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La France pourrait interdire le voile intégral

L'annonce d'un projet de loi suscite un vif débat, à droite comme à gauche

Christian Rioux   23 décembre 2009  Europe
Une femme portant le voile intégral dans une rue de Marseille. À la surprise générale, le dépôt d’un projet de loi visant à interdire la burqa a été annoncé hier.
Photo : Mario Fourmy Sipa
Une femme portant le voile intégral dans une rue de Marseille. À la surprise générale, le dépôt d’un projet de loi visant à interdire la burqa a été annoncé hier.
Paris — En plein débat sur l'identité nationale, une loi interdisant le port de la burqa (voile intégral) sera déposée à l'Assemblée nationale française dès le début du mois de janvier. La nouvelle a été annoncée par le leader de la majorité en Chambre, Jean-François Copé, à l'issue d'une réunion houleuse des députés de l'UMP tenue hier. Cette proposition survient alors que la France se déchire depuis quelques semaines à l'occasion du débat sur l'identité nationale lancé récemment par le ministre de l'Immigration Éric Besson.

Invoquant le «respect des femmes» et de «l'ordre public», Jean-François Copé a affirmé que son parti désirait aller plus loin que l'interdiction dans les seuls édifices publics. «Nous sommes pour l'interdiction [de la burqa] dans l'espace public», dit-il. Deux propositions devraient donc être soumises aux élus. Un premier texte ayant force de loi invoquera des raisons d'ordre public pour interdire d'avoir le visage couvert dans la rue et les lieux publics. Afin de ne pas être rejeté par le Conseil constitutionnel ou la Cour européenne des droits de l'homme, le projet ne fera pas nommément référence à la burqa.

Un second texte, essentiellement symbolique, affirmera que la burqa porte atteinte aux droits des femmes. L'application de la loi devrait être précédée de plusieurs mois de «médiation» afin de dialoguer avec les femmes concernées. Ensuite seulement le port de la burqa pourra être sanctionné par des amendes, si ce n'est, évidemment, dans des circonstances particulières comme les carnavals ou les tempêtes de neige.

Par cette annonce, le leader des députés de la majorité a pris tout le monde par surprise, y compris une partie de son gouvernement. Cette précipitation n'est d'ailleurs pas au goût de tous. Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), a jugé le dépôt d'un projet de loi «prématuré», surtout avant la publication du rapport de la commission qui étudie la question. «Sur une telle question mettant en jeu les principes fondamentaux de notre République, dit-il, la recherche prioritaire d'un large consensus s'impose.»

À gauche, certains attribuent cette précipitation à l'approche des élections régionales, aux mauvais sondages de l'UMP et à la remontée du Front national. La proposition vient court-circuiter le travail de la mission d'information sur le port de la burqa présidée par le député André Gérin. Après avoir parcouru la France, les élus s'apprêtaient à déposer leur rapport à la fin du mois de janvier. «Six mois d'auditions d'experts de tous horizons pour la galerie?», demandait hier le magazine Le Point.

Pendant quatre mois, les commissaires ont entendu un grand nombre d'experts aux opinions souvent divergentes. Plusieurs ont exprimé leur crainte qu'une loi ne stigmatise inutilement les populations musulmanes. Sans se prononcer pour une loi, la philosophe Élisabeth Badinter avait affirmé que «le port du voile intégral piétine littéralement les principes de liberté, d'égalité et de fraternité». Une dernière catégorie d'intervenants réclamait une loi afin de protéger les femmes à qui l'on imposait la burqa.

Il se pourrait aussi que la précipitation des députés de l'UMP s'explique par la crainte de se faire damer le pion par ceux de l'opposition. Lundi, dans une lettre publiée par le quotidien Libération, les socialistes Manuel Valls, Aurélie Filippetti et Philippe Esnol se prononçaient pour le «bannissement» du voile intégral dans «l'espace public». «Le port du voile intégral nuit à la société et à l'ordre public dans la mesure où il soustrait au regard d'autrui les femmes qu'il recouvre», expliquaient-ils. Selon eux, il s'agit d'«une atteinte à la dignité humaine [...] car une femme dont on ne peut lire les expressions du visage perd de son humanité».


Des avis divergents

L'idée d'une loi interdisant la burqa ne fait cependant l'unanimité ni à droite ni à gauche. La semaine dernière, trois ministres ont émis des avis divergents. Le ministre de l'Immigration, Éric Besson, s'est prononcé pour l'interdiction totale du port de la burqa. Celui de l'Intérieur, Brice Hortefeux, n'envisageait cette interdiction que dans les services publics comme la poste, les mairies ou les transports en commun. Enfin, le ministre du Travail, Xavier Darcos, jugeait difficile de «proclamer l'illégitimité» d'une «servitude volontaire».

La gauche est aussi divisée. La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a dit préférer la prévention à la répression. Plusieurs parlementaires socialistes, comme Jean Glavany, sont cependant en faveur d'une loi.

Cette annonce intervient alors que les élus se déchiraient déjà sur l'opportunité du débat sur l'identité nationale lancé récemment par le ministre Éric Besson. Depuis le vote contre la construction de minarets en Suisse, ce débat qui n'est encadré par aucune commission ni aucun expert s'est concentré sur l'immigration. Selon les sondages, 50 % des Français souhaitent sa suspension, sinon son interruption définitive. À peine 34 % veulent le poursuivre. Deux pétitions, à l'initiative du site Internet Médiapart et de l'organisation SOS Racisme, ont demandé d'y mettre fin après que des élus ont profité des assemblées organisées dans les départements pour faire des déclarations visant directement les musulmans. Quelques-uns des principaux ténors de la droite, comme Dominique de Villepin, François Baroin, Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé, se sont désolidarisés publiquement d'Éric Besson.

Signe que le débat déchire tant la majorité que l'opposition, hier, la secrétaire d'État aux Aînés, Nora Berra, a claqué la porte de la réunion des députés de l'UMP où l'on discutait de la burqa. Elle a ainsi voulu protester contre les propos qu'elle juge «anti-laïques» prononcés par le député (UMP) et ancien ministre de la Justice, Pascal Clément. Celui-ci aurait affirmé que «le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France». Jean-François Copé a aussitôt répliqué que ces propos n'avaient «rien à voir avec le débat sur la burqa».
 
 
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  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 08h09
    Un pas en avant... pour la France.
    «Un premier texte ayant force de loi invoquera des raisons d'ordre public pour interdire d'avoir le visage couvert dans la rue et les lieux publics.»

    Voilà l'essentiel! Qui nous dit que c'est toujours une femme qui se cache sous le nikab ou la burqa. Ainsi, la loi interdit de dissimuler non seulement son visage, mais également le port d'arme éventuellement.

    La semaine passée, alors qu'il faisait froid à -21, une jeune étudiant qui portait un passe-montagne dans un centre d'achat s'est fait interpelé par un gardien de sécurité qui lui a demandé d'enlever cette coiffe pourtant bien connue au Québec. Imaginez si ce gardien avait fait pareille demande à une musulmane portant le voile ou le nikab.

    Je sais: ce débat risque de faire de vagues en France, mais la France n'a plus le choix; si les élus ne font rien pour empêcher ces tenues qui ne respectent pas le caractère laïc de la société française, d'ici quelques décennies, le caractère identitaire de la France aura été complètement modifié par les symboles religieux musulmans: voile islamique, nikab, burqa, minaret...

    Le Québec n'aura pas le choix d'aller dans le même sens. Et je suis d'avis que les Québécois attendent avec impatience que leur gouvernement fasse un geste en ce sens, avant que cela dégénère... Jamais les Québécois n'accepteront que le Québec deviennent une terre islamique où voile, nikab et burqa, remplissent l'espace-public de caractère religieux qui ne sont pas les leurs.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 08h48
    Prématuré ou droit acquis
    Ce n'est pas prématuré, c'est même en retard.Ça aurait dû être fait depuis longtemps. Ils invoqueront les droits acquis. Personne ne voudra embaucher ces personnes, elles feront appel, seront dédommagées et grossiront les rangs des assistés sociaux.

  • elf
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 09h37
    80% des Français veulent continuer le débat et l'ouvrir au problème de l'immigration musulmane
    Les sondages sont nombreux et divergents, on leur fait dire ce qu'on veut. Je m'interroge sur le choix de ce sondage en particulier par votre journal alors qu'il a été relégué depuis hier aux oubliettes de l'histoire. La presse Quebecquoise a toujours un metro de retard...

    Quant au problème de fond, la dignité de toutes les jeunes filles de France demande à ce qu'on les protège de la représentation de la burqa, comme de celle du voile. Une représentation dévalorisante qui en fait des marchandises, des objets de réprobation et des citoyennes de second rang. Nous les protégeons de la pornographie pour les mêmes raisons.

  • Martin Dufresne
    Abonné
    mercredi 23 décembre 2009 09h45
    Droit de regard sur les femmes?
    Si la droite est susceptible d'imposer cette loi, c'est la gauche qui lui donnera sa légitimité avec une phrase comme "Le port du voile intégral nuit à la société et à l'ordre public dans la mesure où il soustrait au regard d'autrui les femmes qu'il recouvre."
    Un tel énoncé aurait sans doute scandalisé le philosophe et défenseur des libertés civiles Michel Foucault. Dans "Surveiller et Punir", il dénonçait déjà le Panoptikon, dispositif architectural permettant de surveiller simultanément tous les détenus d'une prison.
    Au moins était-ce une prison. Si cette loi liberticide est adoptée, c'est maintenant tout l'espace public français qui sera soumis à ce droit de regard décrété face aux Musulmanes.
    Sauf, précise-t-on "dans des circonstances particulières comme les carnavals et les tempêtes de neige".
    Être anarchiste en France, j'annoncerais un carnaval permanent!

    Martin Dufresne
    Montréal

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 09h48
    Masquer le déclin de la France
    Ce débat donnera lieu sans doute à de multiples dérapages.

    Je me demande si l'hyperactif Sarkozy n'invente pas des débats pour masquer le déclin de la France.

    Au niveau économique, la France est en déroute :

    -chômage massif (près de 25% chez les jeunes)
    -délocalisations d'entreprises hors de France
    -balance commerciale catastrophique
    -désindustrialisation
    -coûts de production trop élevés
    -pouvoir d'achat faible
    -déficits abyssaux
    -incapacité de concurrencer les pays émergeants

    Avec tous ces facteurs négatifs, Sarkozy n'a-t-il pas mieux à faire que de lancer des débats qui sentent la xénophobie à plein nez ?

    Je crois qu'il en fait beaucoup pour masquer le déclin de la France...

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 10h37
    Voir les choses par l'autre bout de la lorgnette
    Si on s’interrogeait plutôt sur le rôle de l’État?

    En réfléchissant au rôle de l’État, on se rend compte que cette institution n’est rien d’autre qu’un outil collectif, par le biais duquel une nation se cotise pour gérer les choses publiques. Si les questions de santé, d’éducation, de voirie, etc. pouvait être gérées sur une base individuelle, il n’y aurait sans doute pas d’État. Parce que personne n’a intérêt à ce que l’État vienne mettre son gros nez dans ses choses personnelles.

    Le rôle de l’État n’est donc pas d’indiquer à tous et à chacun, la religion qu’il doit embrasser, la couleur de sa teinture de cheveux, la hauteur de sa ceinture de pantalon, etc. Mais les questions de sécurité sont déléguées à l’État. Que faire si quelqu’un se promène dans la rue avec une cagoule sur la tête? Je pense qu’il y a matière à ce qu’un agent de l’État (un policier) intervienne pour s’assurer que ce déguisement ne cache pas un malfaiteur. Donc, si l’État veut rester campé dans son véritable rôle, sans aller jusqu’à interdire la burqa, il doit s’autoriser à lever le voile sur ces gens déambulant sur la place publique, pour une simple question de sécurité publique. Certain pourrait invoquer qu’une burqa n’est pas une cagoule, mais il faut comprendre que le malfaiteur pourrait justement voir en la burqa, une sorte de passeport pour réussir son coup.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 10h54
    @monsieur Lafrance
    Vous avez raison.

    Les musulmans, en choisissant de ne pas s'intégrer à leur société d'accueil, se marginalisent eux-mêmes.

    Je ne parle pas ici d'assimilation, mais bien d'intégration. Je tiens à le préciser.

    Nous sommes prêts à accueillir l'autre avec son identité, ses valeurs, ses traditions, mais en autant que ce ne soit pas envahissant.

    Joyeux Noël à vous.

  • aply123
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 11h08
    l'avis de Raphaela
    Jean-François Copé selon wickipedia est a peine agé de 45 ans. il ignore que La Ville peut appartenir aux femmes et uniquement aux femmes surtout Paris ou Montreal . Et je pense et je propose a ce que ce débat soit fait en publique uniquement par les Femmes et les Filles des hommes politiques.
    Jean François pourra s'émerveiller devant l'intervention de sa fille. il sera surpris par la haute qualité du débat.......
    veuillez laisser l'hémicycle pour les femmes svp pour une quanzaine de jours seulemnt. On va voir par la suite D'acords mon capatriote Jean François je suis un musulman algerien lol joyeux noel.

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 11h27
    Nazisme des années 30 et France d'aujourd'hui
    Quand tout allait mal dans l'Allemagne est années 1930, on y cibla les étrangers, dont les Juifs, comme la cause des problèmes du temps dans ce pays.

    Puisque la France va bien mal, est-ce une tendance en ce sens ?


  • Abonné
    mercredi 23 décembre 2009 11h34
    La religion encore !!!
    Dans une société paisible où la liberté est la caractéristique de base, tous ont l'obligation de se dévoiler sinon, on génère l'inconfort, la suspicion, la peur, à la limite, le rejet.

    Il n'y a rien d'autre à faire. Si on tient à la liberté, à la justice et à la démocratie, si on ne veut pas se retrouver dans une quasi jungle comme dans plusieurs pays d'Asie. Il faut tracer une ligne signifiant où s'établit l'égalité minimale entre les individus et c'est ainsi que l'identification par le visage est absolument nécessaire, sinon une personne sans visage devient une ''CHOSE'' qui NE peut PAS prétendre aux ''droits et libertés'' partagées par les citoyen(ne)s se responsabilisant face nue à face nue entre elles et eux.

    La religion n'a rien à voir avec cette obligation minimale de la citoyenneté en démocratie.

    Ça prend un visage pour être reconnu comme un individu, pour être quelqu'un, tant pour les hommes que pour les femmes.

    La religion encore !!! (que de la bêtise, de notre nature de bête)

  • Martin Dufresne
    Abonné
    mercredi 23 décembre 2009 12h15
    Quand une religion est interdite d'État...
    D'aucuns seront bien sûr tentés d'importer au Québec ce coup de force sarkozyen.
    Ce sera d'autant plus burlesque que clochers, crucifix et privilèges ecclésiastiques balisent encore notre espace public, politique, hospitalier, médiatique et scolaire... patrimoine oblige!
    Mais j'imagine qu'il faut bien justifier toutes ces bombes fabriquées par nos usines, vendues par nos commerçants et déversées quotidiennement sur les populations musulmanes dont certains envient la position géostratégique, le pétrole et le pavot.
    Les guerres saintes ont toujours été plus faciles à légitimer.


    P.S.: Ne fallait-il pas lire "anti-islamiques" dans la phrase de Rioux "Elle a ainsi voulu protester contre les propos qu'elle juge «anti-laïques» prononcés par le député (UMP) et ancien ministre de la Justice, Pascal Clément."? Le mot n'a peut-être plus droit de cité?...

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 23 décembre 2009 12h23
    Les momies
    Nous sommes loin du Sahara et il n'y a pas de tempêtes de sable au Québec, alors pas besoin de se déguiser en momie.

    Mais, pour lutter contre la chaleur l'été, pourquoi ne pas porter la tunique blanche et les sandales. On pourrait tous se vêtir de la même façon et personne n'y trouverait à redire. L'uniformisation quoi......!

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 23 décembre 2009 12h31
    C'est reparti
    Le bal se poursuit.

    Logorrhée, verbalisme, activisme débridé, nous aurons droit à la continuité de ce déluge de mots inutiles déjà entrepris depuis plusieurs semaines sur l'Islam, le voile et autres obsession de religiosaures.

    Concision, réflexion et ouverture d'esprit, voilà ce que je souhaite à monsieur Cauchon pour ses bloggeurs, lui qui a dû intervenir une autre fois pour calmer les esprits.

    Je n'ai pas dit que le débat est inutile, mais le radotage oui et l'envahissement des chroniques par des gens qui ont un autre agenda comme l'observatoire musulman.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 12h52
    Un peu d'histoire... monsieur Gaudette
    Vous simplifiez beaucoup la réalité historique en comparant la société allemande de 1930 et la France d'aujourd'hui. Une telle comparaison ne tient pas. Après la guerre 14-18, l'Empire allemand a disparu et l'Allemagne a vu son territoire réduit. Ce n'est pas le cas de la France. Il y a peut-être des problèmes en France, d'ordre social et économique, mais rien de majeur. La France vit encore des relents de la crise économique, mais elle en sortira, comme nous en sortons nous-mêmes au Québec.

    Le problème que vit la France avec les musulmans en est un d'intégration... exactement comme nous le visons au Québec depuis quelques années. Une frange de musulmans intégristes, un très petit pourcentage, mais très actif, est à l'œuvre dans les pays occidentaux pour implanter dans leur société d'accueil des éléments d'ordre religieux qui modifient le caractère laïc de la société.

    Voilà l'aspect où le bât blesse et la France, comme la Suisse qui interdisait les minarets dans l'espace public, il y a quelques semaines, devant la multiplicité des femmes en burqas, a décidé d'intervenir pour rappeler à leurs citoyens d'origine musulmane que le port de la burqa «piétine littéralement les principes de liberté, d'égalité et de fraternité»

    Il est important que les citoyens d'origine musulmane comprenne cela, et ceux du Québec aussi, et chercher à s'intégrer dans une société qu'ils ont délibérément choisie.

  • Monia Ayachi
    Inscrite
    mercredi 23 décembre 2009 13h36
    Jeu de loi !
    Je ne crois jamais que les problèmes de la France seront résolus par l’instauration d’une loi qui concerne 0,0000001% de la société, ceci s’appelle détournement du peuple de ses réels problèmes et vous avez tout droit de vérifier cette hypothèse.
    A voir la réalité qui blesse!
    http://www.france24.com/fr/20091124-anyss-arbib-vi
    Les citoyens français sont capables de raisonner et d’analyser les vrais enjeux politiques. Ne vous inquiétez pas! Il faut surtout comprendre le phénomène d’une propagande !

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 13h38
    A M. Rehel
    Je crois que vous ne connaissez pas la France et ses problèmes actuels.

    La France vient de s'apercevoir qu'il faut maintenant s'adapter à la mondialisation. Elle vient aussi de s'apercevoir que pour faire de la "bizness", il faut apprendre l'anglais.

    Elle ne sera plus dans les 10 pays les plus influents d'ici une décennie parce qu'elle est incapable de concurrencer les pays émergeants.
    De plus, elle triche l'Union européenne avec ses tendances protectionnistes.
    Une mentalité de délinquant quoi ! Sans aucune pudeur...

  • France Marcotte
    Abonnée
    mercredi 23 décembre 2009 13h51
    Cette forme noire comme la peste
    Le moins qu'on puisse dire de cette forme noire dans une rue de Marseille est qu'elle est remarquable. Par sa forme, par sa non-couleur (couleur des ténèbres), elle ne passe pas inaperçue dans les allées de la consommation clinquante. C'est étrange pour quelqu'un qui ne veut pas qu'on la voit. Il y a une contradiction: plus elle se cache plus elle est remarquable. Et elle tient à être là, comme une hantise. Cette femme voilée devient un symbole, pas nécessairement religieux, celui de l'étranger envahissant. Il est insupportable peut-être aussi parce qu'il rappelle à l'envahisseur qui l'accueille ses fautes à l'étranger. Cette femme voilée est impudique, elle fait penser à des choses douloureuses qui n'ont rien à voir avec elle. De dos, on dirait une religieuse de la chrétienté, ces femmes emmurées dans leurs voeux prononcés plus ou moins librement. Sa silhouette évoque aussi la grande faucheuse, la mort...insupportable.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 15h01
    Les généralisations de monsieur Gaudette
    «Elle ne sera plus dans les 10 pays les plus influents d'ici une décennie...»

    Des généralités simplistes, monsieur, qui démontrent que vous ne connaissez rien de la France que vous associez à Sarkozy! Un peu comme si au Canada on s'attendait à ce que Harpeur redonne à votre pays (le mien est le Québec)... sa crédibilité perdue!

    Cessez vos généralisations qui ne tiennent pas la route.

    Au sortir de la guerre, bien des «gendirêtons» simplifiaient ainsi la «vie et la survie» de l'Allemagne et du Japon dans l'échelle des nations. Voyez o``u ils se situent aujourd'hui!

    Faut voir plus loin que le bout de son nez... parfois!

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 15h04
    @madame Chouinard
    «... pourquoi ne pas porter la tunique blanche et les sandales. On pourrait tous se vêtir de la même façon.»

    N'ayez crainte, madame chouinard, cela viendra en son temps... mais, à l.âge que j'ai, je n'y serai plus... mais vous le verrez peut-être si vous vivez encore 50 ans.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 16h55
    Des faits
    Monsieur Gaudette, vous n'êtes pas dans le sujet: on discute du projet de loi français d'interdire la burqa à compter de janvier, et vous vous vous expliquez cette politique par le fait que la France veut masquer la réalité économique... Pas fort comme parallèle!

    Tenez-vous en au sujet, je vous prie; et si vous voulez parler de l'économie de France, de son industrie qui prériclite, du chômage, ouvrez-vous un «blog» sur le sujet.

  • Guatou
    Inscrite
    mercredi 23 décembre 2009 20h41
    La burka
    Comment peut-on imaginer encore aujourd'hui, garder en prison la femme musulmane..... oui c'est une prison ambulante, elle ne voit que dans un petit grille...., personne ne sait qui elle est.....
    .Mais quelle aberration ! La femme est un être humain, pourquoi la cacher dans une poche avec une grille ... Excusez ma caricature , mais pour moi, ce sont les mots qui conviennent le plus à cette situation.

    Elle n'a aucune dignité,elle est ignorée, elle semble muselée, et certainement soumise à la sharia..

    PITIÉ ,PITIÉ.

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 21h23
    Une France déboussolée, signe de son déclin
    Je crois que la France est coincée entre ce qu'elle croit être et ce qu'elle est devenue.

    C'est un signe de son déclin. Après avoir colonisé de vastes contrées,elle est incapable d'intégrer ce retour d'ascenseur, c'est-à-dire tous les immigrants de ses ex-colonies qui tentent de refaire une vie meilleure en France.

    Mais son incapacité à assumer les conséquences de sa propre devise (Liberté, Égalité, Fraternité ) et même ses propres idéaux de république et de laïcité en disent long...

    Comment un pays qui a une si longue histoire ait pu tomber si bas. C'est une honte ce débat qui pue la xénophobie...

    Après plus d'un millénaire d'existence, la France ne sait plus ce qu'est un Français ?

    Désespérant !

  • Godefroy
    Abonné
    mercredi 23 décembre 2009 22h49
    Avenir des françaises musulmanes
    "Les femmes du monde arabe savent bien que leur combat pour l'émancipation implique à la fois la fin du pouvoir patriarcal, dont la plupart des hommes se font les complices, et l'éradication d'une religion qui en justifie la prépondérance."

    Raoul Vaneigem / né en 1934 / De l'inhumanité de la religion / 2000

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    jeudi 24 décembre 2009 07h51
    A monsieur Gaudette
    Cher monsieur, vous écrivez sur une France déboussolée, parce qu'elle est aux prises avec des problèmes de chômage et son économie piétine... Et vous écrivez les pires inepties.

    Je me demande qui est le plus déboussolé de vous ou de la France?

    Désespérant en effet!

  • Guatou
    Inscrite
    jeudi 24 décembre 2009 08h02
    La burqa
    Bravo Augustin Rehel, vous complétez bien ma pensée

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    jeudi 24 décembre 2009 11h10
    Créer de faux débats pour éviter les vrais problèmes ?
    Durant les années 1930, l'Allemagne nazie avait ciblé les Juifs comme la cause de tous les maux d'une Allemagne plutôt amochée par la guerre et la Crise...

    Les débats sur l'Islam et la burqua en France semblent indiquer un problème qui risque de se muter en boîte de Pandore pour la cohésion sociale de la France. Avec une économie en déroute, je crois que la France a vraiment d'autres chats à fouetter... ,

    À lire les forums du Figaro et du Parisien sur Internet concernant ce débat, on s'aperçoit vite de l'indignation des Français qui n'ont pas la peau blanche ou qui sont musulmans.

    Monsieur le donneur de leçons Sarkozy n'a vraiment aucune leçon à donner...

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    jeudi 24 décembre 2009 15h41
    À Michel Gaudette le « donneur de leçons»
    «À lire les forums du Figaro et du Parisien sur Internet concernant ce débat...»

    Vous me faites penser à un autre intervenant sur ce forun qui forge son opinion en lisant les journaux! L'opinion d'un journaliste du Figaro a la même importance que l'opinion d'un journaliste du Devoir. Ni plus ni moins.

    Quant à votre opinion sur l'Allemagne nazie, vous procédez par un raccourci intellectuel qui est loin de la réalité historique.

  • Charles F. Labrecque
    Abonné
    vendredi 25 décembre 2009 16h31
    hypocrésie
    Pourquoi s'attaquer qu'aux signes de la religion musulmane, toute en oubliant ceux de la religion juive tel le costume porté par les hassidiques à boudins ainsi que de la kippah juive. Pourquoi passer sous silence la religion catholique avec ses soutanes sorte de robes féminines portées par ses prêtes. Si nous étions sérieux nous devrions se comporter en gens sérieux et sans les bannir nous devrions refuser de tolérer toutes signes religieux hors des murs de leurs institutions religieuses.
    Aussi longtemps que l'état financera ou acceptera l'enseignement religieux séparé nous ne réussirons pas à régler se problème.

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    samedi 26 décembre 2009 09h50
    Un tel débat n'a pas sa place, considérant les conditions actuelles de la France
    Quand on voit les indicateurs économiques en France, il faut vraiment être timbré pour lancer un tel débat.

    Il m'apparaît évident que Sarkozy tente de créer des enjeux qui en fait ne masquent que son incapacité à s'attaquer aux problèmes actuels.

    Il y aurait peut-être implosion de la France si les syndicats ne s'étaient pas acoquinés au gouvernement.

    Sarkozy est-il en train de gérer le déclin de la France ?

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    samedi 26 décembre 2009 11h41
    MIchel Gaudette qui saute aux conclusions
    Avaant de traiter les autres de timbré, regardez-vous, je vous prie.

    Le monde sort de la pire récession économique depuis les années 30, et vous analysez la crise comme si rien ne s'était passé. Les indicateurs économiques ne sont que passagers... Vous sauriez cela si vous aviez une quelconque formation en économie. Je ne connais pas vos antécédents , mais dans ce débat sur la France, vous devriez vous abstenir.

    Ce n'est pas la France qui est sur son déclin!

  • Jean de Cuir
    Abonné
    samedi 26 décembre 2009 11h57
    Symbolique?
    Ce que Mme Badinter a fait ressortir c’ est que le visage voilé est une forme de voyeurisme, car celle qui se masque le visage se donne le droit ( le plaisir?) de voir les autres sans être vu. Elle n’existe pas dans la récicprocité de la reconnaisance inhérente à la cité, du moins en Occident. Elle se confine par choix ou par obligation dans l’invisibilité: si c’est un choix, il y a alors une action d’asocialité’ si c’ est à cause de la domination de l’homme, elle devient le symbole non seulement d’une négation de l’égalité entre les sexes, mais aussi de la possessivité du mâle. La femme ne peut être que la “chose” de l’homme : chose parmi les autres choses; chose du sexe du mâle.
    La femme n’existe que dans l’espace régi par le mâle. Elle est invisible dans la communauté; elle est sans genre parce qu’être femme c’est, selon la notion du possédant, être convoité comme objet et comme sexe; elle ne peut être qu’occasion du désir de l’autre mâle. Ce qui montre que toute la vie sociale se conçoit comme une dialectique du pouvoir là où la femme est objet à posséder. Cette dialectique suppose qu’elle est une valeur marchande, qu’elle est nécessairement provocatrice; donc à deux niveaux, la femme est définie par le mâle. D’ autre part, celui-ci peut être vu comme un faible impuissant à maîtriser ses pulsions, ce qui paradoxalement révèle une anthropologie sous-jacente à la dynamique sociale: la femme comme objet de convoitise a-t-elle une si grande valeur qu’une fois possédée elle doit être emmurée, donc invisible à la possible prise par l’autre? Cela montre aussi une facette de la psychologie mâle : sa relation à la femme renvoie au désir de possession; le mâle est si agité par ses pulsions que seule la possession le libère.
    Donc, l’examen de la question de la tolérance de la burqa dans l’ espace public n’est pas seulement une question de sécurité sociale, mais aussi d’un ensemble de valeurs anthropologiques : la nature des rapports entre homme et femme; une conception de la sexualité; une conception de la personne. Il y a certes d’ autres explorations possibles et souhaitables : comme quel éclairage une recherche sur l’étymologie de persona(latin) et de prosopon(grec), ou l’histoire du visage et du masque, ou la théatralité de la vie sociale ( The world is a stage!), et les réflexions de Hobbes dans le Leviathan sur la personne “naturelle” et celle “artificielle”; quelle place l’écoute et la parole quant au port de la burqa...? Note : le visage n’ est pas seulement le lieu de la visibilité, mais aussi de l’entendement, l’écoute, et de la parole; voiler toute la tête, est un emmurement, symbolique d’ un mutisme, d’un refus d’ entendre et de voir !
    Un dernier volet à explorer, c’ est la domination du mâle sur le procès de génération: l’ invisibilité de la femme est une manière d’assurer la continuité de la famille et du clan ainsi que sa non contamination : elle est invisible à l’ autre.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    dimanche 27 décembre 2009 15h39
    La France s`affranchie
    Contrairement à nos Taylor-Bouchard en Commission sur l`identité La France se lève et restore son droit. Égalité, fraternité et liberté exigent que les responsabilités de tous et chacun soient sans déviation à la laïcité. Que le Québec se lève en s`engageant dans la même direction requiert un courage qui a souvent manqué aux dirigeants politiques. Être pleutre ou ne pas être pleutre, that is the question!

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    dimanche 27 décembre 2009 16h10
    SVP prière d'enlever vos lunettes de colonisés face à la France, Québécois, Québécoises
    La France n'est pas un modèle de laïcité.

    Des fonds publics ont servi à la construction des mosquées en France.

    Autre signe de la fourberie du gouvernement français...

    Si la France avait mis de l'avant ses idéaux et les avaient défendus (républicanisme, laicité, liberté, égalité fraternité), elle n'en serait pas dans ce marasme après plus de 1500 ans d'existence...

    La France n'est aucunement un modèle pour le Québec.

    Il y a ici, je pense, un reflexe de colonisé...

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 5 janvier 2010 09h17
    Faudrait pas charier le réflex de colonisé
    Si les québécois transportent un réflex de colonisé ce n`est pas celui de la France. Le gouvernement canadien et les traditions britanniques sont trop bien encrés au Québec pour permettre une autre source de colonialisme. L`influence dans les arts nous vient de France, sans subir les effets que vous souhaitez renier. Dans les affaires l`influence américaine est essentielle. Le républicanisme à l`américaine domine la politique internationale du Québec, à travers le Canada. Dès lors choissez laquelle de ces influences est source de colonialisme dans votre club intellectuel monsieur Gaudette.

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    mardi 5 janvier 2010 18h08
    Mon choix...
    Surtout pas l'influence française...

    Ce pays est en déclin, avec une touche décadente...

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