La Serbie dans l'UE - La mue serbe
Paria des Balkans, voire de l'Europe, pendant des années, voilà que la Serbie vient de poser sa candidature à l'Union européenne (UE) avec les cautions qui lui étaient nécessaires. En effet, le premier ministre suédois, qui préside actuellement l'UE, a écarté les préventions formulées par certains États, dont la France, pour mieux poser en avocat de la Serbie. Fait remarquable à souligner, Boris Tadic, président de cette nation, est parvenu en l'espace de deux ans à éliminer ou régler les contentieux interdisant toute greffe à l'UE.
Cette réussite, c'est le cas de le dire, est attribuable aux efforts déployés dans le cadre du dossier Ratko Mladic, du nom de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie reconnu coupable de crimes de guerre et de crime contre l'humanité. Si ce dernier est toujours en cavale, un rapport signé par Bruxelles reconnaît et salue le changement d'attitude des responsables serbes. Publié récemment, ce rapport s'est traduit par une cascade de bonnes nouvelles pour les Serbes ainsi que pour certains de ses voisins.
En effet, au cours du présent mois, l'UE a levé les visas pour l'espace Schengen, soit cet espace qui rassemble les nations, permettant la libre circulation des personnes. On a également gommé l'obstacle au traité de libre-échange entre la Serbie et l'UE ainsi que le passage à l'étape précédant l'intégration à l'UE. De quoi s'agit-il? Les Pays-Bas ayant reconnu la bonne volonté des Serbes dans le dossier Mladic, l'Accord de stabilisation et d'association devrait être ratifié en 2010.
Cela étant, la suite ne s'annonce pas nécessairement aisée. Des échos parvenant de la classe politique allemande laissent entrevoir un durcissement des conditions économiques préalables à l'acceptation pleine et entière du poids lourd des Balkans. S'appuyant sur les exemples de la Bulgarie et de la Roumanie, des députés allemands militent pour des critères plus sévères afin d'éviter un affaiblissement de l'Europe. Autrement dit, la suite s'annonce rugueuse.
Cette réussite, c'est le cas de le dire, est attribuable aux efforts déployés dans le cadre du dossier Ratko Mladic, du nom de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie reconnu coupable de crimes de guerre et de crime contre l'humanité. Si ce dernier est toujours en cavale, un rapport signé par Bruxelles reconnaît et salue le changement d'attitude des responsables serbes. Publié récemment, ce rapport s'est traduit par une cascade de bonnes nouvelles pour les Serbes ainsi que pour certains de ses voisins.
En effet, au cours du présent mois, l'UE a levé les visas pour l'espace Schengen, soit cet espace qui rassemble les nations, permettant la libre circulation des personnes. On a également gommé l'obstacle au traité de libre-échange entre la Serbie et l'UE ainsi que le passage à l'étape précédant l'intégration à l'UE. De quoi s'agit-il? Les Pays-Bas ayant reconnu la bonne volonté des Serbes dans le dossier Mladic, l'Accord de stabilisation et d'association devrait être ratifié en 2010.
Cela étant, la suite ne s'annonce pas nécessairement aisée. Des échos parvenant de la classe politique allemande laissent entrevoir un durcissement des conditions économiques préalables à l'acceptation pleine et entière du poids lourd des Balkans. S'appuyant sur les exemples de la Bulgarie et de la Roumanie, des députés allemands militent pour des critères plus sévères afin d'éviter un affaiblissement de l'Europe. Autrement dit, la suite s'annonce rugueuse.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

