Dieu et de la Vierge Marie, qui interdit l'avortement et crée des crimes d'opinion pour la presse. Le nouveau texte veut affirmer l'identité nationale hongroise, qui serait menacée par l'Europe multiculturelle et les flux migratoires. Le président français a aussi lancé un grand débat sur le même thème, confortant ainsi les peurs exprimées par Marine Le Pen.

Dimanche dernier, en Finlande, le Parti des vrais Finlandais, un parti xénophobe et eurosceptique, remportait 19 % des voix, alors qu'il n'en avait recueilli que 4 % il y a quatre ans. Dorénavant troisième force politique de ce pays qui connaît une très faible immigration, ce parti, qui se joindra à la coalition gouvernementale, menace de bloquer le plan de sauvetage européen pour le Portugal et de réduire radicalement l'immigration.

***

Cette nouvelle poussée inattendue vient confirmer la consolidation des idées populistes d'extrême droite dans la vie politique européenne, car ce n'est pas un phénomène soudain provoqué par la crise mondiale des dernières années. C'est un mouvement de fond qui se développe depuis une dizaine d'années. On compte 27 partis populistes de droite radicale dans 18 pays, et ils sont représentés dans quatorze Parlements. Cette droite xénophobe ne participe au pouvoir qu'en Italie, où la Ligue du Nord tient le sort du gouvernement Berlusconi entre ses mains. Par contre, elle joue un rôle fondamental, en détenant la balance du pouvoir, dans des pays comme le Danemark, les Pays-Bas et la Belgique. Dans ce dernier pays, c'est la droite flamande antimusulmane et antifrancophone qui a précipité la Belgique dans une crise institutionnelle qui laisse le pays sans gouvernement depuis exactement un an.

Tous ces partis possèdent des caractéristiques communes. Ils sont ultranationalistes, récusent les élites politiques traditionnelles, soulignent la trop grande place que prend l'islam dans leur société, veulent réguler l'immigration et remettent en cause le rôle de la monnaie commune ainsi que la construction européenne. Or, pour ne pas voir grignoter leur clientèle par ces partis, les formations traditionnelles, comme le parti de Sarkozy, ont dangereusement surfé sur les mêmes thèmes, attisant ainsi les mêmes peurs et leur conférant une sorte de respectabilité.

La mouvance de droite populiste se nourrit aussi de divers phénomènes qu'on peut retrouver ici. Une bonne partie de son électorat est constituée de travailleurs pauvres et non syndiqués, qui sont les premières victimes des ralentissements économiques. Cette partie de la population se sent abandonnée par les gouvernements traditionnels. Ces travailleurs précaires se sentent marginalisés. Ils sont aussi parmi les citoyens les moins bien éduqués et parmi ceux qui participent le moins à la vie collective. Ils entretiennent une haine sourde envers les élites classiques, les syndicats et les «gros» gouvernements.

Les partis de droite profitent aussi de la baisse de participation aux différents scrutins. Cette diminution radicale ne se constate cependant pas dans la population âgée, qui accomplit religieusement son devoir citoyen. Les partis de droite ciblent systématiquement cette tranche de la population en brandissant le fléau (souvent inventé) de l'insécurité croissante, de la criminalité ou de la disparition des valeurs traditionnelles, qu'on maquille parfois en valeurs identitaires.

Les jeunes et les gens éduqués résistent généralement à ces invocations passéistes; or les jeunes, en particulier, constituent la strate de la société qui vote de moins en moins. En rentrant de l'été toulousain, j'ai été pris d'un incontrôlable frisson qui ressemble en plusieurs points à celui qui balaie l'Europe occidentale ces jours-ci.
 
 
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  • Gabriel RACLE - Inscrit
    23 avril 2011 07 h 14
    Psychologie du nationalisme
    Le nationalisme et l’ultranationalisme existent en Europe depuis belle lurette. Ils réapparaissent sporadiquement et leurs dernières grandes manifestations culminent au moment de la Deuxième Guerre mondiale, avec Hitler, Pétain après la capitulation française, Mussolini, Franco, Salazar, Horthy en Hongrie, Ante Pavelić en Croatie, etc. Ces mouvements entrainent l’Europe dans une guerre qui devient mondiale, ce qui est normal puisque les nationalismes s’opposent pour exister. Et souvent, ils servent de prétexte à certains gouvernements pour tenter de se créer une popularité qui leur fait défaut. La guerre des Malouines déclenchée par les généraux argentins au pouvoir en est un bel exemple.
    Le nationalisme prospère lors de période d’incertitude, d’évolution, de changement. Le changement entraîne des réflexes de crainte, de peur, car on n’aime pas se retrouver avec un pied dans le vide, puisque l’on se demande ce qui va se passer. Le cerveau reptilien qui se cache en chacun d’entre nous réagit, dans une attitude de repli. Un animal qui fait le mort n’intéresse plus le prédateur.
    L’Europe vit actuellement une mutation considérable, dont nous avons du mal à nous faire une idée, d’autant plus que nous vivons dans un État fédéral, avec différents paliers de gouvernement. L’Europe qui pendant des siècles n’a connu que des nations qui s’opposaient, s’envahissaient, se dominaient, ce qui suscitaient des réactions nationales de défense et de résistance, est en train d’évoluer vers un ensemble de pays liés et reliés dans une entité politique encore imprécise, mais dans laquelle les nations s’estompent graduellement, pour former un regroupement politiquement stable. C’est toute une révolution. Certains pays ont déjà adopté une monnaie commune qui remplace leur monnaie nationale emblématique. Un espace de circulation libre des biens et des personnes englobe déjà 25 pays, l’espace Schengen.
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  • Gabriel RACLE - Inscrit
    23 avril 2011 07 h 15
    Psychologie du nationalisme (suite)
    Toutes ces avancées sont perçues par certains comme une perte de souveraineté au profit d'une Union européenne. Où tout cela va-t-il conduire? Que va-t-il se passer? Chaque pays va-t-il perdre son existence au profit d’une masse informe, d’une culture unique, etc.? Et l’économie? Il est facile pour les tenants de l’ancien régime de se servir de ces préoccupations comme arguments de bataille contre l’Europe et de replis sur un nationalisme ancestral, le bon vieux temps.
    Il est difficile de faire évoluer un pays, a fortiori de faire évoluer ensemble de 27, 30 pays, dont certains veulent à la fois tout obtenir de l’ensemble et tout garder de leurs acquis nationaux. Il y a donc des craquements dans lesquels s’infiltrent les nationalismes et même les ultranationalismes lorsqu’il en existe un fond jamais éteint, comme en Hongrie, et des relents comme en France,
    Le changement, le progrès politique avec les incertitudes qu’il entraîne alimente ces courants archaïques de repli sur soi, d’autodéfense, surtout lorsque des crises comme celles qui sévissent encore secouent les États, les opinions, les climats sociaux. Hitler avait joué sur ces éléments pour se pousser au pouvoir avec son extrémisme débridé. Ne peuvent s’opposer à de tels courants que la cohésion, la cohérence et la pédagogie politique, mais les voix de la raison ont du mal à se faire entendre dans le bruit strident des voies des émotions, de la peur, de l’insécurité.
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  • André Caron - Inscrit
    23 avril 2011 07 h 49
    portraitiste de la déprimation universelle
    première surprise:
    27 partis
    18 pays
    14 parlements
    étant un peu de gauche, je garde un mouchoir tout près.
    deuxième surprise:
    vous avez encore des amis
    étant un peu de gauche : réjouissant!
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  • Georges Paquet - Abonné
    23 avril 2011 08 h 06
    On cherche à droite ce que la gauche a promis en vain. La solidarité
    Le manque d'information et le manque de ressources mènent souvent le citoyen tout droit dans les bras des extrémistes de droite. On cherche à droite, ce que la gauche a constamment promis sans jamais la réaliser, la véritable solidarité. Malheureusement on cherche une solidarité par l'exclusion des "autres", par le refus de la mondialisation, pourtant inévitable, et les défis individuels et collectifs qu'elle impose. C'est la solidarité du refus, du repli sur soi, de l'accusation envers ceux qui réussissent à se faire un "avenir" etc...

    Faisons attention de ne pas nous engager dans cette voie, au Canada.
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  • François Dugal - Abonné
    23 avril 2011 08 h 31
    Échos du «plusse meilleur» pays du monde
    Mon cher Courtemanche,
    Voici un rappel succinct de quelques réalités canadiennes.
    1-Le préambule de la charte canadienne des droits et libertés:« Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit.»
    2-Sur nos pièces de monnaie, autour du visage de notre gracieuse souveraine, l'inscription D. G. Regina (Dei Gratia Regina - Reine par la grâce de Dieu).
    3-N'eut été que du vote des députés québécois qui ont voté en «bloc» contre, le projet de loi contre l'avortement aurait passé.
    4- La pub du parti conservateur ou on voit un bateau de réfugiés et qui dit: votez pour nous et nous vous protégerons.
    Quant à nos aimables voisins du sud, ils ont voté deux fois pour George W. Busch.
    Bienvenue dans le «plusse meilleur» pays du monde.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    23 avril 2011 11 h 16
    Leçons de l'histoire...
    Il semble qu'on oublie vite les leçons de l'histoire. La montée du fascisme en Europe ne s'est pas faite du jour au lendemain mais progressivement et surtout lorsque la situation économique s'est dégradée, après la guerre. L'Europe a oublié son histoire ou du moins plusieurs Européens l'ont oubliée et ce lent glissement vers la droite et, éventuellement, l'extrême droite pourrait être une répétition de l'histoire. On connaît la suite...
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  • Geoffroi - Abonné
    23 avril 2011 11 h 21
    Frisson-Canada
    Les partis traditionnels canadiens ont perdu toute crédibilité. A Ottawa, les libéraux affairistes corrompus ont été remplacé par les conservateurs évangélistes manipulateurs et affairistes autant corrompus.

    Il n'y a pas "encore" de droite nationaliste extrême au Canada, Et c'est
    probablement grâce au Québec "gogauche", qui va voter Bloc et NPD, si le meilleur plus beau pays du monde ne sera pas "encore" atteint "d'un inccontrôlable frisson".
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  • UglyToesPete - Inscrit
    23 avril 2011 11 h 39
    C'est tu de moé que tu parles man?
    "La mouvance de droite populiste se nourrit aussi de divers phénomènes qu'on peut retrouver ici. Une bonne partie de son électorat est constituée de travailleurs pauvres et non syndiqués, qui sont les premières victimes des ralentissements économiques. Cette partie de la population se sent abandonnée par les gouvernements traditionnels. Ces travailleurs précaires se sentent marginalisés. Ils sont aussi parmi les citoyens les moins bien éduqués et parmi ceux qui participent le moins à la vie collective. Ils entretiennent une haine sourde envers les élites classiques, les syndicats et les «gros» gouvernements."

    T'est sharp man, très convaincant. Même, je peu dire convaincue.

    C'est moé man qui te donne un grand frisson. Je le sais que la game et joué d'avance. Tous nos politiciens sont des menteurs. Dans le fonds ne notre âme nous savons que le but ultime du capitalisme déchainé combiné avec des leaders qui s'approche plus d'un comportement de Mafiosi, plutôt que des cavaliers sur de chevaux blancs, et de nous tenir sur laisse pendant que nous sommes penché et ont se fait vider les poches. Ooops, j'ai tu mentionné que il faillait que tes culottes soit baissé?

    Le "p'tit travailleur" croyait au rêve occidental Américanisé. Pu asteur. La, il voit plutôt un état qui resemble de trop en trop a la société du livre "1984" de George Orwell. Même s'ils ne l'ont pas lu. Contrairement a nos élites, le "p'tit monde" ont dés capacités qu'ils n'ont pas. Comme, de l'humanité. C'est un peu comme dans le film Avatar, ou la révolution récente en Egypte........quand la "masse" se sent menacé.

    Moi je me sent menacé. Surtout par le gouvernement. Je me sent aussi très exploitée par le capitalisme....que mon gouvernement a chaque année semble encourager d'avantage......et même s'enrichir du coup.

    Le monde pense que l'état a remplacé l'église.

    Il n'y a plus de compte a rendres....un mensonge?....pas grave.

    Et pour la cerise sur le sund
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  • André Michaud - Inscrit
    23 avril 2011 12 h 34
    Peur de l'islamisme
    Il suffit d'aller en Europe pour voir comme autour de Paris des quartiers plein de supporteurs de l'islam dans lesquels policiers et pompiers ont peur d'aller... c'est une menace RÉELLE, pas de la paranoia !

    Au nom de la liberté de religion ils veulent imposer leurs superstitions religieuses et leurs croyances (anti homosexuels, contre l'égalité des sexes..quand ce n'est pas justifier la lapidation des femmes en Iran..) qui sont à l'extrême opposé de valeurs occidentales. Ces quartiers s'estiment au-dessus des lois des "impis" que nous sommes.

    Que fait la gauche pour préserver nos valeurs occidentales et dénoncer la montée de l'intégrisme islamique? Rien, au contraire il faudrait accepter le port de voile intégral, les couteaux des Siks etc..

    Alors c'est la droite qui elle dénonce la menace contre la démocratie, l'égalité des sexes etc...et qui devient plus populaire auprès des citoyens.
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  • M. Julien - Abonné
    23 avril 2011 19 h 59
    De la Révolution tranquille à la Grande noirceur

    À l’évidence, le balancier de l’Histoire penche de plus en plus dangereusement à droite avec tous ces mouvements religieux et libertaires qui émergent un peu partout dans le monde, y compris sur nos propres terres.

    C’est le retour en force de l’idéologie.

    L’élection d’un gouvernement conservateur majoritaire sonnera définitivement le glas des acquis de la Révolution tranquille et marquera le point de départ d’une nouvelle ère de Grande noirceur.
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  • Roland Berger - Abonné
    23 avril 2011 21 h 47
    Le prix du mépris
    Les élites culturelles, intellectuelles, artistiques, politiques et financières dégustent le mépris de ce qui n'est pas elles comme le travailleur manuel ou l'assisté social déguste sa bière. Mais si délicieux soit-il dans l'âme des membres de ces élites, ce mépris à un prix : les gens ordinaires ne se sentent plus représentés par ces têtes enflées qui affichent une vérité qu'ils n'ont pas. Laissés-pour-compte, ils sont prêts à confier leur avenir à une droite nationaliste et religieuse qui leur rappelle leur enfance.
    Roland Berger
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  • France Marcotte - Abonnée
    24 avril 2011 07 h 41
    Fouille-moé..
    On imagine le chroniqueur, attablé sous les cerisiers en fleurs dans un café de Toulouse, contemplant le monde autour de lui (et au-delà, en Amérique). Il nous décrit ce qu'il observe sur le ton du documentaire. Ça fait très "vrai sans moi je le jure".
    "...ce n'est pas un phénomène soudain provoqué par la crise mondiale des dernières années (en parlant de la consolidation des idées populistes d'extrême droite dans la vie politique européenne). C'est un mouvement de fond qui se développe depuis une dizaine d'années..."
    Pas dû à la crise économique mondiale mais un mouvement de fond...
    Qui s'explique comment? Fouille-moé...
    Le chroniqueur un peu plus loin semble se contredire: "La mouvance de droite populiste "se nourrit" (donc elle existe préalablement) aussi de divers phénomènes qu'on peut retrouver ici (au Canada). Une bonne partie de son électorat est constituée de travailleurs pauvres et non syndiqués, qui sont les premières victimes des ralentissements économiques.
    Question: le chroniqueur croit-il que la droite populiste est une tare congénitale qui se manifeste sporadiquement dans l'histoire dans certains conditions résurgentes?
    Si non, quoi alors?
    Si on veut neutraliser le phénomène, il faudrait bien pouvoir le cerner.
    Un autre café monsieur?
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  • rene lefebvre - Inscrit
    24 avril 2011 08 h 53
    La France, un modèle à Imiter?
    Plusieurs Québécois et Canadiens ont perdu la vie dans les débarquements militaires qui allaient ultérieurement libérer la France de l'horreur nazi. Encore aujourd'hui, la France a toujours une dette envers ceux et celles qui sont morts pour elle à ce moment vital. En donnant leur vie pour la France, nos pères croyaient qu'il fallait absolument libérés nos frères et soeurs français malgré l'insouciance et l'approbation dont plusieurs Français avaient fait preuve envers la montée du nazisme en Europe.

    Par respect pour ceux et celles qui ont fait le sacrifice ultime pour libérer le pays de la liberté, de la fraternité et de l'égalité, je prie Dieu pour que les Français et Françaises n'oublient pas ceux et celles qui l'ont libérée à la fin de la deuxième guerre mondiale et qu'ils rejettent dès maintenant Marine Le Pen et ses politiques dangereuses. Ainsi, nous, Québécois et Québécoises auront le sentiment profond que leurs pères ne sont pas morts en vain et que le fascisme n'a as plus droit de cité dans le pays qu'ils veulent encore prendre pour modèle et exemple d'un pays juste envers ses minorités.

    Joseph Louis
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  • Robert Morin - Inscrit
    24 avril 2011 12 h 11
    Je vois une solution
    Interdisons le vote aux vieux, aux pauvres, aux non syndiqués, aux moins éduqués.
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  • rene lefebvre - Inscrit
    24 avril 2011 16 h 22
    Une solution fasciste
    Monsieur Robert Morin ci-haut suggère une solution à la première personne du pluriel, utilisée par toutes les dictatures du monde. Ce n'est pas une solution mais de la répression.. Il est bon de savoir que vous avez peu de pouvoir M. Morin, et que votre "solution finale" n'aura que peu d'adhérents.

    Joseph Louis
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  • Robert Morin - Inscrit
    26 avril 2011 17 h 42
    Une mise au point
    M. Louis, peut-être que ma moquerie n'avait pas sa place ici, mais il me semblait que c'était assez gros pour qu'on ne puisse pas prendre mes propos au premier degrés. Votre réaction démontre par l'absurde ce que j'avance soit que les moralisateurs "gauchistes" se croient vraiment investi de la vérité.
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