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L'Europe aussi s'inquiète

16 avril 2011 | Christian Rioux | Europe
La France n'est pas le seul pays européen où l'exploration des gaz de schiste sème l'inquiétude. À la mi-mars, le commissaire européen à l'Énergie, Gunther Oettinger, avait jugé cette nouvelle source d'énergie «intéressante» et demandé qu'on examine les diverses réglementations européennes. Une étude d'impact a aussi été demandée à la Commission de l'environnement. En attendant, plusieurs pays ont déjà commencé les forages. Il faut dire que l'Union européenne est depuis longtemps préoccupée par sa grande dépendance à l'égard du gaz naturel russe.

En Allemagne, les premiers forages exploratoires ont eu lieu. La compagnie canadienne Realm Energy s'intéresse d'ailleurs à une région de 64 kilomètres carrés à l'ouest de Hanovre. En août dernier, le magazine Spiegle dénonçait une véritable «roulette russe des matières premières». Selon lui, le gouvernement «cache les risques écologiques». La régie publique de distribution d'eau de Rhénanie du Nord a dit craindre pour la qualité de l'eau potable.

La Pologne, soucieuse depuis toujours de son indépendance à l'égard de la Russie, est probablement le pays le plus enthousiaste. Une cinquantaine de permis ont été accordés sans susciter beaucoup d'opposition. Le gouvernement a d'ailleurs créé plusieurs mesures fiscales incitatives afin de favoriser l'exploration.

En Suède, les premières prospections au sud et à l'est de Copenhague ont provoqué de nombreuses réactions dans la population. Depuis les dernières élections, l'exploration a été suspendue.

Au Royaume-Uni, les ministres ont refusé un moratoire malgré les demandes de plusieurs municipalités et de scientifiques. Un rapport du Tyndall Center, de l'Université de Manchester, a mis en garde le gouvernement en insistant sur la nécessité de poursuivre les recherches pour mieux connaître les risques sur la santé.

L'Ukraine prétend posséder les plus importantes réserves de gaz de schiste du monde, sans cependant citer de chiffres. Des contrats de l'ordre d'au moins deux milliards de dollars sur 25 ans ont déjà été signés.
 
 
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