Sarkozy veut retirer la nationalité à certains criminels
Grenoble — Le président Nicolas Sarkozy a proposé vendredi que la nationalité française puisse être retirée à «toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un policier», gendarme ou autre personne dépositaire de l'autorité publique.
«Nous allons réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française», a déclaré le chef de l'État dans un discours à Grenoble, théâtre de récentes violences contre la police.
«La nationalité doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un fonctionnaire de police, d'un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique», a-t-il poursuivi.
Le chef de l'État souhaite aussi «que l'acquisition de la nationalité française par un mineur délinquant au moment de sa majorité ne soit plus automatique».
«La nationalité française se mérite. Il faut pouvoir s'en montrer digne. Quand on tire sur un agent chargé des forces de l'ordre, on n'est plus digne d'être Français», selon lui.
Le quartier populaire de la Villeneuve, à Grenoble, a été le théâtre de trois nuits de violences, du 16 au 18 juillet, après la mort d'un malfaiteur au cours d'une fusillade avec la police. Au cours de ces violences, des policiers avaient été la cible de tirs à balles réelles.
À la suite de ces événements, Nicolas Sarkozy a décidé de changer le préfet du département de Grenoble, décision rarissime, pour le remplacer par un ancien haut gradé de la police.
Entouré des ministres Michèle Alliot-Marie (Justice) et Brice Hortefeux (Intérieur), Nicolas Sarkozy a aussi indiqué que «l'instauration d'une peine de prison incompressible de 30 ans pour les assassins de policiers ou de gendarmes sera discutée au Parlement dès la rentrée».
«La guerre que j'ai décidé d'engager contre les trafiquants, contre les voyous, vaut pour plusieurs années [...], c'est une guerre nationale», a-t-il asséné.
Au plus bas dans les sondages, Nicolas Sarkozy avait annoncé son intention de «muscler» son discours sur la sécurité et l'immigration.
Cette semaine, le gouvernement a déjà annoncé un durcissement de sa politique de démantèlement des camps illégaux de Roms d'Europe centrale, une annonce qui fait suite à un fait divers et est critiquée par des associations qui y voient une «stigmatisation» d'une population.
«Nous allons réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française», a déclaré le chef de l'État dans un discours à Grenoble, théâtre de récentes violences contre la police.
«La nationalité doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un fonctionnaire de police, d'un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique», a-t-il poursuivi.
Le chef de l'État souhaite aussi «que l'acquisition de la nationalité française par un mineur délinquant au moment de sa majorité ne soit plus automatique».
«La nationalité française se mérite. Il faut pouvoir s'en montrer digne. Quand on tire sur un agent chargé des forces de l'ordre, on n'est plus digne d'être Français», selon lui.
Le quartier populaire de la Villeneuve, à Grenoble, a été le théâtre de trois nuits de violences, du 16 au 18 juillet, après la mort d'un malfaiteur au cours d'une fusillade avec la police. Au cours de ces violences, des policiers avaient été la cible de tirs à balles réelles.
À la suite de ces événements, Nicolas Sarkozy a décidé de changer le préfet du département de Grenoble, décision rarissime, pour le remplacer par un ancien haut gradé de la police.
Entouré des ministres Michèle Alliot-Marie (Justice) et Brice Hortefeux (Intérieur), Nicolas Sarkozy a aussi indiqué que «l'instauration d'une peine de prison incompressible de 30 ans pour les assassins de policiers ou de gendarmes sera discutée au Parlement dès la rentrée».
«La guerre que j'ai décidé d'engager contre les trafiquants, contre les voyous, vaut pour plusieurs années [...], c'est une guerre nationale», a-t-il asséné.
Au plus bas dans les sondages, Nicolas Sarkozy avait annoncé son intention de «muscler» son discours sur la sécurité et l'immigration.
Cette semaine, le gouvernement a déjà annoncé un durcissement de sa politique de démantèlement des camps illégaux de Roms d'Europe centrale, une annonce qui fait suite à un fait divers et est critiquée par des associations qui y voient une «stigmatisation» d'une population.
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