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Lettres - Les Français ne sont plus francophones

Lucie Dufresne - Paris, le 29 mars 2010  24 avril 2010  Europe
Après dix années de séjours annuels en France, plus particulièrement à Paris, je suis absolument scandalisée de l'anglicisation qui envahit ce beau pays.

Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie, Abdou Diouf, a appelé «à réagir contre l'hégémonie de l'anglais», mais le président de la France parle du «complexe» de la francophonie, qui serait «la seule à ignorer sa force».

En tant que Québécoise et membre d'un État de la francophonie qui lutte depuis des années pour sauver sa langue et sa culture, je tiens à informer monsieur le président que c'est avec force et conviction que nous continuons de lutter. Nous n'avons pas de complexe, mais nous avons besoin d'une France qui s'intéresse vivement au fait français et qui, par surcroît, pourrait peut-être adopter éventuellement une loi pour «refranciser» ce pays.

***

Lucie Dufresne - Paris, le 29 mars 2010
 
 
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  • Hélène Pisier
    Inscrite
    samedi 24 avril 2010 04h41
    Une Europe française (Suisse, Belgique, France) colonisée à l'os

    " Ce qui par-dessus tout se révèle dramatique dans la question francophone mondiale, c’est que la plupart des Européo-français ne contemplent l’échiquier linguistique que par le collimateur de leur propre situation locale, sinon communale. La France bien française (??), de l’Élysée au Quai d’Orsay, par Matignon, fait dans la myopie. Elle s’anglicise comme une enfant s’empiffre de chocolat, c’est-à-dire de son propre chef sans se douter un instant de la phénoménale gastro-entérite qui l’attend. La Switzerland et la Belgium... (nonobstant le litige Wallons-Flamands depuis 1831 !) vivent un équilibre plurilingue et ne voient pas très bien non plus ...où est l’erreur. Or le vrai laboratoire est en Terre Québec et en Afrique. Et pour moult raisons, qu’on ne peut développer ici bien qu’elles soient assez évidentes, ce problème n’est pas vécu comme cardinal sur le Continent chaud (à vrai dire, il y serait bien plutôt reçu comme “gardénal”). Aussi actuellement la conscience de la francophonie réside-t-elle au Québec. Ici se loge l’enjeu véritable de la lutte pour la Francité. Mais nous représentons 5% de la francophonie planétaire. C’est dire, les ami/es, qu’on ne tiendra pas longtemps tout seuls."

    Dixit : "Les Bilinguistes - Grands sorciers des langues phagocytaires" (www.vigile.net/Les-Bilinguistes-Grands-sorciers)

    Du même auteur : "Le Québec et la Francité. Lettre ouverte au Président de la République française" (http://lequebecetlafrancite.blogs.nouvelobs.com/ar

    HP

  • Pierre Marinet
    Inscrit
    samedi 24 avril 2010 07h40
    @Lucie Dufresne
    Le problème est que les français ne sont pas francophones. Ces derniers sont ceux qui utilisent une langue d'origine française. Ce que vous remarquez à Paris particulièrement avec son Bobo-snobisme c'est la langue dans sa vitalité. Si vous connaissez bien cette langue un pantalon en français se dit aussi en argot français un "falzar"(du Turc); un petit peu, un chouïa (arabe) et on en passe puisqu'il y a beaucoup de régionalisme comme Baragouiner (du breton bara/pain, gwin/vin). L'anglais comme d'autres langues arrivent à se mêler là-dedans et dans quelques siècles il y aura des personnes qui diront ce que vous dites pour préserver leur langue. Je trouve beau de voir ce mouvement plein de vie et vitalité. Il est certain que la culture française prendra de l'aile à ce niveau; que de plus en plus de personnes même éduquées ne comprendront plus les grands textes classiques de la littérature française appartenant désormais à un autre monde, à un autre univers. Connaissez-vous le grec et le latin pour lire dans le texte Homère ou Cicéron? Moi oui. D’ailleurs le phénomène de francisation fut le fait d’adopter des mots gréco-latins pour qu’ils aient une apparence française. Décortiquez la langue française, celle que vous désirez sauver, vous serez éblouie par la beauté linguistique venue du monde.Il ne faut pas muséifier une langue, elle deviendrait morte et insipide.

  • 000
    Abonné
    samedi 24 avril 2010 07h58
    La démission des Français.
    Pour vivre depuis 30 ans à Strasbourg, j'affirme en effet que les Français ne défendent pas bien leur langue. Ils ne la défendent pas du tout même. Les gens du Québec n'ont surtout aucune leçon à recevoir d'eux dans ce domaine. Les Français sont obnubilés par l'anglais et les Américains. Nous entendons rarement parler de la politique canadienne ou québécoise dans les journaux télévisés. Si certaines gens du Québec ont une connaissance sérieuse de la littérature française, ce n'est surtout pas le cas des Français qui connaissent peu de chose de notre littérature québécoise. En toute franchise et sans aucune exagération, c'est le Québec qui devrait être l'état responsable de la défense et du développemnt de la francophonie sur la scène internationale. Nous le ferions avec plus de fierté et de conviction que les Français.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 24 avril 2010 10h01
    La langue française
    Il ne faudrait pas que la langue, à l'instar des religions, devienne un "casus belli". Les langues, quelles qu'elles soient, doivent évoluer, mais non d'une manière anarchique. Par exemple, en Belgique, je verrais d'un bon oeil que les Flamands, comme les Wallons, adoptent la langue anglaise. Personne n'y perdrait ou y gagnerait. L'alternative serait que la Belgique soit divisée, une partie s'attacherait à la France, l'autre à la Scandinavie. Le nationalisme divise au lieu d'unir, c'est là le problème.

  • François Dugal
    Abonné
    samedi 24 avril 2010 10h05
    Bon week-end
    Ah, ce Devoir du week-end. Je suis full-relax. Je sors la thune pour aller au pressing. Après le breakfest, un petit footing pour me délier les guibolles. Au programme ce soir, du coocooning dans mon living; c'est presque la vie de star.
    François Dugal

  • 000
    Abonné
    samedi 24 avril 2010 11h43
    L'Europe : hors de sa diversité linguistique.
    La langue française a des assises solides en France. Depuis longtemps, des grammairiens, des lexicologues et des écrivains ont contribué à l'enrichissement de cette langue. La littérature française jouit encore d'un grand prestige dans les pays étrangers. Je pense en particulier aux pays de l'Est, à l'Afrique et à l'Amérique latine, voire même les Etats-Unis. Mais quand donc les Français seront-ils fiers à nouveau de parler une si belle langue ??? Les Européens, de manière générale, n'ont de yeux actuellement que pour l'anglais alors qu'il faudrait déjà lorgner du côté du chinois. Ce qui m'attriste et m'exaspère dans l'Europe actuelle, c'est qu'elle ne sait pas du tout exploiter la grande diversité des langues qui sont couramment parlées sur son territoire. Je pense à l'espagnol, à l'italien, au grec, au suédois, à l'italien, à l'allemand et à bien d'autres encore. Aucun continent au monde ne jouit d'une telle richesse. En étant servi correctement, le français pourrait ainsi retrouver sa juste place parmi cette belle diversité linguistique. Mais, rien de tout cela. La France doit se ressaisir avant qu'il ne soit trop tard. Dans la défense de la langue française, le Québec est tout simplement admirable.

  • Pierre Marinet
    Inscrit
    samedi 24 avril 2010 12h48
    @Dugal. Voyez comme c'est aussi amusant.
    l est vrai que c'est le français d'aujourd'hui mais pas que ça. Voyez les films d'Éric Rhomer.

    Putain de bordel, c'est chiatique de jacter:

    "Pourquoi t'es-tu amenée vers ma poire imprudente? Sais-tu que tu aurais pu te faire rectifier vingt fois d'un coup de gazo dans le chasse, ajusté par artilleurs loufiers! Un beau gosse comme toi! J'm'en serais pas consolé si j't'avais gaffée, gelé, allongé sur la foride pierre pour toujours. Mais pourquoi que tu t'es amenée? Jacte, je t'en supplie! pourquoi?" Pierre Devaux, "Le livre des Darons sacrés" (i.e. la Bible) préfacé par le poète français Jean Cocteau, 1974.

    Moi je trouve ça beau aussi et encore compréhensible par beaucoup de nos jours en France.

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    samedi 24 avril 2010 12h50
    Autre signe du déclin de la France...
    La France est obsédée en bien et en mal par l'Amérique...

    Et cela ne la gêne aucunement de s'angliciser...

    Donc il n'y a pas de leçons à recevoir des Français, ces maîtres donneurs de leçons...

    Autre signe du déclin de la France

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 24 avril 2010 12h59
    William Lémergie et Télématin
    La démence a atteint les meilleurs têtes. William (Guillaume) reçoit des journalistes dans des domaines variés tout les matins de la semaine à son émission sur TV5, Chaîne 2 de France. Ces drôles de caractères nous arrivent avec de nouvelles expressions anglaises, comme s`ils se concurrençaient pour savoir qui fait la plus bisarre découverte. C`en est désolant car il doit expliquer en français chacunes de ces perles. Les expressions anglaises sont tellement faussement interprétées que seulement un autre français peut prétendre les comprendre. La foire aux cancres, une spécialité française du Paris snob d`abord. L`ancien mot pour `snob` était `hautain` mais ils ne s`en souviennent plus. Faudrait savoir ce qu`ìl y a de non-français dans hautain!

  • Jean Beaumont
    Inscrit
    samedi 24 avril 2010 14h12
    Benchmark, mobile home, trader, drastique, best of...
    Les Français aiment ça l'anglais. Ça fait bien d'en saupoudrer un peu dans notre langue, de dire superficiellement Jean-François Copé à l'émission On n'est pas couché. Mais alors, pourquoi alors ne pas l'assaisonner également de mots russes, norvégiens, etc.?

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 24 avril 2010 19h23
    Autres temps autre habitudes
    Entre 1940 et 1944 une autre langue faisait ses choux gras de la bonne société collabo de France, dont Paris était la capitale allemande. Le diktat de Laval et Pétain se traduisait bien en allemand. Maintenant ils rêvent tous d`être californiens. Une fois rendus à Loa Angeles ils découvrent l`absence de vie culturelle. Puis ils retournent à la maison tout en important des expressions sans lien avec la société qui les a vu naître.

  • Marianne
    Inscrit
    dimanche 25 avril 2010 09h00
    Lettre ouverte à France... Culture

    À tout hasard, sur le sujet en débat je signale cette intervention personnelle ( http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture ) commise il y a quelque temps auprès de l'antenne France-Culture.

    Or comme mon billet suivant n'a pas été retenu (en France la censure participe carrément d'une seconde nature, partout et à propos de tout et de rien : il suffit d'émettre un avis divergent [de la majorité] sur un sujet quelconque pour que l'on vous expulse illico des lieux, et que l'on vous en interdise désormais l'accès. Récurrent, et parfaitement indigne d'une démocratie digne de ce nom, c'est là un phénomène absolument aberrant au pays... des droits de l'Homme), c'est sur le site Impératif-Français ( http://imperatif-francais.org/bienvenu/articles/20 ) qu'il aura trouvé à s'exprimer.

    Avec l'espoir modeste de faire un peu utile dans ce débat.

    Merci.

    MC

  • Roger Sylvain
    Inscrit
    dimanche 25 avril 2010 09h31
    Se fermer à l'anglais
    Le Québec défend son français avec un peu trop de zèle.C'est bien beau parler français mais de là à en faire une obsession,faudrait peut-être se calmer le pompon.Si tu es francophone et tu veux vivre en français,vas-y,c'est ton droit.Mais pourquoi empêcher un anglo ou un allo de parler sa propre langue.Eux aussi ont une langue à sauvegarder.
    Le Québec moderne a été bâti par les anglos et les francos du Québec et au lieu d'en prendre acte,les francos se mettent la tête dans le sable et préfèrent effacer de leur mémoire collective la contribution anglophone du point de vue économique,artistique et sociale.
    Si les francophones avaient confiance en leurs capacités,ils ne se sentiraient aucunement menacé par la présence de l'anglais sur le territoire.Mais c'est tellement plus facile de tapper sur la tête d'une minorité pour l'écraser que de se regarder dans le miroir et d'accepter le reflet.
    Roger Sylvain

  • jacquesMN
    Inscrit
    dimanche 25 avril 2010 09h46
    Observation et réaction de l'extérieur
    N’étant pas un francophone natif, malgré le nom de famille, j’ai lutté pour apprendre la langue de mes grands-parents. Où je travaille au centre-ville de St. Paul, Minnesota, je connais un jeune gars parisien. Quand il me parle, notre conversation est souvent déraillée momentanément, mais pas à cause de son bel accent, mais parce qu’il insère dans la conversation un mot purement anglais voilé avec son accent, de tels mots comme : le building, le sheetrock, le stud, le display case; la liste me semble sans fin… Or, moi, l’étatsunien de racines québécoises, j’ai commencé à le taquiner lui disant que ce n’est jamais trop tard à apprendre le français. C’est bizarre… et triste, mais on s’amuse pareil. jacques du Minnesota

  • nosnibor
    Abonné
    dimanche 25 avril 2010 18h02
    000
    Si cette personne vit à Strasbourg (Strassburg) depuis 30 ans, elle assiste sans aucun doute à la destruction d'une autre langue: Le dialecte allemand que l'on appelle l'alsacien: humilié, persécuté,

  • Broc
    Inscrit
    lundi 26 avril 2010 04h18
    Europe francophone
    Vivant en Suisse je ne crois pas que la culture francophone européenne soit en danger! L'anglais domine c'est un fait! Mais le français n'est pas en danger en Europe.
    Par contre sa place dans le monde passe en effet par le Québec et l'Afrique! Soit il s'y renforce et survit et le français sera une grande langue mondiale! Dans le cas contraire, il ne jouera plus qu'un rôle à l'échelle européenne...
    Alors nous comptons tous sur vous. Mème les français qui ne s'en rendent pas compte comme contrairement à tous les autres francophones n'ont jamais dû lutter pour leur langue dans leur propre pays!

  • Marie-Louise Lacroix
    Inscrite
    lundi 26 avril 2010 09h24
    Le français point en danger en Suisse... !?!?!

    M. (Mme ?) "Broc", je me demande sur quelle planète vous vivez.

    Résidant en Suisse depuis maintenant de nombreux mois (de fait, plutôt en 'Switzerland' ou en 'Swiss' : le vocable Suisse étant ici extrêmement rare...), et connaissant bien ce pays (y revenant régulièrement depuis une vingtaine d'années, le plus souvent pour de longs séjours), je puis, tout au contraire, affirmer que la politique helvétique des trois langues officielles (français, allemand, italien, outre le romanche, doté d'un statut spécial comme chacun sait) participe désormais de la canular, sinon du mensonge. De la fabulation, dans le meilleur des cas.

    Tout est anglais ici. In Swiss. Ou peu, très peu s'en faut. Partout, tout le temps. Sous tous les angles et dans tous les aspects de la vie publique. À commencer par les affiches publicitaires, les raisons sociales, la musique que l'on entend partout, les marques de commerce, etc. Y compris la langue quotidienne de communication... qu'on ne reconnaît plus (dirait Félix !). C'est même pire qu'en France. C'est dire...

    Le commentaire suivant ( www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2010/ ), par exemple, illustre à merveille la "Real Switzerland" de notre temps. On pourrait reprendre à la lettre ce type de situation pour mille et une circonstances différentes dans l'espace public helvétique, et ça tomberait parfaitement dans le mille : et ce, sans jamais donner sur l'exagération ou dans la caricature. La Suisse, en effet, c'est très exactement "ça" à notre époque.

    En l'occurrence, c'est d'autant plus exact que dans ce cas précis c'est un fleuron de l'Entreprise "franco-française" (France Télécom / Orange [à prononcer à l'anglaise en effet, avec priorité absolue à l'anglais dans les communications téléphoniques avec la firme !!!]) qui anglicise sans vergogne et tous azimuts son voisin. "Entre francophones, faut s'épauler dans le noble projet de la servitude volontaire", me semble-t-il entendre en sourdine de part et d'autre de la frontière...

    Bref, nul besoin des États-Unis, et moins encore du United Kingdom, pour angliciser l'Europe française (Belgique comprise) : La France fait le travail sans que personne ne lui demande. Et la Swiss ainsi que la Belgium s'empressent d'emboîter le pas. Et ce travail de sape se poursuit insensiblement depuis plus de vingt ans (années quatre-vingts). Comme si "dignité" et "respect de soi" étaient devenus, entre-temps, des vocables absolument tabous dans l'esprit de ces peuples autrefois franciens de la vieille Europe.

    Peuples autrefois franciens. Et fiers...
    Mais qui le croirait encore...?

    En terminant, un petit mot à l'attention de mon concitoyen Roger Sylvain.

    Un mot très succinct : votre analyse linguisto-politique du Québec ne dépasse guère la hauteur des champs de paquerettes. Et encore, dans le brouillard matinal de Londres ! Aussi nul doute que vous vous plairiez largement in Switzerland, M. Roger Sylvain, grand défenseur de nos pauvres (et incompris) anglophones du Québec.

    Après tout, hein, les Anglais ont bien le "droit", eux aussi, de... protéger leur langue. En l'imposant partout. Et à tous. Par souci de haute civilisation, bien assurément. Comme l'eût dit ce grand philosophe nommé Lord Durham.

  • Malartic
    Inscrit
    lundi 26 avril 2010 10h17
    Defense de la langue francaise
    Je lis des journeaux et revues anglaises presque autant que de françaises et je n'ai jamais remarqué d'exercise de promotion de l'anglais. Y en a t-il en chinois, en allemand, italien? Je ne sais pas.
    Pourquoi vendre du français à ceux qui en achète déjà? Ha! La qualité du language laisse à désiré. Qu'en est-il de la qualité de l'anglais parlé ou écrit? Le jargon est peut-être la source
    d'inquiétude de nos aristocrates de la langue. Ça devient une attaque à leur status social. Je crois que le français étant dirigé par une coteries "d'experts linguistiques", ils sont souvent en retard sur
    les progrès scientifiques, techniques et sociaux. Ils arrivent quelques
    années plus tards avec une version française d'un nouveau mot dans
    une autre langue (souvent l'anglais) alors que le mot étranger s'est
    déjà taillé une bonne acceptance.
    J'ai été en informatique dans depuis les années 60,s et j'ai vue nombre de nouveau mots "américains" recevoir un équivalent français plusieurs années plus tard. Souvent le mot technique reçois
    une traduction française crée par un groupe de "poêtes", et souvent portant une image déformé du sujet . L'autre "beauté" de l'anglais est que cette langue est plutôt simple de conception et d'utilisation. Comparer l'écriture anglaise vs chinoise, les noms, l'orthigraphe, le nombre des publication, etc... font que l'anglais "semble" dominer. Pour le moment du moins.

  • Pierre Marinet
    Inscrit
    mardi 27 avril 2010 07h10
    @nosnibor et @Malartic
    @nosnibor
    L'alsacien serait "humilié, persécuté"? J,ai vécu longtemps en Alsace où j'y retourne régulièrement. Vous dites de grosses bêtises. L'Alsace et la Moselle ont un statut particulier au sujet linguistique, ne le saviez-vous pas?

    @Malartic

    Je suis d'accord avec vous. Si nous lisons les ouvrages publiés en France nous sommes loin, très loin de cet anglicisation considérée comme diabolique annoncée; si nous écoutons les émissions de télé ou radio, nous sommes très loin de ce constat négatif. Dire que le Québec soigne la langue française, j'en doute à écouter les médias, les enseignants, à voir comment va la langue française à Montréal, à entendre le "peuple" ouvrier, dans la vie économique...J'ai même entendu dire de la part de femmes québécoise n'étant jamais allées en France que les françaises ne se rasaient jamais les jambes et qu'elles ne connaissaient rien en cosmétique. C'est du pareil au même. Laissons vivre la langue car le français est le résultat d'un beau métissage avec le grec et le latin avec son terroir. On n'a jamais voulu garder le latin romain pour langue nationale jusqu'à nos jours à l'époque de Charlemagne.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 27 avril 2010 17h05
    @ M.Pierre Lefebvre
    Je crois que le mot "snob" vient des mots latins "sine nobili" qui se traduisent par "sans noblesse". Donc le mot "snob", contaction de ces deux mots, sont aussi français qu'anglais. C'est comme le mot "stop". Il vient du mot archaïque français "estopette", si ma mémoire est bonne. Il est donc aussi français qu'anglais. N'oublions pas aussi que trente pourcent des mots anglais prennent leur origine de la langue française, et un grand pourcentage provient de la langue parlée au Danemark. Il y a à peine cent ans, 95% de la population, tous pays confondus, passaient toute leur vie dans un rayon de trente kilomêtres de leur lieu de naissance, de là la raison pour laquelle il existait un un grand nombre de dialectes, lesquels ont disparu depuis la révolution industrielle..

  • AloinzoBoulie
    Inscrit
    mercredi 28 avril 2010 09h47
    Enfin...un peu de retenu.
    Vivant en France depuis une dizaine d'années, il me fait sourire de lire cela car effectivement en France et surtout à Paris et dans les grandes entreprises l'anglais prend une place beaucoup trop importante mais de la à voir la sauvegarde du Français revenir aux Québécois, je crois rêver car avec plus ou moins 500 mots de vocabulaire, il me semble que l'on soit mal barré. Pour le reste, il est vrai qu'il est choquant d'entendre dire que je serai sur Paris demain car Madame Hilton ne me plait pas du tout...ou encore au jour d'aujourd'hui...triste expression... Pour le reste, il s'agit en fait d'un langage bobo Parisien ou l'utilisation de l'anglais à outrance semble plaire car la différence entre le français parlé au Québec et celui parlé en France se situe dans la forme et la structure de la phrase et non pas dans l'utilisation des anglicismes. La culture anglo-saxonne a eu un effet assez désastreux sur la structure de la phrase.

  • Marcelin Gélinas
    Inscrit
    mercredi 28 avril 2010 18h24
    La condescendance (ridicule par définition) et le déni

    Manifestement, M. (Mme ?) AloinzoBouli (mais pourquoi donc un pseudonyme...?), vous ne semblez comprendre grand'chose au dossier linguistique.

    En outre, avec des déclarations hautaines et condescendantes comme la suivante :

    "[...] mais de la à voir la sauvegarde du Français revenir aux Québécois, je crois rêver car avec plus ou moins 500 mots de vocabulaire, il me semble que l'on soit mal barré,"

    il est certain que si tous les Québécois adoptaient la même attitude que vous, M. (Mme ?) AloinzoBouli, il serait en effet impensable que le Québec puisse remplir ladite "mission". Mais heureusement que...

    Il faudra plutôt compter (infiniment) plus sur les dames Pisier, Marianne et Lacroix, par exemple, pour y parvenir, car leur constat m'apparaît beaucoup plus près de la réalité que l'"opinion" de quelques-uns des autres intervenants des lieux - plus portés sur le déni (y compris M. Marinet, généralement plus éclairé, informé et nuancé dans ses commentaires), trop souvent, que sur la saisie véritable, à bras-le-corps, du problème. Problème réel, profond, lourd, systématique, tentaculaire et tous azimuts dans l'ensemble des dimensions de la vie au sein des États français, en tout ou en partie (France, Belgique, Suisse, Luxembourg...), de l'Europe.

    Mes séjours réguliers et prolongés en ces terres dites franciennes, et ce depuis de nombreuses années, me confirment, hélas, les propos de ces dames.

    Les Franciens de l'Europe semblent avoir perdu toute dignité quant à leur langue. Et c'est peu dire que c'est là un phénomène dramatique. Car un comportement aussi prononcé et généralisé d'asservissement volontaire participe carrément de la tragédie.

  • MathildeF
    Inscrit
    jeudi 29 avril 2010 04h19
    La cuistrerie et/ou la dénégation (à propos de la Langue française en Europe)

    Petit mot à M. "AloinzoBoulie"

    1) << Enfin...un peu de retenu >>, nous dit sur un ton pontifiant "AloinzoBoulie" (?).
    Au passage, l'individu aux plus de cinq cents mots de vocabulaire (Bravo, jeune homme !) aura tout de même été incapable, d'emblée, d'orthographier correctement le vocable "retenue". Très crédible comme entrée en la matière, n'est-ce-pas.

    2) << il me fait sourire de lire cela car... >>, continue notre ami.
    Monsieur fait de nouveau dans le hautain. Je traduis donc avec mon petit sac de 500 mots : " MOI, du haut de mes certitudes, je souris des peinards passablement abrutis qui ne connaissent rien à rien, car...". Vraiment édifiant, jeune homme.

    3) << ...mais de la à voir la sauvegarde du Français revenir aux Québécois, je crois rêver car avec plus ou moins 500 mots de vocabulaire, il me semble que l'on soit mal barré. >>
    Décidément, monsieur persiste dans ce dédain qui semble chez lui constituer comme une seconde nature (à moins, bien sûr, qu'il s'agisse de la toute première) : "La plèbe ne possède pas mes compétences", quoi. Hélas pour lui, monsieur "AloinzoBoulie" révèle derechef qu'il n'est toujours pas très doué quant à la maîtrise de la langue française (avec petit f, svp). Manifestement, il ne sait pas distinguer, par exemple, le "là" du "la".

    4) << Pour le reste, il s'agit en fait d'un langage bobo Parisien... >>
    L'anglais pénètre profondément, et depuis de nombreuses années, toute la société française. De bas en haut, de long en large et dans toutes les sphères de l'existence nationale (avec effet immédiat et désastreux dans l'ensemble de la Francophonie ; à commencer par la Suisse et la Belgique, qui s'engouffrent avec délectation dans le grand trou noir de la négation volontaire de soi). Mais notre jeune garçon éclairé conclut - et ce après dix longues années sur le terrain ! - que c'est là... une simple mode << langage bobo Parisien >> !
    Je crois vraiment rêver (moi aussi !) de lire des jugements aussi superficiels (ou "tendance", comme aiment à le dire les esprits vulgaires saisis dans l'horizon infini du 'Wonderful Now Only'). Et au passage (il ne sait réellement pas écrire, ‘cou’donc’, notre interlocuteur au grand savoir), avec la majuscule P au "parisien" pourtant ici utilisé comme épithète...

    Conclusion.

    a) D’abord, pourquoi "monsieur" ou "jeune homme" ? Parce que, à tort ou à raison, je ne puis déceler derrière votre texte, jeune homme, qu'un adolescent au nombril encore fort humide qui, après avoir lu deux ou trois livres au lycée, ou au cégep, se voit convaincu d'être en mesure de porter jugement ex cathedra sur tout, et avec assurance.

    b) En forme de conseil amical.
    La prochaine fois que vous désirerez prendre publiquement la parole (et même en privé, vous savez), ayez donc la décence : i) de vous documenter sur le sujet ; ii) de respecter vos interlocuteurs en cessant de les regarder de votre piédestal-jouet qui ne trompe que vous-même. Et ainsi (ce qui est dans votre propre intérêt) vous cesserez, M. "AloinzoBoulie", de passer pour un cuistre ridicule.

    c) Je prévoyais ajouter également un mot à l’attention de M. Roger Sylvain, en particulier. Sauf que le temps me manque, maintenant. Mais au fond, une "analyse", aussi surréelle et biaisée de la situation linguistique québécoise (d’autant plus que l’individu prend de plus en plus l’habitude, ici ou là, de nous éclairer de sa science fort anglophile) méritait-elle réellement que l’on s’y attarde… ?

    d) Un grand Salut de reconnaissance à M. Gélinas, ainsi qu’aux gens qu’il cite en référence dans son intervention. À madame Lucie Dufresne aussi, qui a amorcé ce "débat". Il est bon de constater que sur cette question, fondamentale, de civilisation, tout un chacun ne se loge pas forcément à l’enseigne du déni, de la rogue, de la condescendance ou du mépris (comme dans : se méprendre soi-même). Et surtout, surtout, à l’enseigne de l’aveuglement volontaire satisfait de lui-même.

  • AloinzoBoulie
    Inscrit
    jeudi 29 avril 2010 15h57
    A Mathilde et M. Gélinas.
    Désolé de vous avoir paru hautain et je m'excuse pour mon français car c'est ma quatrième langue ... et avec un clavier espagnol et oui ...cela m'apparait difficile. J'ai vécu effectivement 15 ans au Québec (70-85) et j'ai appris le français la bas...merci à Madame Girard. Je ne voulais pas choquer ou même démolir l'article de cette dame mais c'est une simple remarque vu d'un immigrant Hollandais/Italien qui fait une comparaison qui ma foi, a créer une passion qui me semble bien grande par rapport à mon propos. Cela dit, pour ce qui est du ton pontifiant, ce n'était pas l'effet désiré et j'ai pu compter je crois plus de 500 mots dans vos répliques. Le Jeune homme de 59 ans, Alonzo Basten Boulie pour faire sauter le pseudo, ne comprend toujours pas une telle réaction. DE toute façon, j'ai adoré mes années passées la bas et j'en garderai toujours un bon souvenir mais cela ne changera rien à ma perception du français parlé en France et de celui parlé au Québec.
    Vos propos sur mon nombril était sympathique mais d'une agressivité inutile n'amenant rien à ce débat et pour le reste, comme tout bon hollandais, best mogelijk. Les attaques personnels n'ont jamais été le fort des Hollandais, ni des Italiens. Le cuistre ridicule vous salue.

    Tot straks

  • MathildeF
    Inscrit
    vendredi 30 avril 2010 06h08
    La cuistrerie et/ou la dénégation II

    J'ai apprécié la franchise et l'honnêteté de votre dernière intervention, M. Alonzo Basten Boulie.

    Puissions-nous tous les deux tirer une leçon de tout ceci.

    MF

  • Jean Rousseau
    Inscrit
    mercredi 5 mai 2010 11h34
    Le "complexe" de la francophonie.

    Le président Sarkozy a raison, il s'agit bien de cette saleté qui attaque toute la francophonie. Le chanteur Charlebois racontait qu'un jour en France, il demanda à un français où se trouvait la pharmacie et son interlocuteur fit mine de ne pas comprendre, jusqu'à temps que l'auteur lui donna davantage de précisions. "Vous voulez dire: drugstore s'exclamait-il enfin quelque peu excédé". Cette anecdote qui n'a rien à voir avec ce type d'émission "surprise surprise" hélas, révèle à mon avis, le début de l'anéantissement de la civilisation française. Pour enrayer cette désagrégation psychique, il faudrait un penseur d'une stature semblable à Balzac et des dirigeants d'une maturité de même acabit. Puisque le Québec ne possède ni l'un ni l'autre; pourquoi ne pas choisir, comme alternative, le plus passionné en ces domaines et laisser
    le soin au président français de le remercier convenablement.
    « Un conscience de notre existence, voilà le plaisir » (BALZAC).

  • Jean Rioux
    Abonné
    jeudi 6 mai 2010 10h15
    Mon commentaire
    Que de bons échanges pour la protection de la langue française; mais malheureusement quelques bêtises ont été écrites. Nous ne pourrons compter sur des individus si peu sensibles à cette "langue belle". (Duteil)
    Nous continuerons sans vous et parviendrons, j'en suis convaincue, à faire rayonner la langue française à travers le monde. Merci à ceux et celles qui m'ont lue.
    Lucie Dufresne

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