Moscou veut se rapprocher de l'Ukraine
La Russie renvoie un ambassadeur à Kiev
Photo : Agence Reuters Vasily Fedosenko
La campagne en vue du deuxième tour est déjà commencée à Kiev.
Moscou — La Russie a rompu le silence hier sur le premier tour de l'élection présidentielle ukrainienne en déclarant que le vainqueur du second tour devrait améliorer les relations avec Moscou et ne pas utiliser les liens avec le voisin russe à des fins de politique intérieure.
Pour démontrer sa bonne volonté, le président russe, Dmitri Medvedev, a décidé hier d'envoyer en Ukraine un ambassadeur nommé il y a cinq mois.
«Je pense que vous devez prendre vos fonctions d'ambassadeur en Ukraine», a déclaré M. Medvedev, cité par les agences russes, en recevant l'ambassadeur Mikhaïl Zourabov. «J'espère qu'apparaîtra en Ukraine un pouvoir efficace, prêt à développer des relations constructives et amicales dans tous les domaines avec la Russie», a-t-il poursuivi.
Le second tour opposera le 7 février le chef de l'opposition, Victor Ianoukovitch, au premier ministre Ioulia Timochenko. Tous deux sont considérés comme étant mieux disposés envers Moscou que le président sortant, Victor Iouchtchenko.
«Je suis convaincu que le nouveau président ukrainien comprendra pleinement la nécessité de développer les relations et de ne pas les prendre en otages pour ses propres ambitions politiques ou celles de quelqu'un d'autre», a pour sa part déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, cité par l'agence RIA.
Moscou s'est abstenu d'apporter son soutien à un candidat après l'échec de Ianoukovitch à l'élection présidentielle de 2004, alors qu'il avait reçu le soutien de Vladimir Poutine, alors président.
Poutine avait publiquement soutenu Ianoukovitch et sa politique prorusse lors de la campagne électorale de 2004 et il l'avait promptement félicité après les premiers résultats le donnant gagnant.
Mais de grandes manifestations, alimentées en partie par des sentiments antirusses, ont éclaté pour protester contre des allégations de fraudes et un tribunal a ordonné l'organisation d'un troisième tour remporté par Iouchtchenko.
Alors que l'élection de 2004 relevait de l'affrontement entre Ianoukovitch, prorusse, et la politique pro-occidentale de Iouchtchenko, les relations avec la Russie n'ont pas dominé la campagne actuelle. Ianoukovitch et Timochenko ont tous deux prôné une amélioration des relations tant avec Moscou qu'avec l'Union européenne.
Pour démontrer sa bonne volonté, le président russe, Dmitri Medvedev, a décidé hier d'envoyer en Ukraine un ambassadeur nommé il y a cinq mois.
«Je pense que vous devez prendre vos fonctions d'ambassadeur en Ukraine», a déclaré M. Medvedev, cité par les agences russes, en recevant l'ambassadeur Mikhaïl Zourabov. «J'espère qu'apparaîtra en Ukraine un pouvoir efficace, prêt à développer des relations constructives et amicales dans tous les domaines avec la Russie», a-t-il poursuivi.
Le second tour opposera le 7 février le chef de l'opposition, Victor Ianoukovitch, au premier ministre Ioulia Timochenko. Tous deux sont considérés comme étant mieux disposés envers Moscou que le président sortant, Victor Iouchtchenko.
«Je suis convaincu que le nouveau président ukrainien comprendra pleinement la nécessité de développer les relations et de ne pas les prendre en otages pour ses propres ambitions politiques ou celles de quelqu'un d'autre», a pour sa part déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, cité par l'agence RIA.
Moscou s'est abstenu d'apporter son soutien à un candidat après l'échec de Ianoukovitch à l'élection présidentielle de 2004, alors qu'il avait reçu le soutien de Vladimir Poutine, alors président.
Poutine avait publiquement soutenu Ianoukovitch et sa politique prorusse lors de la campagne électorale de 2004 et il l'avait promptement félicité après les premiers résultats le donnant gagnant.
Mais de grandes manifestations, alimentées en partie par des sentiments antirusses, ont éclaté pour protester contre des allégations de fraudes et un tribunal a ordonné l'organisation d'un troisième tour remporté par Iouchtchenko.
Alors que l'élection de 2004 relevait de l'affrontement entre Ianoukovitch, prorusse, et la politique pro-occidentale de Iouchtchenko, les relations avec la Russie n'ont pas dominé la campagne actuelle. Ianoukovitch et Timochenko ont tous deux prôné une amélioration des relations tant avec Moscou qu'avec l'Union européenne.
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