Duel Ianoukovitch-Timochenko au deuxième tour en Ukraine
Photo : Agence Reuters David Mdzinarishvili
Les observateurs semblent donner Ioulia Timochenko favorite pour le deuxième tour de la présidentielle qui aura lieu le 7 février prochain.
Le chef de l'opposition, Viktor Ianoukovitch, affrontera la première ministre, Ioulia Timochenko, au deuxième tour de l'élection présidentielle en Ukraine, le 7 février, montrent des résultats partiels du premier tour d'hier.
Les deux camps se disent assurés de l'emporter dans trois semaines, mais les observateurs, qui constatent la bonne résistance de Timochenko par rapport à ce qu'annonçaient les sondages d'avant-scrutin, semblent donner l'ancienne égérie de la «Révolution orange» favorite.
Après dépouillement de près de 25 % des voix, Ianoukovitch, chef de file du Parti des Régions, recueille 38 % des voix contre 24 % à Timochenko, selon la commission électorale.
Suivent l'ancien président de la banque centrale SergueJi Tiguipko avec 12 %, Arseniy Iatseniouk (6 %) et le président sortant Viktor Iouchtchenko (4 %).
Viktor Ianoukovitch, 59 ans, a appelé les électeurs des autres partis à se tourner vers lui au second tour.
«J'aimerais m'adresser aux électeurs qui se sont prononcés pour d'autres candidats, pour qu'ils sachent que leurs voix seront prises en compte dans les programmes que nous allons élaborer prochainement», a-t-il dit aux journalistes hier soir.
Pour Ioulia Timochenko, âgée de 49 ans, son rival n'a aucune chance de l'emporter le 7 février. «Dès aujourd'hui, je suis prête à ouvrir des discussions en vue d'unir les forces démocratiques», a-t-elle dit.
«La principale conclusion est qu'en dépit d'une courte victoire de notre adversaire au premier tour, notre prochain président sera Ioulia Timochenko», a déclaré son allié le vice-premier ministre Oleksander Tourtchinov.
Un député ukrainien allié à Ianoukovitch, Mikola Azarov, a estimé en revanche que ce premier tour montrait que le camp du pouvoir avait été sanctionné par les électeurs et que Ianoukovitch, ancien premier ministre, avait toutes les chances de l'emporter au second tour.
«Les chances de victoire de notre candidat Viktor Ianoukovitch au second tour sont de 100 %. Pour eux, pour Timochenko, aucune chance», a-t-il asséné.
Ianoukovitch est un ancien premier ministre appuyé par de grands industriels. Son élection contestée avait provoqué fin 2004 et début 2005 une campagne de manifestations de l'opposition, entraînant un «troisième tour» de scrutin finalement remporté par Viktor Iouchtchenko.
Plusieurs observateurs, incluant 270 Canadiens, ont été dépêchés en Ukraine pour surveiller l'élection présidentielle. Officiellement invités par le ministère des Affaires étrangères de l'Ukraine, les observateurs canadiens et ceux d'autres pays travaillent, pendant ce premier tour de scrutin, sous la gouverne du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.
Les deux camps se disent assurés de l'emporter dans trois semaines, mais les observateurs, qui constatent la bonne résistance de Timochenko par rapport à ce qu'annonçaient les sondages d'avant-scrutin, semblent donner l'ancienne égérie de la «Révolution orange» favorite.
Après dépouillement de près de 25 % des voix, Ianoukovitch, chef de file du Parti des Régions, recueille 38 % des voix contre 24 % à Timochenko, selon la commission électorale.
Suivent l'ancien président de la banque centrale SergueJi Tiguipko avec 12 %, Arseniy Iatseniouk (6 %) et le président sortant Viktor Iouchtchenko (4 %).
Viktor Ianoukovitch, 59 ans, a appelé les électeurs des autres partis à se tourner vers lui au second tour.
«J'aimerais m'adresser aux électeurs qui se sont prononcés pour d'autres candidats, pour qu'ils sachent que leurs voix seront prises en compte dans les programmes que nous allons élaborer prochainement», a-t-il dit aux journalistes hier soir.
Pour Ioulia Timochenko, âgée de 49 ans, son rival n'a aucune chance de l'emporter le 7 février. «Dès aujourd'hui, je suis prête à ouvrir des discussions en vue d'unir les forces démocratiques», a-t-elle dit.
«La principale conclusion est qu'en dépit d'une courte victoire de notre adversaire au premier tour, notre prochain président sera Ioulia Timochenko», a déclaré son allié le vice-premier ministre Oleksander Tourtchinov.
Un député ukrainien allié à Ianoukovitch, Mikola Azarov, a estimé en revanche que ce premier tour montrait que le camp du pouvoir avait été sanctionné par les électeurs et que Ianoukovitch, ancien premier ministre, avait toutes les chances de l'emporter au second tour.
«Les chances de victoire de notre candidat Viktor Ianoukovitch au second tour sont de 100 %. Pour eux, pour Timochenko, aucune chance», a-t-il asséné.
Ianoukovitch est un ancien premier ministre appuyé par de grands industriels. Son élection contestée avait provoqué fin 2004 et début 2005 une campagne de manifestations de l'opposition, entraînant un «troisième tour» de scrutin finalement remporté par Viktor Iouchtchenko.
Plusieurs observateurs, incluant 270 Canadiens, ont été dépêchés en Ukraine pour surveiller l'élection présidentielle. Officiellement invités par le ministère des Affaires étrangères de l'Ukraine, les observateurs canadiens et ceux d'autres pays travaillent, pendant ce premier tour de scrutin, sous la gouverne du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.
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