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Fascisme en Hongrie - La peste

Serge Truffaut   5 août 2010  Europe
Inquiétante Hongrie. Trois mois après la victoire électorale du Fiddesz, parti de droite-droite, combinée à la percée de Jobbik, formation inspirée par le nazisme, le visage politique du pays est aussi alarmant que troublant. Qu'on y songe: plus de 70 lois, dont une demi-douzaine destinées à amender la Constitution, ont été votées afin que la nation se mette au diapason d'un sombre passé. L'objectif? Venger le traité de Trianon de 1919. L'ambition rêvée? Récupérer les territoires accordés à la Roumanie, soit la Transylvanie, et à la Slovaquie. Bref, le premier ministre Viktor Orban et ses acolytes veulent reconstruire la «Grande Hongrie».

Pour parvenir à leurs fins, les autorités cultivent la nostalgie, pincent les cordes de la victimisation, prônent la «Révolution nationale». C'est tout juste si Orban et les siens n'évoquent pas l'espace vital. Parmi les politiques arrêtées, il y a celle-ci qui en dit long sur le délabrement idéologique du pays: les cinq millions de Hongrois vivant dans les pays voisins peuvent obtenir la nationalité hongroise s'ils font la preuve qu'un de leurs ancêtres, et un seul, était Hongrois. Pour faire le plein de nationaux, Orban a décrété qu'on pouvait remonter quatre générations en arrière. Quatre!

En Slovaquie, où là également le nationalisme est en vogue, la réaction a été aussi musclée que rapide. Si les Hongrois — ils sont 700 000 à vivre dans ces environs — adoptent la citoyenneté offerte par Orban, ils perdront leur passeport. Paradoxe des paradoxes, la Hongrie comme la Slovaquie font partie de l'espace Schengen où les individus peuvent circuler librement.

La volonté d'ajouter les Hongrois de l'étranger s'est accompagnée d'un chapelet de décisions qui, dans bien des cas, briment les droits élémentaires, brident le libre arbitre. Par exemple, lors des vacances scolaires, les jeunes auront l'obligation de visiter les territoires perdus en 1919, d'aller à la rencontre de leurs cousins hongrois. Cette décision, parmi d'autres, fait écho aux diktats imposés aux jeunes Allemands et Italiens dans les années 1930.

Simultanément à cette boulimie parlementaire, le gouvernement a pris un soin particulier à malmener l'appareil d'État de manière à le mettre à sa botte. Des centaines et des centaines de cadres ont été renvoyés sans motif, sans préavis, sans compensation financière. Comme Mussolini dans les semaines suivant son arrivée au pouvoir, comme Hitler suivant la sienne, Orban s'est employé à mettre à la tête des armées et des forces policières des personnes qui partagent ses vues. Ce qu'il a fait sur ce front, il l'a fait évidemment sur tous les autres: de la direction des impôts à l'autorité des marchés financiers, en passant par le secteur de l'énergie.

À l'égard des Roms, Orban a composé, on devrait dire imiter, les racistes du siècle dernier. Cela précisé, on aura deviné qu'une politique de ségrégation dans les écoles et dans les restaurants est en préparation. On tient à les déclasser davantage parce qu'ils sont considérés comme des êtres inférieurs. Le pire, dans ce drame qui se poursuit au coeur de l'Europe, c'est que les gouvernements du Vieux Continent laissent faire. Des fous furieux utilisent l'Histoire comme procureur du temps présent et personne ne réagit. C'est à pleurer!
 
 
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  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    jeudi 5 août 2010 07h28
    Bravo aux Hongrois
    Un peuple fier de ses origines et de sa culture.
    C'est drôle quand les Israéliens donnent des passeports à tous ceux qui sont juifs dans le monde et qui choississent de déménager leurs pénates sur le Terre promise, on trouve ça normal.
    La Chine qui se sert de sa diaspora pour vendre ses cossins. On trouve ca normal
    Les Noirs qui célèbrent leur mois (février) au Québec, on trouve ça normal.
    Mais si c'est une nation catho et européenne qui cherche à s'aggrandir un peu, là on soupçonne le retour de la bête.

  • Michel Mongeau
    Inscrit
    jeudi 5 août 2010 08h26
    Triste sort
    Après avoir vécu les affres de la seconde guerre mondiale, le ''Communisme'' et le rattachement au pacte de Varsovie, voilà que la belle Hongrie succombe aux démons du mépris et de l'irrédentisme. Comme c'est triste de voir ce pays incapable de se bâtir un avenir sans haine ni radicalisme, avec un gouvernement ''simplement'' préoccupé par la paix, la prospérité, la liberté, l'égalité et le soucis environnemental. Quant aux propos étonnants de monsieur Tremblay, lesquels misent sur les parallélismes douteux et la confusion entre la fierté identitaire et les réminiscences de l'extrême droite fascisante, ils semblent curieux de la main d'un citoyen d'une société prospère, démocratique et qui a pu éviter ce type de radicalisme.

  • François Dugal
    Abonné
    jeudi 5 août 2010 08h59
    La démocratie
    Que fait-on quand un pays porte démocratiquement au pouvoir un gouvernement raciste et xénophobe?

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    jeudi 5 août 2010 09h21
    Et pendant ce temps ailleurs en Europe...
    Article plus que pertinent (n'en déplaise au nationalisme identitaire dangereux qui habite R.Tremblay) à la lumière de cette montée de l'extrème droite nationaliste et xénophobe qui répand son odeur de purin sur l'ensemble de l'Europe. L'Italie du Nord avec ses municipalités qui pratiquent le profilage racial à outrance, la France de Sarkozy et de LePen qui dérive sur le teints basanés nés hors de France, le Danemark, seul pays européen où le symbole nazi n'est pas banni dans les lieux publics et sa loi qui interdit aux Danois, Danoise de souche d'épouser un étranger, étrangère avant l'âge de 25 ans, les Pays-Bas avec l'Islamophobe en chef Geert Wilders, le nationalisme serbe qui fait encore frémir...

    Ajoutons que la Hongrie était encore le seul pays jusqu'en 2008 où une milice paramilitaire(branche du parti Jobbik d'extrème droite) se promenait allègrement dans les rues avec leur drapeau très similaire à la croix gammée.

    Et pendant ce temps, il y a des lecteurs sur cette tribune qui louange ce qui se passe dans ce pays... À vouloir ignorer notre histoire, on en est condamné à la revivre.

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    jeudi 5 août 2010 09h34
    @ F.Dugal
    L'exemple de l'élection de Jorg Haider en Autriche il y a quelques années pourrait répondre à votre question. Même s'il l'avait emporté de façon minoritaire, le pouvoir judiciaire l'avait interdit de gouverner jumelé bien sûr aux inquiétudes des gouvernements étrangers dont certains menacaient le pays de sanctions économiques et du banissement de certaines organisations pan-européennes.

    Plus récemment, on a interdit à l'islamophobe Geert Wilders, malgré son relatif succès lors des dernières élections, à ce que sa formation politique soit membre du gouvernement néerlandais de coalition.

    Dans les deux cas la paix sociale semble l'avoir emporté sur des résultats à caractère démocratique. Et n'en déplaise à Bernard Landry, Ex P.M Québécois, la faveur populaire lors d'élections démocratiques n'a pas toujours raison.

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    jeudi 5 août 2010 09h41
    @mongeau
    Je suis allé en Hongrie la première fois en 1985. Je me rappelle très bien de la frustration des Hongrois quant au sort de leurs frères en Slovaquie et en Roumanie. A l'époque j'ignorais tout de cette histoire.

    Nous, on a des frères en Acadie et dans le Canada avece qui on partage quate siècles d'histoire. On les a largués dans les années 80 pour faire dans le nationalisme territorial, très chic sur le Plateau. «Est québécois qui vit au Québec», dit la langue de bois. 30 ans plus on cherche encore le fruit de cette erreur historique dans les boites à scrutin à Wesmount, Wendake, Cote des Neiges, Brossard, St-Léonard.
    Bravo aux Hongrois qui n'ont pas connu cette dérive catastrophique. Bravo aux peuples qui ont encore une fierté nationale

  • Gilbert Talbot
    Abonné
    jeudi 5 août 2010 10h26
    L'histoire se répète.@ M. Rodrigue Tremblay
    L'histoire de la Hongrie, de son passé impérial, de ses rapports avec les Roms, de son passé nazi hante encore ce pays et enfièvre les pays limitrophes, comme la petite Slovaquie. Il ne faut pas oublier monsieur R. Tremblay qu'un pays catho, dans ce passé-là est un pays sympathique au fascisme : qu'on pense à l'Italie, à l'Espagne, à l'Argentine et même au Québec des années trente, alors que le fasciste Mussolini et monsieur Hitler étaient admirés ici. (cf le très bon livre sur Adrien Arcand, le chef des fascistes canadiens). Peut-être êtes-vous vous-mêmes nostalgique de cette époque ? Eh bien pas moi ! Je ne voudrais jamais y retourner : ni dans l'enfer nazi, ni dans le triomphalisme catho.

  • Mathieu Gauthier
    Inscrit
    jeudi 5 août 2010 10h41
    @ Rodrigue
    Je suis désolé de vous l'apprendre, Rodrigue, mais votre nationalisme n'a aucun avenir sinon celui du mépris social, de l'intolérance, de l'arbitraire, etc. Il ne fait même plus l'objet de débat intellectuel tellement il est réfuté et discrédité. En attendant, comme il ne vous reste plus qu'à épancher vos émotions sur les tribunes publiques ouvertes, épargnez-nous svp votre haine de la raison et de l'hétérogénéité sociale.

    merci

  • Bernard Rousseau
    Abonné
    jeudi 5 août 2010 11h03
    Comment réparer une injustice...
    @ Monsieur Denys Mehdi:

    Ce que vous dites sur Geert Wilders est totalement faux. Il n'a pas été exclu du gouvernement puisque les négociations sur la prochaine coalition sont toujours en cours. Et croyez-moi, ce raciste a le vent dans les voiles et les puissants de Hollande le prennent au sérieux.

  • Guillermo Navarro Garcia
    Inscrit
    jeudi 5 août 2010 11h44
    Ils pourraient récupérer Sarkozy
    Des amis français se proposent de faire une pétition pour que la Hongrie récupère Nicolas Sarkozy.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    jeudi 5 août 2010 12h05
    Truffault a raison sur la forme...
    ...mais pas sur le fond. La peste, comme il dit ou le fascisme croissant n'est pas le propre de la Hongrie. Il fleurit dans la plupart des pays européens et bientôt aux É.U. et au Canada.

    C'est dommage, mais ces partis "bruns" se développent quand les gouvernements ne tiennent pas compte de l'opinion de la population qui sent le besoin de resserer les rangs. Dommage qu'on s'en prenne aux Roms qui n'ont rien fait de mal, sauf d'être ce qu'ils sont.

  • Godefroy
    Abonné
    jeudi 5 août 2010 13h57
    Le facisme social européen : la prochaine étape ce sera quoi ?/!*
    « Son modèle [le facisme] social est davantage centré sur la nation que sur les individus qui la composent. Il cherche à créer un groupe uni et solidaire, qui ait une identité forte. Pour cela, il faut que cette collectivité partage une histoire et un destin communs et qu'elle se construise sur la volonté de perpétuer son ciment culturel. Il est donc primordial pour les fascistes de préserver l'homogénéité (ethnique, religieuse ou de classe) de cette collectivité nationale.»

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fascisme

  • JF Matte
    Abonné
    jeudi 5 août 2010 19h46
    "Ce qui m'effraie...
    ce n'est pas l'oppression des méchants; c'est l'indifférence des bons."

    Martin Luther King

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    jeudi 5 août 2010 23h14
    À Marc Tremblay:
    "le fascisme croissant n'est pas le propre de la Hongrie. Il fleurit dans la plupart des pays européens et bientôt aux É.U. et au Canada.
    C'est dommage, mais ces partis "bruns" se développent quand les gouvernements ne tiennent pas compte de l'opinion de la population qui sent le besoin de resserer les rangs."

    Vos propos ne sont pas faciles à suivre... "la population qui sent le besoin de resserer les rangs", en ce qui concerne le Canada... ça veut dire quoi au juste? Resserer les rang face à qui? Aux Québecois, aux Acadiens, aux Amérindiens, aux autre Franco-Canadiens? Ou bien parleriez-vous des Québécois plutôt que des Canadiens, sans osez le dire?

    Et puis... l'opinion de la population et elle-même, seraient-elles si homogènes?

    Étrange...

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    jeudi 5 août 2010 23h32
    Merci à Godefroy...
    pour cette leçon de fascisme 101.

    Ce que j'en retiens... ne s'agit-il pas d'une forme d'intégrisme, laïc?

  • bonneau
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 02h10
    Puis le fascisme au Canada, on en parle pas?
    C'est exactement ce qui est en train de se produire ici au Canada, sous le régime de Harper: le néofascisme corporatif.

  • Jean-Pascal Vachon
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 04h27
    Au sujet de Jörg Haider...
    à Duchêne Denys Mehdi

    Veuillez prendre note que Jörg Haider n'a jamais été élu en Autriche, même de façon minoritaire. Il a fini deuxième aux élections de 1999 avec 26,7 % des voix, à un cheveu devant les chrétiens-concervateurs (également 26,7%), et derrière les socialistes (33,2%).
    C'est le parti chrétien-conservateur (de droite donc) qui a formé une coalition avec le partie de Jörg Haider malgré sa promesse que s'il finissait troisième, il irait dans l'opposition. Les deux partis avaient ainsi une majorité absolue.
    Il n'y a personne qui a voté pour cette coalition.

    Lorsque vous dites "L'exemple de l'élection de Jorg Haider en Autriche il y a quelques années pourrait répondre à votre question. Même s'il l'avait emporté de façon minoritaire, le pouvoir judiciaire l'avait interdit de gouverner", ce n'est pas tout à fait vrai. Le président -qui doit approuver le gouvernement- a refusé une coalition qui aurait inclus Haider dans le cabinet. Haider a donc dû quitter le parti au niveau fédéral et se limiter à sa province (la Carinthie) où il était de toute façon gouverneur.

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 08h20
    @ B. Rousseau @ J.P.Vachon
    Aucune information depuis l'échec des négociations entre le Parti de la Liberté de Wilders mi-juillet et aujourd'hui mentionne que ces négos auraient reprises. Tout au plus, Wilders a affirmé qu'il appuierait le gouvernement de coalition en place.

    Vous avez raison, j'avais répondu rapidement en me fiant à une mémoire «qui est une faculté qui oublie» concernant l'élection du parti d'Haider. Mais concernant la coalition de l'époque, Haider avait tout de même proposé 6 candidats élus pour faire partie du Cabinet des Ministres de cette coalition avant que certains pays européens mettent en place leur opposition.

  • Lecteur666
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 09h28
    On croit rêver...
    Je suis vraiment choqué par le ton haineux et les raccourcis malhonnêtes de ce Mr Truffaut, qui nous abreuve depuis quelques jours de chroniques obsessionnelles sur une Europe qui aurait plongé dans le fascisme le plus noir. Mr Truffaut a un problème avec son histoire. Mr Truffaut vit avec cinquante ans de retard. Mr Truffaut ne connaît pas les nouveaux équilibres démographiques européens, ses références sont obsolètes. Il ne comprend plus rien au monde qui l'entoure, ses passions l'aveuglent et les événements le dépassent.

    C'est assez courant dans la presse de gauche française (libération, nouvel observateur), que Mr Truffaut se contente de recopier.

    Mais comparer Viktor Orban à Mussolini et à Hitler, c'est tellement outrancier, tellement ridicule, tellement à côté de la plaque et tellement malhonnête que j'en reste sans voix.

    Vous mériteriez d'être condamné pour diffamation (puisque pour bêtise, malheureusement, on ne peut pas...)

  • Gebe Tremblay
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 09h36
    Exactement comme Israel
    La Hongrie fait exactement comme Israel, mais pourtant on a jamais entendu Truffaut traiter Israel de peste fasciste raciste.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 10h36
    À Céline A. Massicotte
    Vous avez bien raison; la Hongrie n'est pas exemple approprié pour illustrer mon propos. Je constatais simplement que plusieurs Occidentaux ont peur de l'immigration (surtout musulmane) et que leurs gouvernements et les partis politiques traditionnels ne tiennent pas compte de cette inquiétude, d'où la montée de partis anti-immigrés. Au Québec, on l'a échappé belle, car l'ADQ de Dumont a été désavouée par les électeurs.

    Non je ne souhaite pas de partis bruns au Québec ou ailleurs.

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 15h53
    Les lunettes roses de lecteur 666
    Il y a un fascisme en montée en Europe. Il n'est pas au pouvoir nulle part, mais dans certains pays comme l'Italie il est membre du pouvoir. Appelez le fascisme «soft» ou populisme aux teintes fascisantes, mais lorsque des paramilitaires au drapeau similaire à la croix gammée se promène dans les rues des villes hongroises, on est loin d'une manif d'écolos réclamant des budgets pour développer l'énergie éolienne.

    Lorsque l'aile jeunesse de la Ligue du Nord italienne tabasse quiconque semble provenir d'Afrique osant sortir après le coucher du soleil dans certaines municipalités du nord du pays, on est loin d'un festival de promotion de la culture d'Afrique sub-saharienne.

    Lorsque des formations politiques (Parti nationaliste britannique, Parti de la Liberté néerlandais) proposent l'arrêt de l'immigration d'une communauté en particulier-la musulmane-, on est très près du début de la stigmatisation des Juifs en Allemagne en 1933.

    Lorsq'une moitié de 40,000 spectateurs imitent le bruit des chambres à gaz dans un match de foot amical Pays-Bas-Israël à Amsterdam en 2001, on n'est pas dans l'invitation à souper.

    Ces formations politiques d'extrème droite en Europe ont une chose en commun avec Mussollini. Ils appliquent à la lettre sa célèbre maxime : «L'individu n,a pas à réfléchir, il n'a qu'à croire». cette maxime avait même été reprises par Marion Dumont

  • Lecteur666
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 20h46
    La poutre dans l'oeil de Duchêne Denys Mehdi
    Vous arrive-t-il souvent de conduire le nez collé au rétro-viseur ? Prenez garde, c'est très dangereux.

    Tout est affaire de nombre, voyez-vous. Y a-t-il beaucoup de milices paramilitaires en Europe ? Diable. Le continent est envahi de chemises brunes, et on ne nous le dit pas ? Des partis ont institutionnalisé la violence à l'égard de certaines communautés ? Y a-t-il des pogroms, des lois discrétionnaires, des tribunaux spéciaux ? Ça m'aura sans doute échappé.

    En revanche, j'entends parler tous les jours de violences en Europe. Je peux même les voir en me rendant dans certains quartiers, je vous le concède un peu éloignés des champs Élysées et de la campagne du Gers que les touristes québécois affectionnent. Allez donc visiter le quartier de Villeneuve, à Grenoble, et racontez-nous combien de milices fascistes vous aurez croisé.
    Ces violences ne sont pas le fait de groupuscules caucasiens.
    Ces violences réelles, non fantasmées, visent exclusivement les populations "autochtones" (un concept que, j'en suis sûr, vous maîtrisez).
    Si je vous suis bien, vous considérez qu'elles n'ont qu'à fermer leur gueule, et qu'il est illégitime de leur part de revendiquer un droit à la sécurité, droit dont vous-mêmes pouvez jouir pleinement puisque le Québec - horrible nation fasciste - s'autorise une sélection drastique et des quotas d'immigrants (suite…)

  • Lecteur666
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 20h46
    Suite
    (Suite…)Le Québec est bien trop isolé du reste du monde, bien trop auto-centré, pour saisir la force des bouleversements démographiques en cours dans la vieille Europe, dont l'Histoire ne s'est pas arrêtée, contrairement à ce que vous semblez croire, dans les années 1930.

    N'étant pas vous-mêmes exposés à ces problèmes, vous faites semblant de ne pas voir les conditions de vie parfois dramatiques dans lesquelles sont plongées les populations les plus modestes.

    Enfin, vous devriez éviter les amalgames déplacés entre les situations respectives des communautés juive et musulmane sur un même territoire, à 70 ans d'écart. Cela n'a franchement rien à voir : il y a sur la planète un milliard de musulman, et approximativement 10 millions de juifs. Seuls les fous d'extrême-droite ont vu, et voient encore, dans la communauté juive un danger pour la "cohésion nationale".
    Ceux qui s'inquiètent de la progression démographique d'une communauté, qui par ailleurs s'intègre très mal et engendre des violences, n'ont pas forcément raison de le faire, mais ils méritent au moins le respect de leurs contradicteurs, et n'ont pas grand-chose de commun avec les délirants fascistes du milieu du siècle.

    PS : Pour votre édification, je soumets ces quelques chiffres à la sagacité de votre jugement. Ils concernent la France, pays sur la pente du fascisme, selon Mr Truffaut. Chaque année, la France accueille près de 200.000 étrangers au titre de long séjour, deux millions au titre de court séjour. Elle accorde la nationalité à 108.000 étrangers, et accueille plus de 50.000 étudiants. Elle est enfin le premier pays européen en matière d'asile et en matière d'accueil de réfugiés politiques.

    Salauds de fascistes !

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 6 août 2010 21h26
    À Marc Tremblay, merci, d'avoir éclairé ma chandelle!
    Ouf...

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 21h37
    C'est bien de mettre les points sur les i
    Malgré ce que les bien-pensants disent, la France est le pays européen le plus ouvert à l'immigration. Mais peut-être que les limites sont en voie d'être dépassées.

  • Veronique Pronovost
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 09h48
    Partie 1 de 2
    Selon moi, il ne faut pas voir la remontée des idées totalitaires de manière aussi simple. Le concept de pouvoir a largement évolué et celui-ci n'est plus une possession unique des gouvernements. Alors si la majorité/quasi totalité/totalité (dépendamment des perspectives) des gouvernements européens ne peuvent être qualifiés de "fasciste", certaines idées, valeurs, idéologies, propositions de politiques peuvent, elles, être considérées comme ayant certaines tendances fascisantes. L’observation de l'État (et de son utilisation du pouvoir) ne peut être suffisante pour dresser un portrait adéquat des idéologies totalitaires en Europe. Tous les acteurs politiques (que ce soit le gouvernement, les mouvements sociaux, la population, les lobbyistes, les compagnies nationales et étrangères, les organisations internationales, etc.) vivent des interrelations d’influence. En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’un gouvernement de gauche serait élu dans un pays que ce dernier ne pourrait être aux prises avec de graves problèmes de racisme, de xénophobie et de violence. Le pouvoir n’est plus uniquement entre les mains du gouvernement. Si je suis d’accord avec lecteur666 qu’il existe encore peu (heureusement) de fascisme institutionnalisé en Europe, je ne peux m’empêcher de me distancier de lui/elle pour ce qui est du reste : des violences sont perpétrées et des discours haineux et anti-immigration sont prononcés. Et le fait qu’ils soient perpétrés/prononcés par des groupes minoritaires ne change pas le fait qu’ils existent… et subsistent! À la famille d’une personne s’étant faite assassinée, vous leur direz qu’il ne s’agissait que d’un groupe minoritaire… Le fait est que ces groupes (et autres acteurs sociaux et politiques) existent et qu’ils ont un pouvoir certain. Pas nécessairement légitime, légal, ou conforme à la morale ou à l’éthique… Pas nécessairement chiffrable ou matériellement o

  • Veronique Pronovost
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 09h48
    Partie 2 de 2
    Ainsi, je conclus en réaffirmant mon idée centrale : le totalitarisme, le fascisme, le racisme et la xénophobie ne sont pas seulement perceptible de par les violences physiques apparentes; plusieurs discours soutenus par certains acteurs politiques et sociaux sont tout aussi déterminants et alarmants.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    samedi 7 août 2010 15h52
    À R. Tremblay:
    Le fruit? Et bien c'est que les franco hors Québec voient leur communautés fondre inlassablement comme neige au soleil, été comme hiver, tandis qu'au Québec, on se mantient, grâce entre autres à la loi 101. L'autre fruit c'est aussi l'espoir qui continue de fleurir, ici, alors qu'au Canada ils en sont encore à se battre pour des broutilles, et ça ad vitam aeternam. Jusqu'à ce que le Québec s'affranchisse, peut-être?

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 16h59
    En s'affranchissant du corset politique...
    ... qu'est le ROC et le Fédéral, le Québec assumerait son destin tout en protégant sa culture, sa langue et ses institutions (sans interférence d'une Cour à la solde de la majorité ) qui en font une société distincte. De plus ce serait un modèle pour les francos du ROC et pour toute les nations sans état.

    Un projet pas mal plus emballant que la résignation tranquille des pseudos-fédéralistes.

  • Claire-Emilie De Castellane
    Inscrit
    lundi 9 août 2010 04h37
    "LA PESTE" (1/2)
    Habituée à la presse québécoise et française, je ne cesse de lire les mêmes articles déplorant les tentations fascistes en Europe.

    Déplorer, c'est bien... Mais s'interroger sur le pourquoi est, à mon sens, autrement plus constructif.

    Personnellement, je considère que l'accusé premier réside à Bruxelles et s'appelle l'Union européenne. "L'Europe de Bruxelles" comme elle est nommée par les souverainistes français (non sans dédain... et raison) pratique une politique "impériale" totalement inféodée idéologiquement à l'Amérique du Nord anglo-saxonne.

    Comme cette dernière le pouvoir de Bruxelles s'exprime globalement en anglais... prône le libéralisme économique... le multiculturalisme social... et ne considère que peu la souveraineté des Nations.

    Soient autant de choses contraires aux identités et aux aspirations des peuples européens (peuples qui, contrairement au nôtre, sont autochtones, "souverains", et un peu plus vieux que 400 ans!)

    Je ne crois pas que les Québécois soient en mesure de comprendre ce qu'il se passe en Europe.

    Prenons nos cousins Français. Selon les projections démographiques, les "Français de souche" seront minoritaires dans leur propre Pays d'ici 30 ou 40 ans!

    N'est-ce pas un changement majeur lorsque l'on connaît la sociologie ethno-culturelle de ce pays en vigueur depuis 2000 ans!?

    Ce changement n'est-il pas violent lorsque l'on sait que celui-ci a commencé il y a seulement 40 ans?

    Ce changement n'est-il pas violent (je me répète, je sais) lorsque l'on sait ces conséquences (sur le niveau d'éducation global, sur la sécurité intérieure, sur la cohésion sociale...)?

  • Claire-Emilie De Castellane
    Inscrit
    lundi 9 août 2010 04h43
    "LA PESTE" (2/2)
    Ainsi, n'est-il pas compréhensible qu'un peuple soumis

    -à une immigration de masse depuis 40 ans (qui n'est pas une immigration "de travail" mais "humanitaire" via le regroupement familial), qui engendre une "substitution démographique" (pour reprendre le terme de Michèle Tribalat*)

    -à un pacte laïc et social qui explose (et oui, le multiculturalisme vanté par nos élites bien-pensantes ne semble fonctionner nulle part!)

    -aux viols répétés de sa propre souveraineté par un pouvoir extérieur (Bruxelles est à la France ce que Ottawa est au Québec) comme en atteste le Traité de Lisbonne

    se replie sur lui-même et s'exprime en faveur d'un parti "national" comme le FN de Marine Le Pen?


    J'ai fait mes études à Paris jusque l'année dernière.

    Il faut comprendre! Prenez le métro parisien... Il m'est souvent arrivé d'être la seule "blanche" de tout le wagon (soit sur approximativement 70 personnes)! Et croyez-moi, lorsque vous êtes une femme, l'été, que vous êtes habillé "léger" (mais décemment), lorsque vous résidez en banlieue, que vous rentrez tard... Vous ne faites pas la "fière"!

    Depuis toujours, je rêvais de la France... Et je crains que, face à la compromission, à la lâcheté, au manque d'écoute du Peuple des partis "de gouvernement" historiques, le populisme porté par Marine Le Pen soit une option que les Français considéreront comme VITALE pour cette belle France, son identité, sa cohésion sociale (pour ne pas dire paix civile), sa souveraineté etc...

    C'est triste, j'en ai conscience...

    Mais prochainement naturalisée, ce sera (peut-être) là mon choix pour 2012!


    *la démographe Michèle Tribalat interrogée par le Devoir:

    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    lundi 9 août 2010 09h54
    L'Europe fonce vers un mur
    L'Europe se construit sur le dos des états-nations et en ce sens est vouée à l'échec.

  • moise metellus
    Inscrit
    lundi 9 août 2010 10h50
    france
    @Claire-Emilie :
    Vous serez une chance pour la france, sans faire de l' ironie.
    Certains aiment véritablement les pays vers ou ils émigrent. Ils se disent qu' il n' est pas normal d' aller vivre dans un pays étranger et de lutter contre les autochtones.
    Si j' etais de nationalité française je voterais FN. Si j' étais de nationalité suisse je voterais UDC, sans hésitation.
    Je refuserais catégoriquement de voter socialiste, par example, car les socialistes européens sont en guerre contre leurs propres peuples et veulent remplacer les autochtones européens par des immigrés. Je me vois mal etre acceuilli chez des gens et , une fois rendu à l' isoloir, choisir de les poignarder dans le dos!

  • Lecteur666
    Inscrit
    lundi 9 août 2010 12h24
    Enfin !
    @Claire-Emilie De Castellane

    Je désespérais de lire un commentaire sensé à propos des âneries angélistes contenues dans cet éditorial.
    Merci !

  • Claire-Emilie De Castellane
    Inscrit
    mercredi 11 août 2010 08h58
    Réponses...
    @MARC TREMBLAY

    "L'Europe se construit sur le dos des états-nations et en ce sens est vouée à l'échec."

    Tous les Européens que je connais l'ont identifié... Seuls les élites l'ignorent encore!


    @MOISE METELLUS

    Majuscule à "(F)rance"!!!

    "Vous serez une chance pour la france, sans faire de l' ironie."

    Je m'y appliquerai! Je fais déjà "tache" parmi nombre de mes amis Français tant ils se plaisent à mépriser leur Pays! Mais il y a une explication... La plupart sont de gôôôche... Mon seul regret demeurera de laisser un Québec soumis plutôt que souverain... Mais à la vue de l'immobilisme généralisé qui règne chez les Québécois quant à l'édification de leur propre nation souveraine de langue française je doute que cela change un jour... Mais si changement il devait y avoir, je ne doute pas que le soutien le plus indéfectible que recevrait les Québécois viendrait des... Français.

    "Je refuserais catégoriquement de voter socialiste, par example, car les socialistes européens sont en guerre contre leurs propres peuples et veulent remplacer les autochtones européens par des immigrés."

    Vous avez parfaitement raison. Le niveau de trahison des socialistes européens à l'encontre de leurs propres peuples est assez édifiant!

    Mais même en France (où les socialistes règnent idéologiquement depuis 40 ans), on peut aisément présager un réveil du Peuple de France.


    @LECTEUR666

    Je vous en prie! J'éprouve une grande tristesse à voir ce que devient la vieille Europe et en particulier la France... Mais pour avoir conscience de l'ampleur de la chose, il faut être allé sur place. Je doute que ce soit le cas de l'éditorialiste en question.

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    mercredi 11 août 2010 14h18
    Suggestion pour les «collabos» de la résurgence du fascisme en Europe
    Nique la France de ZONE D'EXPRESSION POPULAIRE. Vous vous reconnaîtez sûrement dans le texte de la chanson. Édifiant de vérité pour ces lecteurs aux yeux et oreilles ben dur.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mercredi 11 août 2010 15h35
    À bas la rectitude politique
    Les élites ignorent les préoccupations de la population, car ce serait trop de travail que de s'y consacrer.

    Pendant ce temps, l'Europe demeure le petit chien des Anglais et des États-uniens.

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    jeudi 12 août 2010 08h17
    @ C.E de Castellane et ses amis
    En cette journée du 12 août et entendu sur R.C, des experts de l'ONU viennent de rendre public un rapport condamnant la France pous ses politiques «racistes» contre ses minorités. Rappelant également que la législation française ne protège pas adéquatement les minorités vivant sur son territoire.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    jeudi 12 août 2010 12h15
    Et nous ?
    On les protège trop au détriment de la majorité qui n'a pas les Chartes de son bord. Exemple, notre ministère de l'Éducation vient de sortir, sans demander l'avis de personne, un calendrier des fêtes religieuses de la planète de façon à ce que les profs en tiennent compte avant de choisir les dates d'examen.

    Cela n'a aucun sens, d'autant plus que le gouvernement a édicté que l'école québécoise est laïque par définition et que le cours ÉCR n'avait pour but que de faire connaître les différentes religions, non d'en faire l'apologie.

  • Marc-Aurèle Lachance
    Inscrit
    jeudi 12 août 2010 23h58
    L'histoire avec un très minuscule h...
    « Des fous furieux utilisent l'Histoire comme procureur du temps présent et personne ne réagit. » -TRUFFAUT, Serge, Fascisme en Hongrie - la peste, in Le Devoir, 9 août 2010

    Oui, mais pas l'Histoire humaine, l'Histoire de l'espèce, l'Histoire la grande! C'est la petite histoire, la très locale, la sectaire, la dextre qui est là utilisée: l'histoire avec un h très minuscule. Une histoire déformée par l'apologétique de l'extrême droite. Une histoire s'appuyant sur la chimérique idée de race. Une histoire qui détruit les beaux mélanges qui ont pu faire honneur à la Hongrie. En fait, une histoire qui est au fond une honte pour l'histoire de la Hongrie, une histoire contre l'historique tolérance hongroise... Celle dont Joseph Roth pouvait écrire:

    « Dans notre monarchie il n'y a au fond rien de bizarre. Sans les idiots qui nous gouvernent, même dans son aspect extérieur, rien ne pourrait paraître étrange non plus. Ce que je veux dire par là, c'est que ce que les autres y voyaient d'étrange est pour nous autres, Austro-Hongrois, une chose tout à fait naturelle. Mais je dois dire en même temps que, dans cette Europe insensée des États-nations et des nationalismes, les choses les plus naturelles apparaissent comme extravagantes. Par exemple, le fait que des Slovaques, des Polonais et des Ruthènes de Galicie, des juifs encafetanés de Boryslaw, des maquignons de la Bacska, des musulmans de Sarajevo, des vendeurs de marrons grillés de Mostar se mettent à chanter à l'unisson le Gott erhalte le 18 août, jour anniversaire de François Joseph, à cela, pour nous, il n'y a rien de singulier. »

    C'est à ces beaux mélanges (quoique, encore, il y manque beaucoup de monde...) que la droite s'oppose, et s'opposera toujours: tellement, pour elle compte la ségrégation... Un 2% par ici, une couleur par-là: l'idée est tristement isomorphe.

    À pleurer, vous dites M.Truffaut...
    Oui, c'est à pleurer...
    Et à hurler de colère aussi...

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 13 août 2010 18h04
    À Marc Tremblay...
    Vous avez tout faux dans votre dernier commentaire.

    Souvent les médias affirment n'importe quoi, pour corriger le tir après. Ce fut le cas pour cette nouvelle. Il ne s'agissait pas d'un calendrier scolaire, mais culturel, visant l'échange sur les différentes fêtes, anniversaires ou commémoration à traver le monde, y compris ici Comme l'a souligné un commissaire, on ne peut quand même pas ajouter 39 congés dans l'année scolaire!

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 14 août 2010 10h36
    Tout faux ? Hum...
    Ce calendrier culturel ou scolaire, peu importe, n'en a pas moins été présenté au monde scolaire comme une invitation à tenir compte de ces fêtes religieuses avant de prévoir des examens. Ce calendrier va à l'econtre du principe de la laïcité en éducation.

    Cela n'a aucun sens et je maintien mon commentaire, à moins qu'il y ait une dénégation de la part du ministère.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 14 août 2010 10h49
    Je ne m'habituerai jamais
    Celine A. Massicotte,
    La premièr phrase de votre commentaire à mon égard n'est pas utile et me heurte, d'autant plus que vous n'avez pas démontré que j'avais tout faux. J'appelle cela de la provocation. Vous êtes à l'aise avec cela et vous semblez y prendre plaisir. Alors, je vous prie de m'épargner ce genre de phrases lapidaires et heurtantes. Merci.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    samedi 14 août 2010 12h20
    Post-scriptum:
    Le principe de laïcité, même en éducation, est bafoué un peu partout, en long et en large, mais c'est un autre débat.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    samedi 14 août 2010 12h39
    Et Re P. S.:
    Et selon ce Monsieur, qui avait l'air de savoir de quoi il parlait, il n'y avait pas que des fêtes religieuses mais d'autres comme la fêtes des enfants, ou de la nature, etc.

    Bon" FIN, je le jure!

  • Marc-Aurèle Lachance
    Inscrit
    dimanche 15 août 2010 12h36
    Effectivement...
    « notre ministère de l'Éducation vient de sortir, sans demander l'avis de personne, un calendrier des fêtes religieuses de la planète de façon à ce que les profs en tiennent compte avant de choisir les dates d'examen.

    Cela n'a aucun sens [...] » -TREMBLAY, Marc, jeudi 12 août 2010 12h15

    Effectivement, ce type d'énumération normative est contraire au principe de laïcité. Il n'est pas indifférent aux cultes religieux l'État dont le système d'éducation détermine ses périodes d'examen en fonction des fêtes religieuses. Et en ce sens, ce calendrier ferait pire en matière de laïcité que celui que nous avons déjà... N'est-ce pas ce que l'on nomme rétrograder?

  • Paul Cauchon
    Auteur
    Paul Cauchon
    lundi 16 août 2010 12h44
    Mise au point de l'équipe du Devoir.com
    Il n'y a aucun rapport entre l'éditorial de Serge Truffaut et le débat sur la laicité ou le calendrier scolaire au Québec. Les commentaires ont tellement dérivé du texte initial que nous y mettrons fin.

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