Tollé contre les mesures visant les Roms en France
Photo : Agence France-Presse
Campement de «gens du voyage» à Mont-près-Chambord, près de Blois.
Le ministre bulgare de l'Intérieur, Tsvetan Tsvetanov, a déclaré hier que son pays et la Roumanie prendraient ensemble des mesures pour rapatrier des Roms bulgares et roumains auteurs de troubles à l'ordre public en France. De son côté, le premier ministre roumain, Emil Boc, a déclaré que tous les pays européens étaient responsables des millions de Roms vivant sur le continent.
La Roumanie compte environ un million de Roms, selon des estimations. M. Boc a estimé que les autres pays européens avaient une «obligation commune» à l'égard de cette communauté, qui fait l'objet de discriminations.
Le ministre français de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé mercredi plusieurs mesures visant les Roms à l'issue d'une réunion avec le président Nicolas Sarkozy sur «les problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms».
Les autorités françaises «procéderont à la reconduite quasi immédiate des Roms qui auraient commis des atteintes à l'ordre public (ou) des fraudes, en direction de la Bulgarie et de la Roumanie». «Avant la fin de l'année, une réforme de la loi sur l'immigration permettra de faciliter la mise en oeuvre de mesures d'éloignement» des «ressortissants d'Europe orientale en situation irrégulière en France» pour «des raisons d'ordre public»; et, à la demande de Nicolas Sarkozy, «l'autorisation de ratifier une convention entre la France et la Roumanie permettant de raccompagner dans leur pays les mineurs isolés roumains» sera par ailleurs votée par l'Assemblée nationale «dès le début de l'automne», a précisé la présidence de la République.
En outre, une «vingtaine de policiers roumains et bulgares» seront nommés en «région parisienne» afin d»'épauler les forces de l'ordre françaises», selon l'Elysée, qui a ajouté qu'une affectation de policiers français en Roumanie et en Bulgarie serait proposée de façon symétrique. Une nouvelle réunion aura lieu «dans trois mois» afin de faire le point de la mise en oeuvre de ces dispositions.
La Roumanie compte environ un million de Roms, selon des estimations. M. Boc a estimé que les autres pays européens avaient une «obligation commune» à l'égard de cette communauté, qui fait l'objet de discriminations.
Le ministre français de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé mercredi plusieurs mesures visant les Roms à l'issue d'une réunion avec le président Nicolas Sarkozy sur «les problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms».
Les autorités françaises «procéderont à la reconduite quasi immédiate des Roms qui auraient commis des atteintes à l'ordre public (ou) des fraudes, en direction de la Bulgarie et de la Roumanie». «Avant la fin de l'année, une réforme de la loi sur l'immigration permettra de faciliter la mise en oeuvre de mesures d'éloignement» des «ressortissants d'Europe orientale en situation irrégulière en France» pour «des raisons d'ordre public»; et, à la demande de Nicolas Sarkozy, «l'autorisation de ratifier une convention entre la France et la Roumanie permettant de raccompagner dans leur pays les mineurs isolés roumains» sera par ailleurs votée par l'Assemblée nationale «dès le début de l'automne», a précisé la présidence de la République.
En outre, une «vingtaine de policiers roumains et bulgares» seront nommés en «région parisienne» afin d»'épauler les forces de l'ordre françaises», selon l'Elysée, qui a ajouté qu'une affectation de policiers français en Roumanie et en Bulgarie serait proposée de façon symétrique. Une nouvelle réunion aura lieu «dans trois mois» afin de faire le point de la mise en oeuvre de ces dispositions.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

